Le 1er mai
01/05/2008
Ce qui est bien dans le travail c’est qu’on peut le fêter, c’est même obligatoire, or quand on fête le travail on ne travaille pas et comme je suis un sacré cossard tout cela me convient à merveille. C’était la pensée flemmarde du jour pour entamer d’un bon pied ce joli mois de mai qui voit fleurir un peu partout non seulement les brins de muguet mais aussi et surtout, hommages et rétrospectives pour commémorer le quarantième anniversaire de Mai 68. Tous les journaux, télévisions et radios consacrent dossiers et émissions spéciales à base d’archives exhumées des placards pour nous rappeler qu’il fût une époque où certains – beaucoup – ne se contentèrent pas de râler dans leur coin ou au bistrot, mais descendirent dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol général et faire savoir au « Grand » que cela suffisait. Cette commémoration tonitruante devrait avoir aussi comme effet secondaire de faire savoir au « Petit » que nous n’avons et ne voulons rien oublier.
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