20.04.2008
Shine A Light : film de Martin Scorsese
Il y a peu j’ai chroniqué le nouvel album des Stones, qui en fait est la bande son du concert filmé par Martin Scorsese. Le film vient de sortir sur les écrans et inutile de vous dire que je n’ai pas attendu pour courir le voir. Le disque est excellent mais le film est géant ! Je suis encore estomaqué par la prestation scénique de ces vieux grigous, tout est superbe dans ce film. L’image est soignée, les tons des couleurs sont chauds, le son et le mixage sont extraordinaires et les interprétations musicales quasi parfaites comme on l’avait entendu sur le disque. Voir les Stones pendant deux heures donner un tel spectacle rappelle qu’ils sont le « Greatest Group on Earth », car depuis 45 ans s’ils ont pu être égalés parfois, ils sont les seuls à ne s’être jamais séparés et perdurer, avec tout le talent qu’on les voit ici encore étaler. Qui fait mieux ? Personne. A plus de 60 ans, Mick Jagger se démène toujours comme un beau diable parfaitement conservé et Keith Richards malgré sa peau tannée de vieux caïman reste un modèle parfait de rock star au look de gipsy mille fois copié. Ces types ont la classe ce qui les distingue du reste de la meute. Scorsese en vieux renard fan des Stones les a filmés au Beacon Theatre de New York, un décor magnifique qui donne l’impression sur certains plans de caméras, d’être dans une église et d’assister à une messe noire. Les gros plans sont hallucinants, que ce soit l’œil ironique de Jagger ou la gueule fripée de Keith, c’est un vrai régal. Le blues avec Buddy Guy est fabuleux, la version de Connection chantée par Keith Richards dans son long manteau noir et sans sa guitare à la main est extraordinaire. Je pourrais continuer ainsi, égrenant les superlatifs et empilant les bravos, mais je vous jure que c’est du pur bonheur d’un bout à l’autre du film. En dehors du concert, quelques images d’archives, quelques scènes d’avant concert (la famille Clinton au grand complet venue assister au spectacle se fait prendre en photo avec les Stones) ou de préparation du show où l’on voit le réalisateur contenir sa rage quand il ne sait pas encore comment les musiciens vont organiser leur concert, quels morceaux ils vont jouer etc. et que lui doit prévoir ses mouvements de caméras. Le disque, le film, il ne manque que le DVD à venir … et un, et deux, et trois ! Musique et images évènementielles, référence ultime ( ?) d’un monument du rock, à ne rater sous aucun prétexte car les Rolling Stones sont à leur sommet. Epoustouflant.
13:43 Publié dans Films, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shine a light, martin scorsese, rolling stones, mick jagger, keith richards
06.10.2007
Mick Jagger : The Very best Of
J’ai longtemps retardé l’échéance mais il n’aurait pas été honnête de ma part de ne pas chroniquer ce disque. Fan des Stones, je le suis évidemment de Mick Jagger, pourtant ses albums personnels ne m’ont jamais convaincu, alors pourquoi acheter cette compilation ? Parce que quand on aime on ne compte pas et que le CD contient trois inédits et un DVD. Le disque débute bien et aligne quatre titres valables, God Gave Me Everything et Put Me In The Trash, deux bons rocks, puis Just Another Night le tube et Don’t Tear Me Up. Arrive le premier inédit Charmed Life que je trouve sans intérêt. Sur Sweet Thing, la ligne de basse est particulièrement remarquable mais quand Mick prend sa voix de châtré ça casse le truc. Avec Old Habits Die Hard nous avons une jolie mélodie et de belles intonations de voix de Jagger, c’est gentil, mais comme c’est une musique de film … Je n’ai jamais accroché à Dancing In The Streets, le titre chanté en duo avec Bowie, le second inédit Too Many Cooks n’est pas musicalement mémorable lui non plus, le seul fait notable c’est qu’il a été produit par John Lennon en 1973 et que Jack Bruce joue la partie de basse. Enfin un titre superbe, Memo From