19.08.2008
Les poilus
La chaîne de télévision ARTE a rediffusé il y a peu, le film The Concert For Bangla Desh, un film mineur pour un évènement majeur, le premier concert de solidarité de l’Histoire, pour les victimes de la famine au Bangla Desh, à l’initiative de George Harrison le Beatles. L’occasion de revoir des artistes de talent comme Dylan ou Clapton en 1971. Après un set d’introduction avec Ravi Shankar pour nous mettre dans le contexte, l’orchestre monté spécialement pour cette occasion par George, occupe toute la scène du Madison Square Garden de New York. Avant même que les premiers accords ne résonnent dans la salle, la première constatation c’est qu’ici c’est la fête du poil ! Les poils, les cheveux, les barbes, les moustaches se pavanent en une convention atterrante pour les coiffeurs. A tout seigneur, tout honneur, George Harrison, dans un costume blanc immaculé, cheveux mi-longs et barbe de saddhu mène le bal. A ses côtés à la guitare, Eric Clapton, cheveux cascadant aux épaules, moustache et rouflaquettes alors qu’à la batterie Ringo Starr a le visage mangé par une barbe noire et les cheveux qui lui tombent en mèches sur les yeux. Aux claviers Billy Preston cache sa coupe Afro naissante sous une casquette en laine tandis que Léon Russel assis devant son piano balance sa crinière argentée au rythme de la musique. Tous ont le poil triomphant, ignorant encore à cette date la calvitie qu’on voit venir chez certains, comme Carl Radle à la basse. Certains ont le cheveux très long comme Léon, d’autres l’ont sagement sur les oreilles comme Jesse Ed Davis le guitariste indien et donc au visage glabre, seul Bob Dylan, éternel iconoclaste, a le cheveux relativement court et frisé comme un mouton fraîchement tondu et quelques poils mal rasés sur ses maigres joues. Mais aucun n’a de poil dans la main et tous se dévouent sans mollir pour ce concert de soutien. Depuis ce premier combat contre la misère et la souffrance, d’autres ont suivi et plusieurs de ces Poilus nous ont quittés.
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04.05.2008
Steve Winwood : Nine Lives
Quand l’album About Time est sorti en 2004, ce fut comme une résurrection, le grand retour de Steve Winwood l’enfant prodige du rock anglais qui nous enchanta au sein de différents groupes comme Spencer Davis Group (1964-1968), Traffic (au début des années 70) ou l’éphémère Blind Faith (1969) avec Eric Clapton. Multi instrumentiste, guitare, piano et orgue, doté d’une voix originale et chaude ses participations à différents projets musicaux d’autres musiciens sont toujours réussies et de qualité. Bref, l’homme a un pedigree et un CV bien fourni. C’est donc confiant et plein d’espoir que j’ai mis la main sur son nouvel album Nine Lives qui vient de sortir chez tous les bons disquaires. Après une première écoute très décevante, j’ai tout tenté, le CD joué à plein volume ou en sourdine, l’écoute au casque qui d’habitude révèle les moindres pépites enfouies au plus profond des gangues les plus repoussantes, hélas ! Rien n’y fît. Cet album est assez fade. Les compositions sont faibles, le ton du disque assez tristounet et la production, bien que réalisée par la même équipe que celle de About Time, est beaucoup moins aérée et brillante. Le Cd précédent regorgeait de percussions pétillantes et d’un ton enjoué ce qui n’est pas le cas ici. La musique est un melting-pot de différences influences noires, un peu World, un peu funky, un chouïa soul etc. Un sticker sur la pochette signale un duo avec Eric Clapton sur Dirty City mais ça ne suffit pas pour sauver l’album. Neuf vies pour accoucher de ça, beaucoup de temps pour pas grand-chose.
13:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : steve winwood, nine lives, blind faith, traffic, spencer davis group, eric clapton
20.03.2008
Vivement l'été
La chaine de télé ARTE nous avait régalés l’été dernier avec son Summer Of Love, pour l’été 2008 elle récidive avec une programmation Seventies qui nous offrira de bons moments des années 70. Nous pourrons ainsi revoir le fameux concert pour le Bangladesh organisé par George Harrison avec quelques pointures comme Eric Clapton entre autres ainsi qu’un show du Pink Floyd de la grande époque. Une occasion de replonger dans ma discothèque pour en exhumer quelques merveilles ahurissantes mais bien oubliées depuis, ou encore dans mes armoires pour retrouver un vieux jean à pattes d’éph !
08:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pink floyd, bangladesh, george harrison, eric clapton, jean pattes d'eph, seventies, arte