23.11.2009
Ma semaine télé du 16 au 22 novembre
Lundi, premier jour de la semaine, donc reposé, je peux me risquer à revoir sur ARTE L'armée des douze singes qui se termine à presque 23h. J'entame sérieusement ma réserve de sommeil ce qui va accroître mon déficit en fin de semaine, mais tant pis. Le film de Terry Gilliam est toujours aussi déjanté et le tandem Bruce Willis / Brad Pitt vaut le détour.
Mercredi, je me branche sur France4 à 20h30 pour suivre Taratata pendant un quart d'heure, le temps de voir et écouter Beth Ditto de Gossip (dont je vous avais parlé dans le milieu de la semaine) interpréter deux titres. J'avoue que mon « intérêt » était plutôt voyeur que musical. Je suis venu, j'ai vu, je suis reparti. Ce quart d'heure écoulé, j'ai zappé sur TF1 pour France/Irlande de football. La semaine dernière j'avais écrit ici même que j'étais confiant pour la qualification au Mondial mais je n'imaginais pas passer une soirée aussi détestable ! Je ne reviens pas sur le match longuement évoqué depuis plusieurs jours dans tous les médias, des Bleus inexistants jouant comme des pieds et ne devant leur salut qu'à une main, Thierry Henry a montré qu'il avait le niveau de Maradona. Abruti par le spectacle et l'heure plus que tardive de fin de cette pantalonnade je me suis effondré - soulagé - dans mon lit. Dans les jours qui ont suivi, que n'a-t-on entendu comme conneries « Domenech doit s'excuser », « il faut rejouer le match », etc. mais nulle part je n'ai eu d'échos de déclarations de l'arbitre ! Car enfin, si quelqu'un est à blâmer c'est l'arbitre qui n'a rien vu et rien siffler.
Jeudi sur ARTE un film de Richard Kelly Donnie Darko (2001) avec Jake Gyllenhaal. Un adolescent schizophrène et solitaire, entend et voit un lapin géant lui prédire la fin du monde proche. Etrange, mystérieux mais non dépourvu d'intérêt, un film qui méritait d'être vu.
Vendredi, une fois n'est pas coutume, je me suis ennuyé ferme devant NCIS : enquêtes spéciales sur M6. D'habitude je trouve la série réjouissante, pleine d'humour, bien servie par une distribution parfaite mais ce soir je n'ai pas accroché.
En fin d'après-midi samedi, le match de rugby France/Samoa. J'attendais des adversaires un peu tout fou, au jeu virevoltant, en fait ils furent foutus dès le début, ratatinés par des Français très en forme. Vivement samedi prochain, le match contre les All Blacks devraient être passionnant.
Dimanche, sur France2 le film de Besson Le cinquième élément avec Bruce Willis et Milla Javovich est tentant mais je l'ai vu plusieurs fois, alors une fois encore c'est Barnaby qui me tient la main jusqu'au coucher.
Une semaine de télévision assez étrange, avec des films légèrement hors des standards, une artiste de rock hors dimensionnée et un match de football hors norme !
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16.11.2009
Ma semaine télé du 9 au 15 novembre
Le lundi 9 novembre toutes les chaînes de télé s'étaient déplacées en grandes pompes jusqu'à Berlin pour la cérémonie de commémoration de la chute du Mur. Toutes sauf France3 mais ce qui est très drôle, c'est que cette chaîne a fait le plein et son Journal le 19/20 a été leader de sa tranche horaire avec 5 millions de téléspectateurs, soit 23,3% de part d'audience. L'Audimat est impitoyable.
Lundi mon programme télé donnant son avis sur la série Cold Case programmée sur France2 déclarait « Le premier épisode au dénouement stupéfiant est l'un des meilleurs de la série ». N'ayant jamais visionné ce programme, je me suis laissé tenté. Bigre ! Si c'était là l'un des meilleurs épisodes, j'en conclus que je n'avais rien loupé.
Jeudi sur ARTE un classique d'Alfred Hitchcock Les 39 marches. Le film date de 1935 et la bande son mériterait un lifting car c'était limite pour suivre les dialogues. Je pensais aux jeunes générations qui se seraient risquées à regarder le film ce soir, en noir et blanc, des dialogues parfois presque inaudibles, des situations qui aujourd'hui peuvent prêter à sourire ; bref les gamins devaient se demander ce qui pouvait pousser leurs aînés à adorer ce cinéma. Le talent, tout simplement.
