01.08.2009
Là-haut : film d’animation des studios Pixar
Les studios Pixar nous donnent une nouvelle fois un très beau film d'animation Là-haut réalisé par Pete Docker et Bob Peterson. Magnifiquement dessiné et mis en scène, graphisme impeccable, une vraie réussite technique.
Carl un vieux bougon vit seul depuis le décès de sa femme (les dix premières minutes du film sont très émouvantes), dans son pavillon isolé au milieu d'un quartier en pleine reconstruction. Condamné à l'expulsion vers une maison de retraite, il se lance dans une aventure insensée, rallier un point perdu au fin fond de l'Amérique du Sud, pour échapper à ce monde et réaliser leur rêve commun à lui et son épouse. A l'aide de milliers de ballons gonflés à l'hélium il décolle mais s'aperçoit bien vite qu'il n'est pas seul, un gros gamin, scout, est sur le pas de sa porte.
Dès lors l'expédition prend tout son sens car ils vont croiser un oiseau géant, des chiens qui parlent, un explorateur maudit (une sorte de Némo à bord d'un zeppelin) etc. Poursuites, bagarres, acrobaties, le rythme s'affole. Bien entendu les rapports conflictuels entre le vieux bougon et le gamin bavard vont s'atténuer à mesure que le film se déroule et tout finira en happy end.
Un très bon film dont le doublage de Carl est assuré par Charles Aznavour. A noter, un dessin animé du même studio en première partie, tout aussi réussi.
Là-haut film d'animation des studios Pixar durée : 1h37
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15.07.2009
Whatever Works film de Woody Allen
Boris Yellnikoff est un physicien génial d'un certain âge (quand on ne veut pas dire vieux) qui a raté de peu le prix Nobel, notons au passage qu'il a aussi raté son mariage ainsi que son suicide ! Il vit seul à New York, donne des cours de jeu d'échecs à des gamins pour survivre, sans se gêner pour les engueuler copieusement tant il les trouve nuls et devise de l'état du monde avec ses potes dans des cafés du Village.
Nous sommes immédiatement sidérés par Larry David (Boris) tant il incarne le personnage de Woody Allen quand celui-ci fait l'acteur. D'ailleurs on se demande pourquoi il ne joue pas lui-même le rôle ? Le vieux Boris rouspète, râle, critique le monde, nous sommes habitués à ces sentences et références culturelles qui sont le propos de nombreux films de Woody Allen. Jusqu'au jour où Melody (Evan Rachel Wood) une jeune fugueuse va s'immiscer dans la vie de l'ermite. Le vieux cultivé misanthrope et la très jeune écervelée arrivée de son Sud natal commencent par former un tandem improbable mais en viennent à se marier ! Le vaudeville va alors s'accélérer, la mère de Melody séparée de son mari pour infidélité va débarquer à l'improviste, plus tard ce sera au tour du père. Les Sudistes contaminés par l'atmosphère de la Big Apple vont alors changer de vie, la mère abandonnant tout puritanisme deviendra photographe de nus et se mettra en ménage avec deux hommes, tandis que le père découvrira son homosexualité. Melody de son côté quittera Boris pour un acteur de son âge et Boris découvrira enfin ( ?) l'amour avec une femme plus mûre après avoir loupé son second suicide.
Finalement la pochade s'achève sur un happy end et Boris en déduit que « l'important c'est que ça marche ». Boris/Woody optimiste c'est nouveau. Le réalisateur a-t-il enfin découvert le secret du bonheur à 74 ans ? Un film mineur qui vaut surtout pour le personnage de Boris et qui comblera les fans de Woody Allen.
Whatever Works film de Woody Allen durée: 1h32 avec Evan Rachel Wood et Larry David
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12.06.2009
Looking for Eric film de Ken Loach
Eric postier à Manchester est dans un sale état depuis qu'il vit séparé de sa femme et ses copains malgré leurs efforts pour lui redonner goût à la vie ne peuvent le sortir de sa torpeur. Sa maison est devenue un foutoir où ses deux beaux-fils adolescents se livrent à de petits trafics qui passent inaperçus aux yeux d'Eric.
Eric et ses copains postiers sont des fans de football et de leur club de Manchester United où s'illustra en son temps le fameux Eric Cantona, idole absolue de notre Eric. Un soir de déprime, sous l'emprise d'un pétard fumé pour chasser son cafard, Eric Cantona « I'm not a man, I'm Cantona ! » entre dans la vie d'Eric et le prend en main. Sous la férule du coach français, Eric va retrouver l'estime de lui-même, chasser ses démons, mettre de l'ordre dans sa vie et lui redonner un sens.
