Ils sont à l’arrêt du bus, serrés l’un contre l’autre, plus très jeunes mais encore vaillants. Ils se tiennent par la main, non comme les écoliers qui gardent les bras tendus le long du corps, mais leurs deux mains en un nœud de doigts, enfouies dans la large poche du manteau de l’homme. On devine qu’ils ont l’habitude de se promener ainsi, leurs corps au plus près l’un de l’autre, elle, sa menotte bien au chaud dans sa poche à lui ; lui, heureux de la sentir si proche et de la protéger, comme on surprotège un enfant en bas âge qu’on emmène par les rues. Dans le bus ils se sont assis...

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