L'amorce du week-end s'annonçait délicate, vendredi du rugby et samedi du football, ma femme allait me faire la gueule si je ne la jouais pas fine. Dans l'absolu un beau match de rugby me réjouit plus qu'un match de foot, mais là, ce match de foot était porteur d'un enjeu majeur, il en allait de la qualification de la France pour le Mondial, pas moins ! L'honneur national était en jeu et même ma femme le comprenait. Alors j'ai négocié, vendredi soir nous regarderions sur M6 NCI : enquêtes spéciale jusqu'à 22h et j'enchaînerai ensuite avec la fin du match de rugby France/Afrique du Sud, non sans avoir profité des pauses de pub pour zapper sur le match et suivre l'évolution du score. Sachant que je pourrai revoir de larges extraits du match dans les émissions sportives du week-end, le compromis m'a semblé équitable.
Quant à samedi soir, la rencontre Irlande/France était impossible à rater. Le match fût ce qu'il fût qu'il soit, pas terrible, avec très peu de buts comme prévu, mais le 1-0 à l'avantage des Français était tout ce qui comptait. L'avance est courte mais il est raisonnable de penser que le onze tricolore réussira lors du match retour mercredi prochain à se qualifier pour le Mondial. Pour y faire quoi, au vu des prestations fournies durant tous ces matches de qualifications ? C'est une très bonne question mais nous aurons l'occasion d'en reparler en 2010. Dans l'immédiat je ne boude pas mon plaisir, vendredi soir les Bleus tapent les verts SudAf' et samedi les autres Bleus tapent les verts Irlandais. Tous les verres ayant été vidés, il ne me restait plus qu'à aller me coucher.
Enfin dimanche soir la soirée s'annonçait fleurie, sur France2 Le Dahlia Noir film adapté du roman très noir de James Ellroy et sur France3 l'Inspecteur Barnaby qui enquêtait dans le monde des collectionneurs d'orchidées. Comme toujours j'ai opté pour France3 car je ne sentais pas ce dahlia. Les orchidées par contre dégageaient de fortes odeurs de sexe, une scientifique en manque, une collectionneuse âgée avec un gigolo, un moine qui se voit contraint pour les besoins de l'enquête de traduire le journal intime d'une victime écrit en latin où elle détaille ses pratiques sexuelles, bref Barnaby avait du mal à garder son flegme. Au fait, savez-vous qu'orchidée en grec veut dire « petits testicules », en référence à la forme du bulbe de la plante !
Nous n'allons pas nous quitter sans que je ne vous livre un court extrait du Dictionnaire injuste et borné de la télévision. A la lettre M pour
Nelson Montfort : « Journaliste sportif fruit des amours contrariées entre une salade frisée et un dictionnaire bilingue ».
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09.11.2009
Ma semaine télé du 2 novembre au 8 novembre
Sur France3 lundi soir La folie des années 60. Soirée nostalgie où j'ai revu les images de ma jeunesse et écouté à nouveau la bande son de mon adolescence. En noir et blanc ou en couleurs, les yéyés, musique et cinéma, toute ma vie de l'époque a défilé. Emotion quand Petula Clark retient difficilement une larme à l'évocation de Jacques Brel.
Mardi sur France2 Un mur à Berlin. Toutes les chaînes font le mur cette semaine avec une apothéose aujourd'hui 9 novembre. Afin d'apporter ma pierre, heu ! la formule est mal venue, disons que je paye mon écot en regardant ce documentaire. Il fut un temps pas si lointain finalement où l'Europe était coupée en deux et Berlin scindée par un mur, « le » mur ! Une image à retenir, quand les barrières s'ouvrent laissant passer les Berlinois de l'est vers l'ouest, le désarroi dans le regard du vopo qui voit cette nuée humaine anéantir tout ce à quoi il croyait jusqu'à ce jour.
Mercredi football sur TF1 avec Lyon/Liverpool. Un beau match où malgré leur domination les lyonnais doivent une fière chandelle à leur gardien de but auteur de quelques arrêts cruciaux. Une bonne semaine pour le football français.
Le vendredi je passe sur France2 pour Les petits meurtres d'Agatha Christie. Une amusante adaptation des romans policiers de la célèbre britannique avec Antoine Duléry et Marius Colucci. Si on ne tremble pas pour le sort des victimes potentielles, ni même quand un cadavre jonche le sol, le téléfilm se regarde avec beaucoup de plaisir.
Samedi, sur France3 une comédie dramatique La maîtresse du président. Reconstitution du destin de Marguerite Steinheil qui voit son amant - Félix Faure - président de la république, décéder dans ses bras à l'Elysée le 16 février 1899. Didier Bezace en Félix et la très belle Cristiana Reali en Marguerite, la distribution était parfaite.
