Il y a quelques jours à peine, dans le RER qui s’enfonce dans le cœur de Paris, un homme d’un certain âge à moins qu’il ne fût usé prématurément par la vie, sac au dos, se fraye avec difficultés un chemin vers l’unique place assise, non loin de moi de l’autre côté de l’allée entre les sièges. Je lis mon journal, mais sans même le regarder je sens sa fébrilité et sa nervosité. Je devine aisément qu’il s’agit d’un SDF, ils sont légions dans ces métros express. Soit vautrés et installés pour la vie sur un banc du quai, soit dans une rame, poussés par on ne sait quelle urgence qui les...

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