17.12.2009
Graham Parker : Stick To Me
Après le fil et l'aiguille, voici le concours de circonstances. J'ai récemment évoqué Graham Parker car à l'occasion d'un article dans un magazine ce fut l'occasion de remonter du fond de ma discothèque cet artiste souvent négligé à tort. Néanmoins je me plaignais de ne pas trouver son troisième album Stick To Me chez les revendeurs classiques et même sur Internet les ruptures de stocks étaient légion.
C'est l'instant où le concours de circonstances fait son entrée, à savoir qu'entre l'instant où j'ai écrit ma chronique et aujourd'hui j'ai passé quelques jours à Londres. Et là, sans me fatiguer beaucoup, dans le premier magasin HMV venu, j'ai acquis le trésor tant convoité depuis belle lurette. On ne va pas entrer dans des considérations ou discussions stériles du type, c'est son meilleur disque blablabla, mais n'empêche que ! Pour ma part c'est celui que je préfère.
Pourtant on connaît les déboires, voire la malédiction qui frappa ce disque, puisque Parker dut le réenregistrer une seconde fois après que les bandes s'avérèrent brûlées au moment du mixage. Qu'importe, quand on a du talent, un groupe fabuleux - The Rumour - pour vous épauler et des putains de bonnes chansons, ça ne peut donner qu'un très bon album.
Dès l'intro de Stick To Me, le morceau éponyme, on sent que GP a la patate, ça arrache, les cuivres et les guitares sont en place et l'intensité dramatique ne faiblit pas jusqu'à la fin. On enchaîne avec une reprise de Anne Peebles, la seule sur ce disque, I'm Gonna Tear Your Playhouse Down, avec un très bon solo de guitare et des vocaux plaintifs gorgés de soul parfaits. Avec Problem Child au rythme chaloupé on lorgne vers le ska ou le reggae très en vogue en cette année 1977. Suivent Soul On Ice speedé et Clear Head assez énervé. Pour The New York Shuffle au refrain entraînant, je tape du pied en agitant la tête comme un benêt, les chœurs et les giclées de guitares acérées sont parfaits. Heureusement le morceau suivant Watch The Moon Come Down est beaucoup plus lent, piano, batterie vocaux au début avant que le reste du groupe ne fasse son entrée, on profite de la voix de Parker dont on devine les veines saillantes de la gorge et des courtes envolées de guitares. Ah ! Ces guitares, Brinsley Schwarz et Martin Belmont sont exemplaires tout au long du disque. Arrive Thunder And Rain une pure merveille finement ciselée, sorte de mise en bouche pour l'apothéose Heat In Harlem. Rien que ce titre vaudrait l'achat de ce disque et depuis que je le recherchais la mélodie me trottait dans la tête, sinueuse et obsédante. Une ligne de basse ronflante (Andrew Boldnar) et un drumming tout en relance de Steve Goulding, sur lesquels les guitares prennent leurs aises. La construction du morceau est elle aussi exemplaire, l'impression d'écouter deux morceaux enchaînés, rupture de tempo au bout de 2'07, le titre de moyennement rapide devient lourd et lent, dramatique, les guitaristes tirent des sons étranges de leurs instruments alors qu'au loin on distingue une trompette lancinante Graham Parker n'a peut être jamais aussi bien chanté que sur ce titre qui pour notre bonheur dure 7mn exactement. Enfin (hélas !) le CD se termine sur The Raid un titre gouailleur avec section de cuivres en folie et trilles de piano. Vous n'avez alors plus qu'une envie, remettre le CD et dieu merci les marchands y ont pensé pour vous, ils ont inventé la touche repeat !
18:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : graham parker, stick to me, soul |
07.12.2009
Je ne serai pas à Bercy jeudi soir
Je n'ai jamais vu les Beatles sur scène, l'un de mes plus grands regrets avec Jimi Hendrix, car sinon j'ai vu à peu près tous les groupes de rock que j'aime. Si j'ai raté les Quatre de Liverpool, par contre j'ai déjà vu Paul McCartney plusieurs fois, d'abord avec son groupe Wings en 1972 à l'Olympia et en 1976 au Pavillon de Paris à la porte de Pantin, à l'époque où il s'était émancipé du groupe mythique. De bons concerts, certes, surtout celui donné dans la salle du boulevard des Capucines, mais. Mais j'étais encore jeune, Wings était un groupe de rock honnête ayant commis quelques excellents albums et dont le leader était qui vous savez. Sans plus, mais c'est déjà pas mal diront certains avec raison.