Dimanche midi avec Les escapades de Petitrenaud sur France5, l'émission qui donnerait de l'appétit à un anorexique, nous nous sommes régalés de cuisine italienne. Pâtes, vins, charcuteries, et à ce propos j'ai appris que les cochons dormaient toujours sur le même côté, ce qui avait pour conséquence de donner un meilleur jambon quand il était fait dans la cuisse du côté opposé ! Voilà le genre de petit détail qui glissé dans la conversation, ne peut que me rehausser dans l'estime de mon charcutier. Le soir c'était plutôt bacon avec l'Inspecteur Barnaby sur France3. Dans cet épisode très réussi, nous barbotions dans le spiritisme. J'aurais préféré revoir Heat sur France2 avec De Niro et Al Pacino mais le film se terminait à 23h30 bien au-delà de mes possibilités physiologiques...
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02.11.2009
Ma semaine télé du 26 octobre au 1er novembre
Cette semaine je suis tombé plusieurs fois sur le spot publicitaire « mon pharmacien est formidable ». Je me contrefiche du Biogaran, mais le spot décalé avec Christophe Malavoy qui raconte joliment une histoire m'a rappelé l'époque où le soir sur France Inter j'écoutais Claude Villers et Henri Gougaud narrer de merveilleuses histoires, comme les conteurs lors des veillées d'antan.
Lundi sur France3 un excellent documentaire en deux parties sur le monde du travail La mise à mort du travail. Je l'avais coché sur mon programme et puis le soir quand j'ai branché la télé, à l'idée de voir exposé cette facette de la misère du monde qui me pourrit la vie chaque jour un peu plus, j'ai lâchement abandonné la partie. Pourquoi m'avaler deux heures de déprime en supplément de mon quotidien ? Mon doigt
a rippé sur la zapette et j'ai bifurqué vers ARTE pour un film d'Hitchcock peu connu Mr & Mrs Smith. Pas de meurtre, pas de suspense mais une comédie sur le mariage avec Carole Lombard et Rober Montgomery ; le réalisateur sort de son registre habituel mais avec tout autant de talent.
Mercredi j'allume France2 juste à temps pour ne pas rater le début de L'homme aux cercles bleus, adaptation d'un polar de Fred Vargas. Je ne goûte pas trop les romans policiers de cette écrivaine mais la distribution m'a attiré, Jean-Hugues Anglade dans le rôle du commissaire Adamsberg, héros récurrent de Vargas, Charlotte Rampling toujours très classe à la
voix rauque très sensuelle que je suis toujours avec attention depuis l'époque de Portier de nuit (1972), et Jean-Pierre Léaud qui avec l'âge me fait toujours penser à Céline. Les éclairages très chiadés créaient une ambiance glauque en parfait décalage avec les dialogues ou situations incongrues pour cette fiction plutôt réussie mais assez atypique dans le genre policier.
Le jeudi j'aime suivre La grande librairie sur France5 mais ce soir je tiens à voir sur ARTE le film Virgin suicides que je n'ai jamais eu l'occasion de visionner. Réalisé en 1999 par Sofia Coppola - la fille de son père - un
excellent film sur la difficulté de vivre des adolescents. Ici, cinq sœurs étouffées par leurs parents trop portés sur les principes stricts de la religion. Comme son titre l'indique, le film se termine mal avec cinq suicides. De très bons acteurs, James Wood et Kathleen Turner pour les parents et la très mignonne Kirsten Dunst dans le rôle de l'aînée.
Vendredi Nicolas Le Floch est encore à l'affiche sur France2 pour une enquête qui le mènera jusqu'à Londres où il fait la connaissance - en tout bien tout honneur - du chevalier (chevalière ?) d'Eon. Ces enquêtes sous Louis XV sont sympathiques et agréables à suivre, sans néanmoins casser la baraque.
Samedi c'est un peu au théâtre ce soir que je me joue, France2 diffusant en direct de Nice, une pièce ADA : l'argent des autres. Un thème très actuel pour cette pièce écrite en 1989, le monde de la finance où un prédateur financier tente de se faire de l'argent sur le dos d'une entreprise familiale. Michel Boujenah, Alexandra Lamy, Marie-France Pisier, Pierre Vaneck, Daniel Benoin, affiche exhaustive d'un spectacle agréable à regarder mais qui à mon sens manquait de mordant tout en nous changeant des éternels thèmes éculés des maris/amants/maîtresses.
Et je termine ma semaine télé sur France3 avec l'Inspecteur Barnaby dont je ne me lasse toujours pas, mon vice du dimanche soir.
Bien entendu les hasards du zapping m'ont aussi donné l'occasion de suivre quelques épisodes des Simpson sur W9, l'excellent dessin animé
me fait toujours autant rire et j'adore les invités surprises, artistes de rock comme les Who par exemple, qui étaient au centre d'un épisode vu ce samedi. Sur Direct8 Les déménageurs de l'extrême valent le coup de s'y attarder. Ou comment déplacer une maison, une église ou un bâtiment entier en le transportant sur un camion géant ! Etats-Unis et Canada sont les spécialistes de ces déménagements incroyables mais vrais qui sont réglés au centimètre près. Très fort.