Ken Loach nous plonge dans une Angleterre prolétaire pour le décor mais riche en humanité. Bien que ce soit un film mineur dans sa filmographie il s'agit néanmoins d'un excellent film car on sourit, on s'émeut, on s'énerve, il y a de l'action et des extraits de matches de football. L'amitié et l'amour triomphent de toutes les épreuves.
Cantona est égal à lui-même distillant ses aphorismes comme un Socrate de banlieue et Steve Evets l'autre Eric est parfait dans son rôle de looser tendant vers la rédemption. Un film qui mérite d'être vu. « Si les mouettes suivent le chalutier c'est qu'elles savent qu'elles y trouveront des sardines » conclurais-je sans qu'on y voit un rapport bien évident avec ce qui précède...
Looking for Eric film de Ken Loach Durée : 1h59 avec Steve Evets et Eric Cantona
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17.05.2009
Millénium film de Niels Arden Oplev
Après Millénium le livre voici le film. Le bouquin, que dis-je, les trois volumes de la trilogie de Stieg Larsson sont classés dans les 20 meilleures ventes de livres de fiction en France depuis 88 semaines, selon le classement publié par l'Express. Néanmoins allez savoir pourquoi, je ne les ai pas lus ! Peut-être que cet engouement collectif me semblait suspect, en tout cas les critiques du film elles aussi unanimes en louanges ne pouvaient me laisser indifférent.
Nous sommes en Suède, un journaliste est condamné pour avoir diffamé un grand patron de la finance, pour se faire oublier il accepte la mission que lui confie un industriel d'un grand groupe familial, retrouver sa nièce disparue depuis près de quarante ans. D'emblée le journaliste découvre que la famille de l'industriel cache de lourds secrets et autant de haines. Seul au départ, il est rejoint par une jeune femme en liberté conditionnelle, au look de punk et très douée dans le piratage informatique. Leur enquête va mettre au jour des turpitudes ignobles et des cadavres littéralement massacrés. Je n'entre pas dans les détails pour ceux qui n'auraient ni lu le livre, ni encore vu le film, peu de monde en fait, mais sachez que le sous titre du film est « Les hommes qui n'aimaient pas les femmes », je vous laisse imaginer les horreurs mais vous serez encore en dessous de la réalité.
J'ai trouvé le film absolument remarquable et le Mal y est montré comme rarement je l'avais vu au cinéma, puissamment et dans toute son abjection, un peu dans les images c'est certain mais aussi dans les perversions que l'esprit humain peut engendrer et les souffrances que l'âme doit endurer. Le film aurait pu se terminer sur la réplique finale d'Apocalypse Now quand Marlon Brando mourant s'écrie « L'horreur, l'horreur ! », film lui-même adapté d'une nouvelle de Conrad. On ne dira jamais assez combien le cinéma doit à la littérature.
Les acteurs complètement inconnus sont remarquables, autant le journaliste que la jeune punk absolument parfaite dans son rôle. En VO la langue suédoise apporte un petit plus exotique. Un polar noir de chez noir, à voir toute affaire cessante. Un très bon film.
Millénium réalisé par Niels Arden Oplev durée : 2h35 avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace
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18.04.2009
Dans la brume électrique film de Bertrand Tavernier
Les critiques étaient toutes élogieuses, ce qui m'inquiétait car comment peut-on plaire à tout le monde ? Pourtant force est de convenir que le nouveau film de Tavernier est une réussite. Un polar bien noir et visqueux comme le bayou de La Louisianne où se déroule l'action.
Un tueur en série vient de massacrer une jeune fille, l'inspecteur Robicheaux, le toujours impeccable Tommy Lee Jones, enquête. Un film est en tournage dans la région, la vedette masculine prévient l'inspecteur qu'un cadavre ancien d'un homme noir enchaîné gît dans le marais. De vieux souvenirs remontent à la mémoire du policier. Le passé et le présent vont bientôt se mêler, le cadavre décomposé et les cadavres récents vont se trouver liés, la pègre qui finance le film et un ex-flic seront quelques uns des ingrédients de ce gumbo épicé à souhait. Ajoutez à cela un vieux général de l'armée Sudiste avec une jambe de bois qui vient conseiller l'inspecteur, rêve ou réalité, représentation de sa conscience...
