J'aime les bigorneaux, enfin j'aime beaucoup le mot « bigorneau ». Je l'aime plus pour ce qu'il évoque d'ailleurs, que pour son goût. Dans le même genre de gastéropodes marins garnissant le plateau de fruits de mer je préfère les bulots, l'effort est mieux récompensé. Pour l'un la fine aiguille ne ramènera du tréfonds de la coquille qu'un minuscule bout de viande tendre mais un peu trop poivré, pour l'autre caché derrière l'opercule un gros ver bien dodu mais un peu ferme qu'une mayonnaise onctueuse viendra attendrir. Le bigorneau, le petit bigorneau, mon petit bigorneau. Il y a de la...

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