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26.10.2009
Ma semaine télé du 19 au 25 octobre
Lundi ARTE rediffusait un Hitchcock et il est très difficile d'y résister, alors je n'ai même pas tenté d'échapper à Soupçons. La pauvre mais fortunée Joan Fontaine épouse un drôle de coco, Cary Grant, impeccable dans un rôle particulièrement agaçant de gigolo gaspillant l'argent de sa femme, la logique voudrait qu'il se débarrasse de l'épouse pour en hériter et le scénario nous entraîne dans cette voie mais Cary Grant - allons, allons ! - n'est pas si mauvais.
Mercredi, un peu de sport pour ne pas rouiller, j'enfile mon short, un tee-shirt et je m'assois sur le banc des remplaçants pour suivre le match de football Bordeaux/Bayern Munich. Un match haletant où l'ascendant passait d'une équipe à l'autre sans que les Français fassent le break, poussant le vice jusqu'à rater deux penalty ! Le pinard l'emporte sur la bière mais j'avais la gorge sèche quand l'arbitre a sifflé la fin du match.
Jeudi sur France5 l'émission littéraire de François Busnel La Grande Librairie. Invité, Michel Déon l'académicien arrivé à un âge respectable comme on dit, dont on édite un extrait de son Journal. J'ai surtout noté qu'il faudra que je lise le
Journal de Paul Morand évoqué au cours de cet entretien ! L'émission à peine terminée je zappe sur France3 pour revoir la fin de Créance de sang le film de et avec Clint Eastwood. Un polar adapté du bouquin de Michael Connelly. Le casting n'est pas terrible ce qui donne comme l'écrit mon magazine de télé « un film mineur mais empreint de mélancolie et d'une élégante sobriété ».
Le lendemain sur France2 Nicolas Le Floch est de retour pour un nouvel épisode. Adaptation des polars de Jean-François Parot, Nicolas Le Floch est commissaire au Châtelet sous le règne de Louis XV et ses enquêtes le mènent
des salons huppés de la bourgeoisie à la cour du Roi en passant par les bas-fonds de la capitale. Décors et costumes chiadés, dialogues ampoulés, sympathique sans être inoubliable. Néanmoins un bel effort du service public pour nous donner un programme de qualité.
Dimanche soir, j'ignore superbement Johnny Depp et les Pirates des Caraïbes - contrairement à vous si j'en juge aux chiffres de l'Audimat - car l'Inspecteur Barnaby m'attend sur France3 pour une enquête plutôt réussie.
Une semaine de télé comme je les aime, avec du foot, de la littérature et un Hitchcock, personnellement je n'en demande pas plus.
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19.10.2009
Ma semaine télé du 12 au 18 octobre
Je laisse la zapette refroidir pendant deux jours et ce n'est que mercredi que je branche la télévision sur TF1 pour suivre le match de football France/Autriche. Une rencontre qui compte pour du beurre comme on disait quand nous étions gamins ; le résultat n'a aucune incidence sur la suite des qualifications pour le Mondial, la France devra passer par l'épreuve humiliante des barrages. Tout comme lors du match précédent nous avons enfin vu des buts. Les Bleus sont-ils définitivement en orbite ? Les maîtres du suspense nous annoncent une semaine de folie pour le mois prochain.
Jeudi j'étais bien avant l'heure devant France5 pour La Grande Librairie. Entre autres invités, Umberto Eco et Jean-Claude Carrière. Le second a conservé sa barbe, alors que l'Italien (auteur érudit du Nom de la Rose) l'a rasée et tous deux ont écrit un ouvrage en commun
N'espérez pas vous débarrasser des livres, un recueil d'entretiens dans lequel il développe l'idée selon laquelle le livre n'est pas prêt de disparaître. Le livre électronique est certainement une très belle invention (les gamins qui vont à l'école pourraient avoir tous leurs livres dans cette version électronique ce qui leur éviterait de trimballer un sac de quinze kilos) mais comme le rappelait Umberto Eco, un livre qui tombe du dizième étage reste lisible pas un livre électronique ou encore, Robinson Crusöe sur son île aurait pu consulter un livre électronique pendant quelques heures le temps que sa batterie se vide mais pas plus. Umberto Eco nous rappela avec à-propos qu'il n'y avait rien de plus éphémère que les supports dits durables, disquettes, CD, CD-Rom, DVD etc. qui sont sans arrêt remplacés par de nouveaux supports, mais dont aucun n'a une durée de vie illimitée au contraire du livre ! Je me suis couché rassuré, je ne suis pas prêt de voir disparaître les bouquins sous la forme que je leur connais, ouf !
