30/07/2015
Je ne sais qu’en penser
Le mendiant à demi assommé par la boisson ou l’esprit embué par les années de galère, posté chaque jour devant la porte mon supermarché, me salue quand je passe. Il en fait tout autant avec les autres passants. Pourtant, parfois je le croise dans la ville, lorsqu’il se hâte vers son lieu de quête et là encore, il me salue par un bougonnement indistinct mais dont je devine la teneur, auquel je réponds par un bafouillis couplé avec une mimique signifiant dans notre langage réduit à peu, « Bonjour chez vous ! » Jusqu’à là, rien d’extraordinaire, une preuve de civilité partagée entre inconnus...