Et puis en octobre 1989 j'ai revu Macca, cette fois en solo, à Bercy. Nous y voilà. Nous avions tous pris vingt ans et plus, de joies et de peines, la vie quoi. J'étais venu non pas par hasard, mais d'abord parce que à cette époque j'allais encore beaucoup aux concerts, ensuite parce que de nombreux copains avaient décidé d'y aller et que nous formions ce soir-là une petite troupe d'amis en goguette bien sympathique et enfin parce que voir McCartney c'était du nanan assuré.
Ce fût un concert mémorable. Dès cette époque Paul reprenait sur scène de très nombreux morceaux des Beatles et je vous jure que de voir McCartney en vrai, entendre la voix et la basse des Beatles, interpréter une longue liste de titres du génial groupe, ça le faisait comme ils disent maintenant. Bien sûr ce n'étaient pas les Beatles, mais ... nous n'en étions pas loin.
Je ne citerai pas tous les morceaux, mais de Can't Buy Me Love et I Saw Her Standing There à Hey Jude ou Maybe Im Amazed en passant par Yesterday ou LetIt Be, j'ai revu avec émotion ma vie défiler en un long film intérieur et c'est à grand peine que j'ai retenu les sanglots et les larmes qui lentement coulaient sur mes joues. J'étais un peu honteux, mais quand les lumières se sont rallumées - car il faut bien que ça s'arrête à un moment - j'ai bien vu dans les yeux brillants de mes amis qu'il n'y avait pas que de la joie d'avoir assisté à un très bon concert, il y avait aussi cette même émotion.
Désolé mon cher Paul mais quand nous venons t'écouter, malgré ton talent personnel, nous venons pour toi bien évidemment mais aussi - que tu le veuilles ou non - pour tes trois potes, John, George et Ringo dont l'ombre plane au-dessus de la scène pour toujours. Les Beatles, putain quel groupe !
Jeudi soir je n'assisterai pas au concert de Bercy, mais j'ai un mot d'excuse, je serai absent de Paris pour plusieurs jours cette semaine.
13:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : paul mccartney, beatles |
05.12.2009
Streetwalkers : Live
De fil en aiguille j'en viens aux Streetwalkers. Quel fil, quelle aiguille ? Il y a quelques jours j'évoquais Graham Parker, un article de presse qui ravive ma mémoire et l'artiste ressort de ma discothèque. Nous sommes donc au milieu des années soixante-dix si vous avez suivi correctement. Tel est le fil. De cette même époque, un autre groupe peu connu attirait toute mon attention, les Streetwalkers. Leur leader était le chanteur Roger Chapman, une sorte d'épileptique au front dégarni et à la voix éraillée comme s'il se frottait tous les matins les cordes vocales au papier de verre, secondé par Charlie Whitney à la guitare. Les deux gars s'étaient illustrés précédemment dans un combo plus connu, Family. En ce temps là, les familles (musicales) recomposées m'occupaient beaucoup ; l'annonce du split d'un groupe dans le Melody Maker de la semaine était à coup sûr compensé la semaine suivante par la formation de deux ou trois nouveaux groupes issus du défunt orchestre. J'avais donc emboîté le pas de Chapman et régalé des albums Downtown Flyers (1975) Red Cards (1976) et Vicious But Fair (1977). Or depuis que mes vinyles sont entre d'autres mains, j'ai beaucoup de mal à me les procurer en CD - et voilà l'aiguille - tout comme les Graham Parker déjà évoqués.
Le seul CD enfoui dans ma discothèque c'est le Live paru en 1977. Album double autrefois, CD simple aujourd'hui. Ca commence fort avec Chili Con Carne, guitares guillerettes, orgue et la voix de Chapman aux trémolos de chèvres. On peut ne pas aimer ce type de voix, moi j'adore. Introduction à la basse sur Crazy Charade. Il y a aussi Mama Was Mad, l'excellent Dice Man, My Friend The Sun est une parenthèse acoustique calmant le jeu, mais ça repart guitares en avant avec Run For Cover. Le CD se termine sur Can't Come In avec le piano électrique, solos de guitares et Roger qui râcle, mais mélodiquement un peu faible pour clore en beauté.