Vendredi sur France2 les Contes et nouvelles du XIXème siècle nous proposaient Les trois messes basses d'Alphonse Daudet un conte de Noël drôle et cruel. Le soir de la fête sainte, le révérend Balaguère (Patrick Bosso) commet le pêché de gourmandise, poussé par le Diable qui a pris l'apparence d'un sacristain et le fait saliver en lui faisant miroiter les délices qui l'attendent lors du repas de réveillon donné par le marquis après la messe. Aveuglé par la gourmandise, la messe est expédiée à une vitesse folle et le dîner dévoré gloutonnement lui sera fatal. Un programme agréable et qui mettait en appétit !
Samedi soir M6 proposait Kaamelott : livre VI soit le retour de la série culte de la chaîne. Genèse : autrefois M6 diffusait un programme court le soir vers 20h30 l'extraordinaire et désopilant Pause Café avec Bruno Solo. Quand la série s'arrêta elle fut remplacée par un autre programme court Kaamelot dont l'action revisitait la légende du Roi Arthur. Dialogues ciselés, gueules de raies mal aimables, une réussite absolue. De programme court la série évolua en programme long à diffusion ponctuelle. Cette dernière saison s'annonce en neuf épisodes de quarante minutes et nous fait vivre les années romaines d'Arthur jusqu'à son arrivée sur le trône de Bretagne. La
distribution est soignée puisqu'aux côtés des acteurs habituels on croise aussi Pierre Mondy, Patrick Chesnay, Tchéky Karyo etc. tous les ingrédients d'une bonne soirée télé. Pourtant je ne saurais dire pourquoi, mais je n'ai pas été emballé, j'étais à priori conquis d'avance mais j'ai trouvé cela moins drôle et moins enlevé que dans le passé. Pourquoi ? Bien Merlin qui pourrait le dire !
Dimanche, je l'avais noté dans mon agenda depuis plusieurs semaines, sur Virgin 17 soirée Beatles. L'enregistreur est programmé, j'enregistre le documentaire sur les sessions d'enregistrements de disques, le film Help ! et le concert de Paul McCartney, je regarderai tout cela plus tard et par petits bouts. Le témoin lumineux vient de s'allumer, l'enregistrement démarre, rassuré je me cale confortablement sur France3 comme tous les dimanches pour suivre ... l'Inspecteur Barnaby ! De la chambre j'entends déjà l'appel de la couette, quoi de plus émouvant quand la nuit est tombée ?
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12.10.2009
Ma semaine télé du 5 au 11 octobre
Mardi j'ai hésité à revoir Ah ! Si j'étais riche sur France3, j'ai allumé le poste au milieu de la soirée pour voir la bonne bouille de Jean-Pierre Darroussin mais j'ai rapidement abandonné la partie que j'avais déjà jouée. Ce n'est que jeudi sur France5 que je me suis réellement installé
devant ma télé pour suivre La grande librairie. Ce soir l'émission s'était déportée à New York pour un entretien avec un invité unique, Philip Roth. Quelques images de la ville qui ne dort jamais et interview de personnes connaissant l'écrivain et son œuvre pour en dresser la personnalité. Enfin, interview décontractée avec le grand romancier américain semblant en pleine forme à près de 76 ans.
Vendredi sur France2 dans la série Contes et nouvelles du XIXème siècle, adaptation d'une nouvelle de Courteline, Boubouroche. L'homme, la femme et l'amant, le trio fameux qui tout comme les pommes de terre, se prête à toutes les sauces. Un cocu grandiose, aveugle à toutes les preuves fournies par son voisin et même à la présence de l'amant dans un cagibi de l'appartement, gobera toutes les explications fournies par sa maîtresse qui ira jusqu'à le pousser à l'épouser et continuer ses manigances impunément. La rouerie féminine comme un grand art. Très amusant - dans ce genre déjà largement vu et revu - mais gâché à mon goût, par Bruno Putzulu qui jouait le cocu comme s'il s'agissait d'un personnage de dessin animé, sa voix étant particulièrement pénible.
