Ca débute toujours par un bruit lointain de chasses d’eau, un frémissement palpable de retour à la vie. Isolé d’abord, à peine perceptible pour ceux qui dorment encore profondément puis successivement comme des obus tombant de plus en plus près de votre tranchée, signal certain que l’immeuble s’éveille. Viennent ensuite des portes qui se referment plus ou moins bruyamment, des pas qui résonnent dans l’escalier, les travailleurs matinaux partent au boulot, qui vers son bus, qui vers un train de banlieue, mais tous ou presque en direction de la capitale. Il n’est pas loin de sept heures,...

Lire la suite 0