Ce n'est pas obligatoirement mon disque préféré et je recherche toujours les premiers albums, en tout cas c'était une bonne occasion de reparler de ce groupe sympathique et oublié.
15:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : streetwalkers, roger chapman, family |
02.12.2009
Rolling Stones : Get Yer Ya Ya’s Out
Il y a quarante ans, quand j'écris des trucs comme ça je me relis toujours deux fois en ouvrant de grands yeux tant j'ai du mal à réaliser comme le temps passe vite. Il y a donc quatre fois dix ans, les Rolling Stones sortaient l'album Get Yer Ya Ya's Out un fabuleux disque enregistré en public à New York en 1969, entré depuis dans la légende du rock.
L'album vinyle proposait dix titres devenus des classiques du groupe tels que Jumpin' Jack Flash, Love In Vain, Midnight Rambler, Street Fighting Man. Pour cet anniversaire, le disque vient de ressortir dans un coffret copieusement garni de trois CD et un DVD. Sur le premier CD on retrouve le disque original en version remasterisée, sur le second cinq titres bonus, Prodigal Son, You Gotta Move, Under My Thumb, I'm Free et Satisfaction. Un troisième CD regroupe les performances de BB KING et Ike & Tina Turner qui faisaient la première partie des Stones lors de la série de concerts donnés au Madison Square Garden. On peut y entendre une version torride de I've Been Loving You Too Long où Tina Turner atteint quasiment l'orgasme.
Le DVD de trente ou quarante minutes nous montre les Stones en coulisse, une courte jam entre Mick Taylor et Jimi Hendrix, les séances de photos en extérieur de la pochette de l'album, des titres joués sur scène, ceux constituant le CD bonus, et Janis Joplin qui danse dans le public. Enfin le coffret propose aussi un très luxueux livret, sorte de petit livre relié avec de très belles photos.
Alors que dire de cette munificence ? Car il y a à dire. Pourquoi avoir fait un second CD avec les bonus, il aurait été plus judicieux de regrouper les deux disques en un, en mettant les titres dans l'ordre joué sur scène ce qui nous aurait permis d'écouter le concert dans son intégralité chronologique. C'est d'ailleurs ce que je vais faire quand je vais charger tout ça sur mon Ipod. Le DVD lui est un peu chiche, un fan des Stones ne se lasse jamais de voir ses idoles, surtout en coulisses ou en dehors de la scène.
Je chipote un peu c'est vrai, il reste néanmoins que ces Rolling Stones de 1969 sont alors dans leurs meilleures années, que leurs concerts donnés entre cette date et disons, grosso modo, 1973 et le fameux concert de Bruxelles, leurs plus belles réussites musicales car c'est l'époque de leur apogée. Ecoutez ce Get Yer Ya Ya's Out, les guitares (Keith Richards et Mick Taylor) sont superbes et tranchantes, la basse pneumatique et Jagger époustouflant « Vous ne voudriez pas que je perde mon pantalon ? ». Inutile de me ressortir la vieille antienne, les bandes enregistrées ont été retouchées en studio, certaines parties de guitare corrigées, un bout d'harmonica rajouté etc. on le sait, et on s'en fout ! De toute façon ce sont les Stones qui jouent et la musique est fantastique, alors tout le reste...
Message personnel pour Alain et Gilles, c'est sur disque que vous fîtes un tabac avec Jean-Mi une certaine journée de fin d'année scolaire, vous en souvenez-vous ? Moi je n'oublie pas et rien que pour ça l'achat du coffret vaut le coup.
18:59 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rolling stones, keith richards, mick taylor, bb king |
25.11.2009
Graham Parker
C'est un article récent dans un magazine spécialisé qui m'a rappelé qu'un trésor dormait sur l'une des étagères du meuble de rangement de mes CD. Ce n'est pas que je l'avais oublié complètement mais la problématique est toujours la même, les journées ne sont pas assez longues, j'achète de nouveaux disques et je n'ai plus assez de temps pour écouter les anciens, les mois passent, les années itou et puis un jour, cet article vous replonge en l'année 1976.
