06/01/2016
Calinothérapie
Je reviens à l’instant de chez mon coiffeur et je me sens comme sur un petit nuage. Je prends toujours mon rendez-vous pour la première heure, dès l’ouverture, car premièrement je n’ai pas à attendre mon tour et deuxièmement, étant à peine réveillé encore, je profite de la séance à son maximum. A peine installé dans le fauteuil, dès que le coiffeur active ses ciseaux, je suis plongé dans une sorte de délicieux coma éveillé. Je ne peux plus parler, happé par le tchic-tchic des ciseaux autour de mes oreilles, la musique du salon en sourdine, les conversations lointaines des autres clients...