30.04.2008

La cantine

Il y avait longtemps que je n’avais pas évoqué le cas de la cantine ou plus précisément du restaurant d’entreprise. Et si j’en parle c’est que ça ne va pas et que je me plains. Voilà mon problème, à chaque fois que nous sommes en période de congés scolaires, les menus de la cantine deviennent quelconques – euphémisme pour ne pas dire dégueulasses – Je ne sais pas si c’est dans ma boite exclusivement ou si c’est partout pareil, mais en tout cas c’est systématique, pendant cette période ils nous servent des plats peu appétissants, des viandes qui baignent dans des sauces suspectes qui cachent le produit, des légumes tristounets, des pates molles etc. A croire qu’en cuisine il n’y a qu’un seul cuistot qui connaisse son métier et qu’il est toujours barré en vacances avec ses mômes ? Je me réjouissais des congés scolaires car il y a moins de monde au restaurant, mais maintenant je les maudis car durant ce temps on y mange mal, cruel dilemme. Vivement la fin des vacances !   

 

13.10.2007

Quand l'appétit va, tout va

La dernière fois que j’ai abordé le dossier sensible de la cantine, celle-ci était en travaux de réaménagement et j’avais essayé de ne pas être trop critique face à une situation qui ne devait pas perdurer. Aujourd’hui les travaux du  restaurant sont terminés et je crois qu’on peut dire que c’est une réussite. Des salles lumineuses, des tables avec des chaises confortables et assez espacées pour qu’on respire, il y a même de petites tables individuelles hautes sur pattes avec des tabourets de bar pour ceux qui aiment déjeuner en altitude. De l’ancien bâtiment n’ont été conservés que le rez-de-chaussée et le sous-sol avec ses petites salles voûtées au charme certain, dont les murs de pierre donnent un aspect restaurant à notre réfectoire. Les plats sont excellents même si le choix des desserts est peut-être plus restreint et la présentation en est très soignée. Le seul point qui mérite une amélioration, c’est la vaisselle, car les couverts et les verres ne sont pas aussi impeccables qu’on pourrait l’espérer. Arrivé à ce point de votre lecture, mes lecteurs habituels s’étonnent, comment ? Il ne critique rien, il ne se moque pas ? Hé ! Non. Pour moi c’est parfait. La conclusion s’impose alors, si j’écris sur un monde où tout est rose et agréable, ça perd beaucoup de son intérêt pour vous à me lire, pour moi à l’écrire. C’est bien pourquoi les journaux ne parlent que des quelques trains qui n’arrivent pas à l’heure et non de la majeure partie de ceux qui sont ponctuels.

 

21.08.2007

La cantine

La cantine, ou pour parler plus correctement, le restaurant d’entreprise, voilà un sujet bateau source de critiques faciles et souvent exagérées. Aujourd’hui je ne m’attacherai pas au côté gastronomique de la chose, j’aurai tout le temps d’y revenir une prochaine fois. Le problème depuis quelques temps, ce sont les travaux. Le restaurant qui s’étalait sur trois niveaux va être réduit à rez-de-chaussée et sous-sol. Bien entendu les travaux se font en août, période d’activité faible en raison des vacances, jusque là tout va bien. Où ça coince, c’est que actuellement les travaux ne nous laissent que le sous-sol pour nous livrer à l’un de nos vices préférés, le déplié de serviette et cliquetis de fourchette et couteau. Admettons, il faut bien que l’architecte puisse œuvrer à son aise. Mais la vraie galère, c’est que sur une surface bien moindre sont concentrées les chaines de service et les caisses. Les cuistots continuent à cuisiner dans leur cambuse du rez-de-chaussée et les plats sont descendus à l’étage inférieur. L’embouteillage créé par le libre-service recroquevillé sur une surface minimale est parachevé par le passage en caisse, où on atteint des apothéoses avec soit une caissière débutante (job d’été ?) soit une caissière livrant une course poursuite avec la limite d’âge dont les symptômes sont les troubles de la mémoire (ne sait plus manipuler sa caisse), la vue qui baisse (identifie mal les plats sur le plateau), la solitude (d’où le besoin de bavarder longuement avec tous) etc. Bien entendu tout cela ne peut que ralentir le débit du trafic en sortie et comme nous avons vu précédemment qu’il bouchonnait en entrée … C’est donc soupe à la grimace tous les midis au menu !