Samedi je fais l'impasse une fois de plus sur la prestation footballistique des Bleus contre les îles Féroe, le résumé demain sur TF1 à Téléfoot suffira largement, je me cale sur ARTE car Les Tudor tiraient leur révérence. Les protagonistes se repositionnent, le cardinal Wolsey exclu du jeu en vient à se suicider, la sœur du roi décède de la tuberculose, Cromwell nouveau chancelier mène au bûcher ses premiers hérétiques, Henri VIII ne pouvant obtenir de l'église son divorce d'avec la
reine prend ses distances avec le pape, les Boleyn accèdent au pouvoir et la fille Ann cède - enfin ? - aux coups de butoir du roi. Ainsi se termine la première saison de cette série. Dix épisodes remarquables mais les cinq dernières minutes de la fin, me laisse un goût amer de pas fini. C'est toujours le même problème avec ces séries, on excite la curiosité du spectateur pour qu'il attende la saison suivante avec impatience mais comme elle ne sera diffusée que dans un an peut-être, on reste sur sa faim et finalement ça gâche le spectacle.
Dimanche j'enregistre le film de Richard Donner sur TF1 avec Bruce Willis, 16 Blocs (2006) que je regarderai un jour prochain et je glisse lentement dans les bras de Morphée avec l'Inspecteur Barnaby sur France3. Une très petite semaine télé en vérité, je vous le dis.
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05.10.2009
Ma semaine télé du 28 septembre au 4 octobre
Lundi j'attaque la semaine sur ARTE pour retrouver ce bon vieux Sherlock Holmes dans le délicieux film de Bill Wilder La vie privée de Sherlock Holmes (1970). Je suis un éternel admirateur du fameux détective britannique et je ne rate que rarement toute rediffusion de films ou téléfilms où il apparaît. Quand en plus c'est Billy Wilder qui mène la danse il n'y a aucune raison de ne pas revoir ce film iconoclaste qui met en lumière certains aspects de la personnalité du détective, habituellement seulement suggérés, comme son indifférence suspecte vis-à-vis de la gent féminine ou son addiction à la cocaïne. Une soirée très amusante.
Mardi je reste sur ARTE pour La bohème en banlieue. Le célèbre opéra de Puccini est présenté en direct de Berne, dans une version modernisée, au pied des HLM. Je ne suis pas fan, pour ne pas dire plus, des versions « modernes » pour les opéras et là encore j'ai du mal à entrer dans le jeu. Si les thèmes sont éternels et donc naturellement transposables d'une époque à une autre, le mode - ici l'art lyrique - est trop éloigné à mon sens de notre temps pour que je puisse vraiment adhérer au projet. Mais la musique reste la musique et l'interprétation était correcte. Le réalisateur avait bien fait de choisir Berne, car aux pieds des HLM de La Courneuve j'ai bien peur que le spectacle n'ait dégénéré en pugilat.
Mercredi la soirée ne pouvait qu'être foot avec Real Madrid/Marseille sur TF1. Une première heure prometteuse pour les enfants de la
Bonne Mère, puis patatras ! Un tour de passe-passe, un mauvais cauchemar ? Il faudrait revoir de nombreuses fois les images au ralenti pour repérer le sorcier caché dans les tribunes qui jeta un sort aux Phocéens, toujours est-il qu'avec trois patates dans la musette en quelques minutes on a bien vite compris que la bouillabaisse allait leur rester sur l'estomac.
Jeudi à 20h35 j'étais sur Virgin 17, comment ça Virgin 17 ? Mince ! Moi-même je ne me rappelais plus que je captais cette chaîne tant ses programmes sont insipides. Pourtant ce soir il y avait un film de Stephen Frears, The van datant de 1995. On ne présente plus le réalisateur anglais et j'avais vu le film au cinéma à l'époque. Une comédie douce amère où deux chômeurs irlandais retapent un vieux camion pourri pour se lancer dans la vente ambulante de fish and chips. Amusant et émouvant sur un
fond social très prégnant, le cinéma britannique comme on l'aime. En seconde partie de soirée, sur ARTE un documentaire Les Beatles à l'assaut du Kremlin. Très peu d'images des Beatles mais une enquête très instructive sur l'importance de cette musique qui cassait les règles et ouvrait des perspectives dans un pays totalitariste complètement fermé aux idées émergentes dans les années 60. Envers et contre tout, des fous furieux aimables bravaient les interdits et la prison pour se procurer, écouter et diffuser cette musique. Un documentaire très émouvant, car sous un abord futile il nous montre une fois de plus, ce que certains peuples doivent et peuvent endurer.
Vendredi sur France2 nous continuons à redécouvrir les Contes et nouvelles du XIXème siècle, ce soir un texte de Zola Emile, Pour une nuit d'amour. Un employé de poste (Thierry Frémont), timide et boiteux, poète à ses heures tombe amoureux de sa belle voisine bourgeoise (Mathilda May). Alors qu'elle se prépare à épouser un comte, elle tue accidentellement son amant et demande au postier de la débarrasser du corps en échange d'une nuit d'amour. Une excellente soirée grâce à cette adaptation servie par des acteurs remarquables, en plus des cités précédemment, Tsila Chilton était véritablement épatante dans le rôle de la vieille tante de Mathilda May, machiavélique et nostalgique de ses jeunes années dissolues.
