cartier-bresson, grand robert,

Dans cette rue du vieux Paris, tout le monde connaissait le petit Robert. Sa bouille rieuse et espiègle, ses culottes courtes et son pull en laine râpé aux coudes, usé au col, taché ici ou là du jus d’un fruit ou de cambouis, en faisaient une de ces silhouettes familières qu’on aime à croiser car elle confirme au passant qu’il est rentré dans son quartier, qu’il est chez lui. Si le fils s’attirait la sympathie de tous, nous n’en dirons pas autant du père, le grand Robert. Ouvrier au chômage, on ne lui connaissait que des histoires de bagarres et de mauvais voisinage, une forte tête et...

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