03.07.2008

Coup dur

Coup dur pour Ingrid Betancourt, alors qu’elle avait toutes les raisons de se réjouir de sa libération et de son retour en France, elle va apprendre par les journaux que Raymond Domenech reste sélectionneur de l’équipe de France de football malgré l’échec à l’Euro 2008. La vie sait être cruelle.

 

La position

Chaque jour j’utilise le train, le RER, le métro et le bus pour aller ou revenir de mon travail. Chaque jour. Je me sens donc assez bien placé pour parler des transports en commun et pourquoi pas, me vanter d’en être un spécialiste. Mais peut-on se vanter de souffrir ? Ce ne sera pas ma réflexion du jour, ce qui m’interroge aujourd’hui (Comme ils disent dans les débats à la télévision) ce sont les comportements humains dans les transports et pour affiner mon propos, la manière dont les gens s’assoient. La position du voyageur assis mériterait une étude approfondie mais je me limiterai ici à indiquer des pistes pour les chercheurs ou un sujet de thèse pour les étudiants. Si dans le train, le métro et les bus, les passagers assis sont installés « normalement » dans leur siège, c'est-à-dire dans l’axe de l’assise il n’en est pas de même dans le RER. Souvent dans ce mode de transport loin d’être amoureux, on doit subir des voyageurs qui se complaisent à s’assoir en biais, c'est-à-dire soit carrément perpendiculaires à l’axe d’assise et donc tout le corps dans le couloir de circulation dans la position du Penseur de Rodin, soit en biais comme je le disais, c'est-à-dire les jambes tournées vers le couloir. Si cette position ne concernait que le confort de ces voyageurs je m’en moquerais éperdument, mais ce décalage dans l’espace confiné qui nous est attribué induit une réaction en chaine, où chacun doit à son tour se décaler pour n’être pas en confrontation physique avec les genoux de l’autre. Dans l’esprit des constructeurs des wagons de RER, les voyageurs sont sensés s’imbriquer les uns entre/dans les autres, sur le modèle de la sardine dans sa boite. Si cette règle n’est pas respectée on ne peut plus circuler aisément dans les couloirs ou bien on doit voyager en multipliant les contorsions au gré des montées et descentes des voyageurs, à la limite de l’épreuve de force perpétuelle. On ne peut pas exiger l’affichage de panneaux stipulant les règles d’assise, ce serait prendre les gens pour des cons. Non, non, on ne peut pas. Je ne constate ce fait que dans le RER – et d’ailleurs en règle général c’est surtout dans ce mode de transport qu’on constate le plus grand nombre d’incivilités ou que l’on croise le plus d’individus pas très nets. Quelles conclusions doit-on en tirer ? Je vous laisse méditer …  

 

29.06.2008

Le menu

Le dimanche c’est toujours moi qui prépare le dîner mais pour relativiser l’exploit je dois préciser que par tradition nous y mangeons très peu ayant souvent assez englouti durant tout le week-end. Aussi quand ma femme m’a demandé ce qu’il y avait au menu ce dimanche soir, je lui ai répondu paella et saucisses. Son haussement de sourcils m’a alerté avant qu’elle ne lâche sa question. « Ca ne va pas faire beaucoup ? ». Il fallait faire un choix évidemment et ce fût long, même si la paella semblait s’imposer naturellement. La soirée était bien entamée quand la spécialité espagnole l’emporta et nous nous mîmes enfin à table. Finalement notre choix était logique car de la saucisse nous en avions déjà mangée samedi soir, de la saucisse de Toulouse !  

 