Samedi un peu avant 20h sur Direct8 un nouveau volet du documentaire Les déménageurs de l'extrême. Le principe de l'émission consiste à nous montrer cette pratique assez courante aux USA, le déplacement de maisons sur des véhicules adaptés. La semaine dernière il s'agissait d'églises ( !) qui étaient déplacées et cette fois de manoirs. Toute l'opération est filmée en détail et on nous montre son déroulement intégral en séquences de plans accélérés et d'images de synthèse expliquant exactement ce qui se passe (jeu des forces, frôlement au millimètre des obstacles rencontrés sur le trajet etc.) Instructif et impressionnant. Timing impeccable ensuite pour enchaîner sur ARTE avec Les Tudor. Ce soir la peste a fait une entrée remarquée. Quand je dis la peste, je parle de la maladie, et non d'Anne Boleyn. Des milliers de morts, Le cardinal Wolsey et la Boleyn, touchés mais qui s'en sortent. L'annulation du mariage d'Henri VIII avec la reine prend des allures de partie d'échecs entre tous les protagonistes, roi, reine, pape et tutti quanti. J'attends la semaine prochaine avec impatience puisque ce sera la fin de cette série.
Le dimanche soir je ne me pose plus la question, pilotage automatique, je me cale sur France3 pour l'Inspecteur Barnaby, l'intrigue vit sa vie, moi la mienne, mais tout comme la musique de Mozart a un effet délassant sur l'esprit, Barnaby me plonge dans les meilleures conditions pour passer une bonne nuit. Et si le Barnaby était remboursé par la Sécu ?
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28.09.2009
Ma semaine télé du 21 au 27 septembre
Lundi je me branche sur ARTE et j'éloigne la zapette. Pour Le Grand Sommeil le célèbre film en noir et blanc d'Howard Hawks (1946) avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall je ne veux pas être distrait. Je dois dire que Bogart surnommé Bogie est historiquement, l'un de mes premiers héros. Le clope, le chapeau mou et l'imper, ses lèvres qui bougent à peine quand il parle, toute la mythologie du film noir est incarnée dans ce film. Pourtant rien n'est très clair dans cette adaptation d'un roman de Raymond Chandler, ce que Lauren Bacall (Aaaah ! Lauren Bacall) admet dans son autobiographie Lauren Bacall par moi-même parue en 1978 « Un jour Bogie arriva sur le plateau et demanda à Howard : « Qui a poussé Taylor du haut de la jetée ? » Tout s'arrêta. Ni Howard ni personne d'autre ne savait. Taylor était le mystérieux chauffeur dans le film. C'était sa disparition à l'origine qui avait amené Marlowe (Bogie) sur l'affaire. Howard envoya un télégramme à Raymond Chandler pour lui poser la question. Il ne savait pas lui non plus. » Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.
Mardi je ne pouvais, ni n'avais envie, de rater le dernier volet d'Apocalypse sur France2. Encore des images d'Histoire, la pipe façon Popeye du général MacArthur, les cadavres brûlés des époux Goebbels à côté des corps morts de leurs enfants, tués par leur mère, ou encore les irradiés d'Hiroshima. Le générique final dédiait cette série aux victimes de tous les totalitarismes.
Après les horreurs de la veille, mercredi j'avais besoin d'un programme plus calme, ça tombait bien France5 proposait Silence ça pousse ! Plantes et jardins, présentateurs souriants, programme court, absolument parfait. Le lendemain toujours sur la même chaîne, La grande librairie. Les bons écrivains ne sont pas obligatoirement les meilleurs invités dans ce genre d'émission, la preuve ce soir avec Marie NDiaye ou Trinh Xuan Thuan. Une courte escapade à New York avec Colum Mc Cann a redonné un peu de vigueur à la soirée.
Vendredi sur France2 la chaîne proposait dans sa série Contes et nouvelles du XIXème siècle, un téléfilm de Claude Chabrol adapté d'un roman d'Emile Gaboriau, Le petit vieux des Batignolles. Ce fut parfait, intrigue policière menée par le toujours excellent Pierre Arditi (l'inspecteur) secondé bien malgré lui par Manuel le Lièvre (le médecin). Une préfiguration de ce que sera plus tard Sherlock Holmes.
Samedi sur ARTE ce sont Les Tudor qui étalent leurs turpitudes. La Boleyn se rapproche un peu plus de son but, le cardinal Wolsey commence à perdre la main et Henri VIII (Jonathan Rhys-Meyer) doit faire fondre le cœur des
midinettes quand il se met en colère et que ses beaux yeux humides de rage bouffent tout l'écran. La série continue à tenir ses promesses.
