15/01/2015
L’inaccessible Graal
Il fallait être particulièrement organisé, lève-tôt ou chanceux hier, pour obtenir son Charlie . Tout ce que je n’étais pas. Il était prévisible que la ruée sur l’emblématique journal ne laisserait que peu de chances aux amateurs dans mon genre. C’en était même gênant, au point qu’on pouvait se demander si ceux qui n’avaient pas mis toute leur volonté à se procurer un Charlie , étaient de bons Français. Ce qui m’a rappelé ces films d’histoire où sous l’Occupation, les Parisiens faisaient la queue devant les épiceries pour une paire d’œufs ou une tablette de beurre. Ici, sur les...