26.06.2008

La déception

Encore raté, ce ne sera pas pour cette fois. Le samedi 3 mai vers 22 heures des témoins avaient aperçu des boules lumineuses dans le ciel de l’île d’Yeu. La tentation d’y voir des OVNI était grande et d’ailleurs la gendarmerie ouvrira une enquête, le directeur du Gepan (Groupe d’Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) fera même le déplacement pour cette occasion et la presse s’en fera l’écho. C’est ce début d’ « affaire » qui va décider les auteurs involontaires de cet émoi à tout révéler. Les boules lumineuses n’étaient que des lanternes thaïlandaises, lâchées par deux couples d’amis et leurs enfants, lors d’un pique-nique nocturne sur la plage alors qu’ils fêtaient un anniversaire. Les OVNI n’étaient donc que des lanternes en papier, comme de gros préservatifs en papier de 80cm, avec un brûleur à leur base, l’air chaud les propulsant dans l’espace et un destin dépassant les espérances. Déception donc, car s’il ‘y a pas d’OVNI, il n’y a pas de petits hommes verts. Dans un sens, ça redonne de l’espoir pour une prochaine fois, mais d’un autre côté soyons lucides, que viendraient foutre des extraterrestres sur notre Terre ? Tout est pollué, on se bat partout, famines, épidémies, tremblements de terre, ouragans, la plus cotée agence de tourisme intergalactique aurait bien du mal à caser la Terre dans ses catalogues de voyages. Eventuellement, il reste le cas du Bébert martien, en panne de soucoupe et qui se pose en catastrophe dans un champ de blé. Pourquoi pas ? Comme aurait dit le commandant Charcot.

23.06.2008

Quand c'est fini ça continue

Les lecteurs de Direct Matin ont été très étonnés ce matin en lisant en page 3 que sur la « Gare Saint-Lazare : le trafic Transilien reprend », alors que sur le quai ils attendaient justement leur train. En effet depuis près de trois semaines les syndicats étaient en conflit avec leur direction, protestant contre le déménagement de leur foyer d’accueil vers la gare du Nord. Finalement ils ont obtenu gain de cause du moins jusqu’à fin 2009. D’où le titre du journal gratuit, à moins que ce ne fût, d’où le titre gratuit du journal ? Car si les grévistes avaient bien repris le boulot, c’est le matériel qui cette fois s’est porté pâle, des problèmes techniques affectant la desserte des lignes vers Saint-Nom-La-Bretèche et Versailles. Un remarquable passage de témoin qui pourra servir d’exemple aux sprinteuses Françaises du relais 4x100 dames qui samedi à Annecy pour la Coupe du Monde ont tâtonné du bâton !   

 

18.06.2008

Alors, Euro ?

Euro qui comme Ulysse a fait un long voyage et puis est revenu au nid plus vite que prévu. Telle fut ma première pensée après le match des Bleus hier soir mais ma déception première s’est transformée en satisfaction à la réflexion. En effet, quelle équipe aura autant marqué cet Euro 2008 que celle de la France  ? La compétition ne fait que commencer mais je prends les paris, personne ne fera mieux que nos Bleus. Aucun match gagné, c’est pas mal mais pas suffisant pour se faire remarquer aussi nos pious-pious ont mis le paquet. Un match nul 0-0 – oui vraiment nul – contre la Roumanie histoire de se mettre en jambes, suivi d’une dérouillée assez mémorable 4-1 contre les Pays-Bas et enfin, last but not least, un 2-0 d’anthologie contre l’Italie avec notre meilleur joueur Ribéry sorti sur blessure après quelques minutes, un joueur expulsé et un pénalty, du très grand art qui en laissa sur le flanc Thierry Roland. Bilan 6 buts encaissés contre 1 de marqué en 3 matches, la musique des chiffres me brûle encore les oreilles. Le monde footballistique va pouvoir pérorer et scribouiller dans les journaux tout son saoul, la France a rempli son contrat, se faire remarquer. Il ne nous reste plus qu’à regarder les prochains matches qui seront quelconques, actions limpides, passes magnifiques, tirs cadrés, buts à gogo, bref du football sans intérêt !

 

    
                                                                               

16.06.2008

Les professionnels

Obnubilé par le drame qui se joue à l’Euro de football pour notre équipe nationale, j’ai ouvert de grands yeux étonnés quand en page 11 du Monde de ce soir, j’ai lu que « Nicolas Sarkozy redéfinit la politique de défense ». Sacrebleu ! Me suis-je dit in petto, il va mettre son grain de sel dans la composition de l’équipe qui va affronter l’Italie demain soir. J’imaginais déjà le bras de fer avec Raymond Domenech, peut-être même en seraient-ils venus aux mains sous les yeux effarés des joueurs ? Je me suis bien vite calmé en constatant que l’article était placé dans la rubrique France et non Sports, il ne s’agissait que de repenser les priorités de la défense nationale pour les quinze prochaines années, rien d’important en somme, comparé au drame évoqué plus haut. J’ai aussi retrouvé ma sérénité pour l’affaire qui nous intéresse en me disant que nous avions une équipe de gars triés sur le volet, une élite du football français, des professionnels. Le mot m’a paru magique. Un court instant seulement. Car tout en réfléchissant, je poursuivais ma lecture du quotidien du soir quand je suis tombé sur la page 8 (oui je sais, parfois je m’autorise des folies, comme lire le journal sans respecter l’ordre chronologique de la pagination) et un entrefilet qui relatait la perte dans le métro Londonien de documents top secrets par des espions de sa gracieuse (c’est une formule) Majesté et ce quelques jours après que des professionnels du même calibre aient égarés des dossiers confidentiels sur Al-Qaida mais cette fois dans un train de banlieue. Du coup, le professionnalisme ne m’a plus semblé une qualité sur laquelle on pouvait compter et un pan entier de mes valeurs s’est écroulé sans un bruit à mes côtés !         