Le décor est superbe mais nous ne sommes pas dans une carte postale, si le bayou reste éternel, l'ouragan Katrina a laissé des traces et les maisons écroulées plombent un peu le rêve d'exotisme. La musique cajun avec son accordéon ou blues avec Buddy Guy qui joue dans le film, enrichit le propos. Les acteurs sont parfaits et Tommy Lee Jones porte toute la misère du monde sur ses épaules car ce monde est bien noir et misérable effectivement.
Dans la brume électrique film de Bertrand Tavernier Durée : 1h57 avec Tommy Lee Jones - John Goodman - Peter Sarsgaard
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14.03.2009
The Wrestler film de Darren Aronofsky
Je m'étais promis de ne pas rater le retour de Mickey Rourke aussi, mon cinéma de quartier l'ayant mis à l'affiche cette semaine, j'ai foncé voir The Wrestler. Le titre qui en français se traduit par « lutteur » raconte l'histoire d'un catcheur professionnel célèbre durant les années 80 tombé depuis dans la déchéance et vivotant de petits matchs devant quelques spectateurs dans de toutes petites salles. La première partie du film est l'occasion de nous montrer les coulisses de ce spectacle sportif, dopage, trucages et mise en scène des combats par les antagonistes. Un jour Le Bélier - surnom de Mickey Rourke - est atteint d'une crise cardiaque et il doit abandonner le catch. Il décide alors de renouer avec sa fille perdue de vue et de s'engager avec une stripteaseuse qu'il fréquente plus ou moins. Sa fille commence par le repousser puis, alors qu'il allait peut-être réussir à la convaincre il gâche sa dernière chance. De même avec la danseuse nue, alors qu'elle s'était décidée à le suivre, il s'engage dans un dernier combat de catch dont l'issue paroxystique clôt le film. La belle et la brute n'avaient pas d'avenir ensemble, elle dansait nue mais avait une vie hors des projecteurs en élevant seule son gamin, lui hors du ring n'avait aucune vie.
Le film n'est pas mal mais en même temps il dégage un léger parfum de voyeurisme, car pourquoi le nier, nous sommes venus voir Mickey Rourke dont le film est une métaphore de sa vie personnelle. Grande vedette du cinéma au physique avantageux et à la gueule d'ange, il avait disparu des affiches depuis plus de dix ans et il revient aujourd'hui complètement méconnaissable, baraqué comme un hercule, vieilli et bouffi en même temps. Il est pathétique et son rôle dans le film le rend fabuleux c'est vrai. Mais quel est son avenir de comédien ? Son prochain film nous ne dira.
The Wrestler film de Darren Aronofsky avec Mickey Rourke - Marisa Tomei - Evan Rachel Wood
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14.02.2009
Doute film de J.P. Shanley
Dans une école catholique de New York en 1964 un prêtre est soupçonné par la directrice de rapports équivoques avec l’un des élèves. La directrice de l’école c’est Meryl Streep et le prêtre Philip Seymour Hoffman, dire qu’ils incarnent les deux personnages à la perfection c’est peu dire ; elle, sèche et maigre au teint blême, représente l’austérité et la rigueur poussées dans leurs limites, lui, rond et le regard rieur, est tout son contraire. Sœur Aloysius veut maintenir l’Eglise dans sa tradition stricte, le père Flynn la voudrait plus moderne et adaptée à son temps. Cet antagonisme va pousser la sœur à voir le père avec les lunettes d’une sorte d’intégrisme qui l’aveuglera peut-être. Le père Flynn finira renvoyé mais sœur Aloysius a-t-elle réellement gagné, car maintenant elle va vivre avec un doute énorme, le père état-il vraiment coupable sachant qu'aucune preuve n’a jamais étayé ses soupçons ?
Je crois que le film est adapté d’une pièce de théâtre, en tout cas il pourrait l’être, car il se résume à la confrontation des deux grands acteurs et ne vaut que par leur performance. Agréable et intéressant si vous appréciez les duels intellectuels.
