10/09/2013
Philosophie de comptoir
Pourquoi s’était-il attardé au café, tout seul devant son bock, fixant sans le regarder l’écran plat diffusant sans le son un match de football du championnat anglais. Pourquoi ce verre n’était-il pas le premier mais le, il ne savait plus trop en fait, mais ce qui était certain c’est qu’il était de trop. De trop pour qu’il puisse encore penser clairement, de trop pour que son cafard récurrent ne vienne le tourmenter une fois encore. Nombreux sont ceux qui pleurent sur leur solitude, noyant leur chagrin dans l’alcool. Combien sont-ils ceux qui vivent en couple et s’accoudent au comptoir...