L'année 1976 c'est par exemple, l'époque du premier disque de Blondie, de Eddie & the Hot Rods, ou de Patti Smith, mais aujourd'hui je veux parler de Graham Parker. Il est possible que vous ne connaissiez pas cet artiste, si vous n'étiez pas plongé dans la maelstrom musical de ces années ce ne sont pas les émissions de télévision ou la radio qui ont pu vous le faire découvrir. Graham Parker est un musicien anglais, auteur compositeur, chanteur et guitariste qui débuta dans les années 60 avant de monter en 1975 un excellent groupe nommé The Rumour. Je n'hésite pas à citer chacun des musiciens car ils sont tous remarquables individuellement et fabuleux collectivement. Brinsley Schwarz et Martin Belmont sont aux guitares, Bob Andrews au clavier, Andrew Bodnar à la basse et Steve Goulding à la batterie. Et je n'oublie pas une
section de cuivres (The Rumour Brass) du feu de dieu qui les accompagne. Le premier album Howlin' Wind sort donc en 1976 et dès le premier titre White Honey c'est le bonheur. Des guitares affûtées et limpides, une basse bien ronde, de l'orgue, une section de cuivres et cette voix rugueuse et gorgée de soul. Toute la magie de Graham Parker est dans cette soul mâtinée de rock, ces titres superbement écrits (paroles et musique) servis par un très bon groupe. Sur ce même album on se délectera aussi de Silly Things son premier single, Soul Shoes et la slide guitare, et on se met à genoux devant Don't Ask Me Questions un des grands classiques de Parker, les guitares tissent de magnifiques solos sinueux, la voix déchirée souffre, le refrain lancinant est inoubliable, facile à reprendre en chœur avec l'artiste. « Hey Lord don't ask me questions / Hey lord ain't no answer in me ». Douze titres parfaits, complétés d'un titre bonus sur la version du CD remasterisé il y a quelques années.
La même année sort le second disque de Graham Parker Heat Treatment qui démarre sur les chapeaux de roues avec le titre éponyme et qui reste dans la veine du disque précédent, d'ailleurs ici nous avons une Black Honey, au tempo lent qui met en valeur le talent du chanteur. Là encore dix titres parfaits, complétés par une paire de morceaux bonus sur le CD, Hold Back the Night et Sweet on You sortis en single à l'époque. Toujours en 1976, sort un album Live at Marble Arch, enregistré en public
comme son titre l'indique, destiné à la promotion radio il n'était pas facile à se procurer mais il nous livrait le groupe en plein exercice face à un public.
J'évoquerai rapidement le disque suivant, paru en 1977, Stick To Me. Rapidement, car je ne l'ai plus écouté depuis plusieurs dizaines d'années, revendu avec toute ma collection de vinyles. Ces premiers disques de Graham Parker je dois l'avouer sont assez difficiles à se procurer en CD car les marchands Fnac ou Virgin n'en ont pas souvent en bacs et - même si je ne suis pas encore adepte de l'achat par Internet - sur le Net les stocks sont souvent en rupture. Moralité, si j'ai pu récupérer les deux premiers, ce Heat Treatment me manque cruellement ne serait-ce que pour le souvenir d'un The Heat in Harlem qui hante ma mémoire mais j'ai bon espoir de l'acquérir un de ces jours.
Graham Parker continue toujours sa carrière, sans la Rumour, et sort des CD plus ou moins confidentiellement même s'il y a toujours de belles perles, Squeezing out Sparks (1979), The Mona Lisa Sister (1988) etc.
12:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : graham parker, the rumour, rock, soul music |
18.11.2009
Ronnie Earl : Living in the light
J'avais découvert Ronnie Earl en 1991 avec l'album Surrounded by love, mais bien que le guitariste ne soit pas sans talent ça manquait de ce petit quelque chose qui fait la différence. Dix ans plus tard et plus, en 2005 je métais laissé tenté par The Dukes meets the Earl, Duke Robillard sur le canal droit et Ronnie Earl sur celui de gauche, la stéréo était à la fête et les guitares se la donnaient. Quand le Duke est dans le coup ça ne peut jamais être mauvais.