Doute film de John Patrick Shanley durée: 1h45 avec Meryl Streep – Philip Seymour Hoffman – Amy Adams
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29.12.2008
Secret défense : film de Philippe Haïm
Services secrets et terroristes utilisent les mêmes procédés pour se combattre telle est l’idée centrale de ce film. Nous sommes en France, un responsable de la DGSE service du contre-terrorisme affronte le chef d’une cellule terroriste islamique. Le premier va recruter un agent en envoyant ses subordonnés s’immiscer dans la vie privée d’une jeune femme étudiante en langues orientales. Le réseau islamique, de même, va recruter un djihadiste au sein du milieu carcéral en tissant autour de lui un environnement propice qui l’obligera à tomber dans leurs filets. De chaque côté on voit les toiles se tisser lentement amenant les proies à tomber inexorablement dans le piège et à faire ce qu’on veut d’eux. Manipulations démoniaques où Diane l’étudiante et Pierre le paumé deviendront les pantins de la DGSE et du commando islamique. Un film dur, filmé « salement » pour narrer une réalité dégueulasse qui de Paris à Beyrouth en passant par les camps d’entraînement en Afghanistan nous rappelle que chaque jour des hommes et des femmes se combattent dans l’ombre pour nos libertés au prix de moyens non avouables. Un bon film.
Secret Défense film de Philippe Haïm durée : 1h40 avec Gérard Lanvin, Vahina Giocante et Nicolas Duvauchelle.
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14.12.2008
Madagascar 2
Je n’avais pas vu le premier volet de ce dessin animé sorti en 2005 donc je ne peux comparer mais d’après ce que j’en ai compris, on retrouve les mêmes personnages. Le lion Alex, le zèbre Marty, la girafe Melman, Gloria l’hippopotame, le roi Julien et Maurice et les pingouins. Je résume le pitch, notre joyeuse bande d’allumés tente de rejoindre le zoo de New York à bord d’une épave d’avion rafistolée et pilotée par des pingouins déments ; bien entendu ils échouent et se retrouvent au milieu de la savane en Afrique. Cet incident sera néanmoins salutaire car prétexte à des retrouvailles familiales et permettra aussi de consolider les liens affectifs – voire amoureux – qui lient nos héros. Un dessin animé qui va à cent à l’heure, nombreux clins d’yeux à des films connus, musique moderne (rap). Marty le zèbre fait immanquablement penser à l’âne de Schrek, l’excitée touriste âgée à lunettes ressemble comme deux gouttes d’eau à Mme Doubtfire etc. Quelques scènes très réussies mais l’ensemble m’a laissé plutôt indifférent sans que je puisse expliquer pourquoi. Dans la version française, les voix sont de José Garcia, Anthony Cavanagh et Jean-Paul Rouve. Les pingouins sont extraordinaires et si j’étais leur agent je leur conseillerais de se lancer dans une carrière solitaire, ils ont les épaules assez larges pour être les vedettes de leur propre film.
Madagascar 2 film de Eric Darnell et Tom Mc Grath durée : 1h30
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24.11.2008
The Who at Kilburn 1977
Un double DVD des Who l’un consacré au concert de Kilburn en 1977 et le second enregistré au Coliseum de Londres en 1969, ce qui grosso modo constitue les bornes de l’apogée de leur carrière. Commençons par le second mais historiquement le premier, la source d’enregistrement est techniquement moins bonne que celle de Kilburn mais on y voit un groupe très jeune et paradoxalement moins délirant dans le jeu de scène que sur le second concert. Le chanteur Roger Daltrey a sa veste à franges, le torse nu et sa croix en pendentif tandis que le guitariste Pete Townshend se pavane dans sa combinaison de travail blanche. L’intérêt de ce concert c’est que le groupe y interprète l’intégralité de son fameux opéra rock Tommy.
L’autre DVD enregistré à Kilburn dans la banlieue de Londres, nous proposent les Who au meilleur de leur forme et comme ils resteront pour toujours gravés dans nos mémoires de fans. Daltrey en jean moule-burnes et tshirt cintré nous fait le grand numéro du jet de micro récupéré in extremis par le fil (à cette époque, micros et guitares étaient reliés par câble à la sono),Townshend mouline du bras droit comme une éolienne emballée dans l’ouragan tout en réussissant des sauts et grands écarts qui feraient dresser les sourcils d’ahurissement à n’importe quel Nijinski, Keith Moon derrière un nombre insensé de fûts martèle comme un furieux son matériel au bord de l’agonie en roulant des yeux de possédé alors qu’imperturbable John Entwistle de ses doigts agiles balance des lignes de basses assourdissantes. Quand la machine s’emballe, l’Enfer est sur Terre dans un déluge de décibels et c’est bon. Argh ! Tous leurs classiques vont y passer, I Can’t Explain, Won’t Get Fooled Again, My Generation et tout le reste. Un grand moment de rock’n roll, une page d’histoire incontestablement.
18:52 Publié dans Films, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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