Enfin la semaine s'achève, comme toutes les semaines, avec dimanche soir sur France3 l'Inspecteur Barnaby. On ne change pas une équipe qui gagne. Pourtant la concurrence était rude, The sentinel sur France2 avec Michael Douglas, Comme une image sur ARTE avec le grand Jean-Pierre Bacri et Léon de Besson sur W9. Mais j'avais vu deux de ces films et me brancher sur l'un allait encore se terminer par une soirée zapping entre chaque film. Pour éviter cette attitude idiote, j'ai arrêté mon choix et posé la zapette hors de portée de main.
Une fois de plus je me suis posé la question, mais comment font ceux qui ont accès à plusieurs centaines de chaînes grâce au bouquet « ceci » ou « cela » ? Je me suis calmé en repensant à ce vieil adage « le plus est l'ennemi du bien ».
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21.09.2009
Ma semaine télé du 14 au 20 septembre
Mardi j'étais écartelé entre le match de football Marseille/Milan AC sur TF1 et Apocalypse le documentaire en plusieurs volets diffusé par France2. Les Français contre les Italiens ou l'Europe contre le nazisme, j'ai opté pour la plus grande échelle, continuer à suivre le toujours remarquable documentaire. Les images colorisées nous rendent les anonymes plus proches, le noir et blanc les faisait entrer dans l'Histoire, la couleur nous fait entrer dans leur histoire. Même dans les moments les plus durs, le montage ne s'appesantit jamais sur les images les plus atroces.
Mercredi je délaisse France5 et son Question Maison suivi de Silence ça pousse ! Deux excellents programmes mais je suis toujours plongé dans l'écoute de mon coffret Beatles. Jeudi, encore une soirée où je ne sais donner de la zappette, sur France2 le magazine A vous de juger a invité Daniel Cohn-Bendit et vous savez que j'ai un faible pour le trublion rouquin qui maintenant a endossé le costume du vieux
sage, sur France5 un autre magazine, La grande librairie, consacré à l'actualité littéraire et présenté par le très bon François Busnel, c'est vivant et décontracté, a une heure d'écoute très raisonnable. Enfin sur ARTE un film policier de Guillaume Nicloux (2003) avec Josiane Balasko, Cette femme là, où l'actrice souvent drôle à l'écran, joue un rôle à contre-emploi de commissaire de police pas drôle du tout, dans des décors et une
lumière glauque. Etrange et envoûtant. Trois programmes pour une soirée ça devient mission impossible alors j'ai abandonné France5, me suis longtemps arrêté sur France2 avant de finir avec ARTE. J'ai un peu regretté de ne pas avoir suivi le film dans son intégralité mais je sais maintenant qu'il faudra que je m'y consacre lors d'une prochaine diffusion.
Vendredi je laisse passer le téléfilm de France2 consacré à René Bousquet avec l'excellentissime Daniel Prévost car il s'agit d'une rediffusion et je l'ai déjà vu, je peux donc me consacrer sans affoler ma zappette à la série NCIS : enquêtes spéciales diffusée sur M6. La saison 6 vient de débuter et ce sont de nouveaux épisodes, les acteurs sont toujours très amusants, Mark Hamon le patron de l'équipe, M. Weatherly son adjoint au sourire Colgate, Don Juan et cinéphile, Pauley Perrette qui dans son labo
épluche les pièces à conviction en écoutant du Hard Rock tout en sirotant des seaux de Coca Cola et le « bleu », souffre douleur de l'adjoint, spécialiste des ordinateurs. Je n'oublierai pas le médecin légiste joué par David MacCallum (quand j'étais gamin il jouait dans une série en noir et blanc avec Robert Vaughan, Des agents très spéciaux, dont nous étions tous très fans à la maison). Le NCIS dépatouille les crimes touchant les personnels de la marine militaire américaine.
Le samedi soir je continue de suivre Les Tudor diffusés par ARTE. Les costumes et les couleurs sont très beaux, les complots prennent de l'ampleur, les maîtresses du roi Henry VIII doivent prendre un ticket comme à la Sécu pour avoir le droit d'occuper une place dans son lit au grand chagrin de la Reine, mais Anne Boleyn vient de faire son apparition et son nom entré dans l'Histoire indique qu'elle va faire parler d'elle. Déjà ce soir nous avons constaté que c'était une sacrée coquine !
Enfin dimanche soir, comme toujours je termine mon week-end sur France3 à Midsomer dans le calme de la campagne anglaise, ses cottages fleuris, le thé à cinq heures avec les sandwiches au concombre. Dommage qu'il y ait tant de crimes dans un si charmant paysage, mais s'il n'y en avait pas, l'Inspecteur Barnaby n'existerait pas !
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