Le taxi roulait à vive allure sur la petite route départementale. Nous avions quitté la ville depuis un bon quart d’heure et déjà nous étions en pleine campagne, au milieu des champs gras et verts où les vaches noires et blanches broutaient consciencieusement, sans un regard vers la petite auto qui filait sur l’asphalte rendu humide par une ondée récente.             J’aurais voulu qu’on s’arrête, ne serait-ce qu’un instant, pour fouler cette terre riche, humer l’air vif de la campagne et toucher l’écorce de ces arbres âgés qui s’inclinaient respectueusement vers la...

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