Turner avec sa guitare slide omniprésente et la voix particulièrement sexy de Jagger, un joyau. Suit Lucky I Love, un tube, Let’s Work qui est nul et Joy en duo avec Bono qui est quelconque. On enchaîne avec une jolie ballade, Don’t Call Me Up et un dernier titre inédit, Checkin’ Up On My Baby un pur blues, sympathique par sa simplicité au milieu de cet album. Encore que personnellement, des sessions dont est issu ce titre et qui sont sorties sur un disque pirate il y a longtemps, j’aurais certainement choisi un autre titre. Le reggae avec Peter Tosh, Don’t Look Back est excellent et l’album s’achève sur le bon Evening Grown. Si Mick Jagger avec les Rolling Stones est l’un des plus grands artistes de son époque, sa carrière en solo ne casse pas trois pattes à un canard car trop calculée, cherchant le succès par des titres de dance music, d’ailleurs il le sait bien, c’est pourquoi aussi le groupe subsiste encore de nos jours. Après les oreilles, les yeux avec le DVD. Là je vais faire court, autant le showman des Stones est époustouflant aujourd’hui encore à près de soixante ans, autant les clips tournés pour promouvoir ses disques solos sont abominables. Si ! Si ! Soit c’est nul (Let’s Work) soit c’est carrément à chier quand il fait son numéro outré de tarlouze (presque tous les clips), on se croirait dans La Cage Aux Folles. Dans Just Another Night il a sur certains plans, la coupe de cheveux de Régine. Au secours ! Donc, si vous achetez l‘album, prenez le CD sans le DVD. Qui aime bien châtie bien … même si ça fait mal !
17:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mick Jagger, Rolling Stones, Peter Tosh
07.08.2007
Rolling Stones : The Biggest Bang
Lundi 30 juillet un petit objet discret mais extraordinaire a fait son apparition au rayon DVD des revendeurs spécialisés, le coffret de 4 DVD The Biggest Bang qui relate la tournée mondiale des Rolling Stones en 2006. Je viens à peine d’en terminer le premier visionnage et j’en sors éberlué et presque étonné de voir mes vieilles idoles toujours pleines d’énergie et de talent. Bien sûr il y a les rides, Keith Richards est une ruine qui mériterait d’être classée monument historique, bien sûr il y a les cheveux blancs de Charlie Watts qui semble aussi avoir du mal à terminer ses phrases en interview, mais sur scène ils ont toujours la pêche. Mick Jagger a presque 65 ans (comme ses compères) mais son corps est encore parfaitement musclé et il peut s’exhiber sur scène sans complexes, courant et se démenant pendant deux heures. Bon, c’est vrai que les Stones ne donnent plus deux concerts de suite, désormais ils laissent toujours un jour de repos entre chaque, et alors ? Les deux premiers DVD contiennent des concerts complets, Austin au Texas et Copacabana au Brésil. Ce dernier est complété d’un documentaire montrant toute la préparation logistique permettant de monter un tel concert sur la fameuse plage de Rio devant plus de 1,5 millions de personnes !! Le troisième DVD est une succession de morceaux tirés de différents concerts (Tokyo, Pékin etc.) et de duos sur scène avec des artistes comme Bonnie Rait ou Eddie Vedder et enfin la dernière rondelle nous montre les coulisses, les backstages, tout ce qu’on n’est pas obligé de savoir quand on n’est pas un fan. Keith Richards reconstitue dans les suites d’hôtel son « petit chez lui », foulards et tentures sur les canapés, bougies et bouddhas, et surtout un billard pour se détendre avant de monter sur scène. Les images sont superbes, le son est parfaitement mixé, les Stones jouent divinement bien, ces types ont une classe naturelle qui les met au-dessus du lot incontestablement. Bref, je suis émerveillé et excité comme un gamin, il est temps que je retourne au pays du Midnight Rambler et des Honky Tonk Women.
20:50 Publié dans Films, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rolling Stones, The Biggest Bang, Keith Richards, Mick Jagger