Les voiliers rentraient au port laissant derrière eux un sillage d’écume blanche, trace fugace de leur passage, les voiles multicolores gonflées de vent semblaient raser les vagues, signe que les navires étaient à la peine pour rejoindre le bercail. Assis sur un banc de la   citadelle, à l’ombre d’un figuier de Barbarie, le vieux Paolini contemplait le spectacle avec intérêt et nostalgie. La baie de Calvi était toujours aussi belle à cette heure du jour finissant mais lui n’avait plus ses jambes d’autrefois et le souvenir de ses escapades de jeunesse lui revenant par éclairs successifs...

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