Et puis cet automne, le Ronnie a sorti un nouveau CD Living in the light que je viens seulement maintenant de me procurer après en avoir écouté quelques bribes sur le site d'Amazon et là je dis bravo ! Ronnie Earl vient enfin de faire le disque que j'attendais, du rock (un peu) et du blues (beaucoup) bien juteux, un son excellent et chaud.
Le CD débute sur le long, presque 9mn, Love Love Love qui alterne tempo rapide et lent auquel succède un instrumental S.O.S. blues lent aux solos étirés typiques du genre. Tout le reste du disque sera de cette trempe. Si Ronnie Earl n'est pas manchot et assure côté guitare, sa voix acceptable n'a rien d'extraordinaire aussi, malin, il a fait appel à Kim Wilson (Ex-Fabulous Thunderbirds) pour son fabuleux harmonica et son chant sur trois titres qui du coup sortent du lot Take a little walk with me, Child of a survivor et l'acoustique Donna Lee. Je pourrais citer les douze titres du CD tant je me régale à l'écoute de ce disque, River Charles Blues, What can I do for you ou Recovery Blues me mettent les doigts de pied en éventail, longs blues lents nappés d'orgue Hammond B3 aux chaudes sonorités sur lesquelles la guitare tisse des solos où les notes sont égrenées une à une pour vous filer des frissons. Depuis une semaine je n'écoute plus que cela, Ipod dans les transports et chaîne Hi-Fi le soir en rentrant. Du nanan pour mes vieilles oreilles.
18:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ronnie earl, living in the light, blues, kim wilson |
17.11.2009
Un gros coup !
Vite, vite, il est encore temps de vous organiser pour ce soir. Ceci n'est pas un ragot mais une information tout à fait fiable, le magasin BHV donne le coup d'envoi des illuminations de ses vitrines de Noël créées par Jean-Charles de Castelbajac ce soir à 17h30.
Cette année la célèbre enseigne sort la grosse artillerie puisque c'est Beth Ditto la chanteuse du groupe The Gossip qui va déclencher les illuminations des façades du grand magasin de la rue de Rivoli le transformant en un vaisseau de lumières multicolores.
Venez nombreux !

12:58 Publié dans Echos de ma boîte, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : beth ditto, gossip, castelbajac |
04.11.2009
La musique n’adoucit pas toujours les mœurs
Un récent article du Washington Post nous apprend que le 22 octobre des artistes comme REM, Pearl Jam et d'autres groupes ont demandé des comptes aux pouvoirs publics américains. Non pas des comptes comptables - du moins pas cette fois - mais ils veulent connaître la liste des chansons qui ont été utilisées pour torturer les prisonniers de Guantanamo Bay. Quels sont ces titres qui ont été passés en boucle, à tout berzingue, pour contraindre les prisonniers à coopérer ? On ne voit pas très bien quel est l'intérêt d'obtenir cette liste, dresser un hit-parade d'un nouveau genre, faire une compile sur un CD ? En tout cas depuis l'avènement d'Obama, il semble que la musique ne soit plus utilisée comme moyen de torture d'après le porte-parole du gouvernement. D'après une enquête faite par un professeur de musique, le rap et le heavy metal auraient fourni de la matière mais on cite aussi le fameux We Are The Champions ... de Couine ( ?).
Cette réaction des artistes est à double tranchant, car partir en croisade contre le gouvernement américain c'est une chose, mais ça pourrait donner des idées à des gens comme vous ou moi. Quand on branche la radio ou qu'on regarde les émissions de variétés à la télévision, c'est parfois - voire souvent - une réelle torture, c'est bien le mot, d'avoir à subir certains artistes. Vous me répondrez que je peux éteindre le poste, alors qu'à Guantanamo seuls les gardiens ont accès à la zapette ou au bouton volume. Certes, mais si les consommateurs créaient une association, avec le concours de quelques avocats retors tous les espoirs seraient permis.
20:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : musique, guantanamo bay, obama |
01.11.2009
Bob Dylan : Christmas In The Heart
Je n'ai pas pu m'en empêcher, comme un gamin qui met sa main au feu sachant très bien qu'il sera brûlé. J'avais lu dans la presse spécialisée que Bob Dylan se préparait à sortir un album de chants de Noël et je dois dire que j'hésitais entre incrédulité et franche rigolade, mais dans un cas comme dans l'autre je ne me voyais pas acheter ce truc là ! Et puis je suis entré chez mon disquaire, j'ai vu le CD et je suis reparti avec. Même moi, j'ai du mal à me comprendre parfois.
Dès l'entame avec Here Comes Santa Claus j'ai failli m'étrangler, les clochettes et la voix éraillée de canard du Grand Bob, on hésite, est-ce un gag, est-ce la bande son d'un dessin animé ? Remarquez, d'autres pointures avant Dylan se sont engouffrées dans la brèche de l'album de chants de Noël, Elvis Presley et David Bowie par exemple, sinon ce type de disque est tout à fait dans l'esprit américain, Barbara Streisand et surtout Bing Crosby s'en sont fait une spécialité. Pour Dylan, la raison est motivée par une bonne cause, les royalties de Christmas In The Heart seront reversées à de bonnes œuvres qui viennent en aide aux vingt-cinq millions ( !) d'américains qui ne mangent pas à leur faim, dont neuf millions d'enfants. Mon argent n'aura donc pas été gaspillé en vain.
Parmi les autres titres repris sur le CD, Little Drummer Boy qui me rappelle (hélas ?) que dans une autre vie j'écoutais Nana Mouskouri à la radio ou bien Silver Bells cher à Bing Crosby. Si tous ces chants sont des classiques de Noël, Bob Dylan y apporte heureusement sa touche personnelle, Must Be Santa est particulièrement enjoué sur un tempo rapide mené par l'accordéon de David Hidalgo (Los Lobos) alors qu'une agréable pedal steel guitar enjolive Christmas Island.
Pour conclure, un disque que je ne ressortirai qu'une fois par an en décembre mais qui me permet cette année de faire un second geste caritatif en plus de mon chèque habituel aux Restos du Cœur. Sachez aussi que le CD est vendu avec un jeu de cartes de Noël et enveloppes et que si la pochette recto du livret fait dans le style gnan-gnan, le recto est beaucoup plus égrillard avec une Mère Noël en décolleté plus que généreux et jarretelles affolantes. Une bien belle image de Noël en vérité.
12:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bob dylan, christmas in the heart |
25.10.2009
Joe Louis Walker : Between a Rock and the Blues
Encore un disque de blues direz-vous et j'avoue que c'est dans cette musique que je tire le plus de satisfactions. Superbe ou quelconque le blues restera toujours ma musique préférée. Ce mois-ci j'ai craqué pour Joe Louis Walker - dont je n'avais aucun disque - pourtant le bougre n'est pas un jeunot à peine éclos de son œuf puisqu'il est né en 1949 et fréquenté Mike Bloomfield. Son album Between a Rock and the Blues est produit par Duke Robillard, une référence, venu avec quelques pointures de son entourage habituel soutenir les efforts de Walker. Nous retrouvons donc entre autres, Mark Teixeira à la batterie, « Sugar » Ray Norcia à l'hamonica et le Duke himself à la guitare sur l'un de ses titres Tell Me Why repris sur ce CD.
Chaque morceau ou presque offre un aspect intéressant du blues. Sur Way Too Expensive, ce sont les vocaux rageurs, sur I'm Tide qui ouvre le CD c'est le rythme enlevé et ses solos de guitare simples mais bien balancés, avec Eyes Like A Cat le piano et le saxophone se distinguent, Hallways est un blues pleureur comme il se doit, Blackjack avec ses trilles de piano vaut le détour, et nous avons un blues rock avec I've Been Down. La fin du CD propose Big Fine Woman où Joe Louis Walker actionne la wah-wha avant de terminer en beauté sur Send You Back un blues acoustique avec harmonica.
Au final douze titres pour les douze mesures du blues, le compte est bon et l'affaire entendue, un bon disque pour les amateurs du genre.
13:58 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : joe louis walker, blues |



