22/10/2011
La Grassouillette

La fête du printemps approchait, tout le village frétillait d’impatience. Ici les hivers sont rudes, imposant la claustration durant de longues semaines parfois, tant la neige est épaisse et rend les chemins impraticables. Bêtes et gens restent alors dans les habitations, se tenant chaud les uns aux autres. Chacun en prend son parti, habitué par l’usage à ce mode de vie. Cette année on avait particulièrement souffert, un froid de gueux avait gelé la rivière et la neige durcie par ces froidures extrêmes rendait toute sortie problématique. Le forgeron, cette grande gueule qui n’a peur de...