 

14.06.2008

Le masque tombe

Ca nous pendait au nez depuis des années. Tous ces matches de football gagnés chichement, ces nuls étriqués, ce manque de réalisme flagrant devant le but adverse auraient dû nous le laisser deviner. Depuis une éternité – le sacre mondial de 1998 – on nous gave d’analyses optimistes pour expliquer que ça s’est joué à peu de choses et que si nous n’avons pas marqué de buts (ou si peu) on n’en a pris encore moins. La plus grosse escroquerie de la décennie ! Hier soir le masque est tombé, la réalité crue et nue est apparue au grand jour, les Bleus sont impuissants. Les occasions de buts n’ont pas été concrétisées et notre fameuse défense a été balayée, explosée sous les coups de butoirs bataves. Les Hollandais nous ont régalé avec ce jeu qui nous enchanta tant dans les années 70, simple et sans fioritures, tout en vitesse et mouvement d’ensemble. 4 à 1 ! Pas moins. Une branlée mémorable pour dessiller nos yeux de Chimène aveuglée par l’amour pour ses Bleus. L’impuissance se soigne, encore faut-il l’accepter, vouloir la soigner et consulter un bon docteur !

 

12.06.2008

Une belle prise

Avec la grève qui a empêché la parution de la presse ce jour, peut-être aurez-vous manqué cette information rassurante autant qu’essentielle, les gendarmes ont arrêté dans le Morbihan un voleur de nains de jardins. Agé de 53 ans l’homme entassait son butin dans son petit jardin de quelques mètres carrés. On imagine facilement la souffrance de ces pauvres nains confinés dans un espace réduit après avoir été enlevés à l’amour de leurs familles plongées depuis dans le désarroi le plus total. Le monstre avait même poussé l’audace jusqu’à repeindre ces petits barbus ce qui va rendre encore plus difficile la restitution des otages à leurs foyers car inutile de dire qu’après la révélation de l’arrestation, le standard téléphonique de la gendarmerie a failli explosé sous les appels pleins d’espoir des victimes de ces enlèvements sordides. Dieu merci la gendarmerie veille au grain et je pense que sous peu Prof, Simplet et Atchoum retrouveront la quiétude de leurs pelouses tondues au cordeau devant de petites bicoques sans prétentions. Il y a donc encore parfois de bonnes nouvelles !

09.06.2008

Le rouge et le bleu

Le rouge et le bleu sont les couleurs du jour. D’abord le rouge avec TF1 qui voit son audience s’effriter doucement sous les coups de butoirs des chaînes de la TNT , même la grande messe du 20 heures piétine. Bien entendu l’effritement est relatif, mais pour la chaîne il y a affront et la colère lui met le rouge au front, alors exit PPDA l’homme dont on ne cite même plus le nom. C’est Laurence Ferrari, clone rajeuni de Claire Chazal qui s’assoira dans le fauteuil tant convoité. Sur TF1 quand on change l’attelage on ne lésine pas, on passe directement à la Ferrari. Le rouge leur va si bien. Et puis le bleu c’est l’équipe de France de football qui vient de livrer un match soporifique sous la houlette de son chaman Raymond Domenech « Dormez je le veux ! ». En temps normal j’aurais éteins le poste de télévision après un quart d’heure de jeu mais pour l’équipe nationale et l’Euro 2008 je me devais d’aller jusqu’au bout, cramponné aux bras de mon fauteuil pour ne pas tomber dans ceux de Morphée. Ces Bleus m’ont fait monter le rouge de la honte aux joues. Ce n’est pas cette nuit que je vais faire des rêves bleus.  

 

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