21.12.2009
Ma semaine télé du 14 au 20 décembre
Une grosse pile de nouveaux livres sur ma table, autant de CD récents près de ma platine, la télévision me semble bien triste face à une telle concurrence, d'ailleurs il n'y en a pas puisque je n'hésite pas une seule seconde à la laisser éteinte durant plusieurs jours.
Jeudi soir j'aurais bien voulu terminer mon bouquin qui en arrive à son épilogue mais sur France5 François Busnel pour La grande librairie recevait Fabrice Luchini et il s'avère que je suis fou de Luchini pour paraphraser le célèbre « Je suis fou du chocolat Lanvin ». L'acteur s'est un peu calmé ces dernières années me semble-t-il, mais sa logorrhée verbale, son flot de paroles, restent fascinants. Invité pour son spectacle Le point sur Robert où il déclame sur scène des extraits de textes de Céline, Roland Barthes, La Fontaine et autres, il fut une fois de plus sidérant. Quand il cite ces auteurs, on redécouvre leurs écrits mais surtout on les comprend beaucoup mieux. Quand Luchini récite du Céline, nous ne sommes pas en présence d'un conteur mais plutôt d'un passeur. Ses intonations de voix, sa gourmandise dans l'élocution, la lueur dans son regard, sont un régal sans égal. L'émission ne durait qu'une pauvre heure hélas ! Je serais bien resté devant mon écran jusqu'au bout de la nuit... Du coup je suis passé sur ARTE qui programmait en seconde partie de soirée, un documentaire Johnny Cash at Folsom Prison sur le « concert » donné par l'artiste disparu, devant des détenus dans une prison de Californie en 1968. En fait ce fut assez décevant car il y avait peu à voir et plus à entendre, surtout des interviews, pour de la radio j'aurais accepté mais pas pour de la télé.
Vendredi j'avais sélectionné ARTE car on y diffusait Le retour de Jack l'Eventreur. Sherlock Holmes ou Jack l'Eventreur à Whitechapel sont des thèmes familiers dont je ne me lasse jamais et ce soir encore j'ai trouvé cette émission de la télé anglaise assez réussie. L'action se déroulait à notre époque et un tueur répétait à l'identique les meurtres commis par le vilain Jack. Un jeune inspecteur de police aux dents longues confronté à ses subalternes vieux briscards de la criminelle et aux crimes atroces qu'il ne parvient pas à prévenir, finira par trouver sa voie et son identité en ne cédant pas aux honneurs trop rapides mais en se consacrant pleinement à son métier. Le mythe éternel revisité sous un angle plus moderne avec un fond social. Pas mal du tout.
Dimanche soir, L'inspecteur Barnaby étant déprogrammé durant les fêtes de fin d'année, car certainement pas assez glamour, j'ai du éplucher mon programme jusque dans ses moindres détails pour trouver mon bonheur. Car le dimanche est le seul jour de la semaine où je ne peux me passer de regarder la télévision. Il y avait des classiques du cinéma, La grande vadrouille ou Le dictateur bien sûr, mais ça ne me tentait vraiment pas de revoir pour la énième fois ces grands comiques dans des rôles plus graves. Le pingouin qui dansait sur France2 et Astérix sur M6, merci bien. Quand écrit tout petit dans mon journal j'ai lu documentaire, Dans la peau d'un SDF sur LCP sans plus de détails. Le titre
semblait tiré d'un bouquin de Günter Wallraff ce journaliste allemand qui se glissait dans la peau d'immigrés ou autres populations délaissées pour en tirer de remarquables enquêtes sociologiques. Mon flair ne m'a pas trompé, c'était exactement cela, Jean-Charles Deniau reporter, a vécu 22 jours dans la peau dans SDF à Paris en décembre 2008. A l'aide de caméras cachées on le suit dans sa recherche de nourriture, d'endroits pour dormir, sous un porche ou dans un dortoir d'organisation sociale. Il croise des gens à la dérive parfois étonnants, de bons samaritains parfois aussi qui n'hésitent pas à lui offrir un repas chaud. Deniau en déduit qu'il y a peu de chance qu'un SDF meurt de faim par contre il est très facile de mourir de froid. Si le périple n'a pas semblé aussi dramatique qu'il doit l'être - j'en suis certain - pour d'autres, le reportage était particulièrement instructif et nous montrait une fois de plus, que même dans un pays nanti, même quand on a un job correct, le moindre faux pas peut vous conduire dans le ruisseau et alors tout est possible, même l'intolérable.
18:42 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : fabrice luchini, sdf, jack l'éventreur |
07.12.2009
Ma semaine télé du 30 novembre au 6 décembre
Rien ne me branchait à la télé cette semaine, une nouvelle fois, alors je l'ai laissée débranchée. Ca nous repose, elle et moi. Il n'est pas bon d'être trop dépendant, de quoi que ce soit.
Mercredi je me suis posé sur France5 pour Question Maison et Silence ça pousse ! Deux émissions que je n'avais pas vues depuis longtemps. Dans la première, deux superbes demeures dont une magnifique villa restaurée à Rio de Janeiro. Alors que la seconde nous a permis de visiter en Sologne le très beau jardin d'un couple d'amoureux jardiniers.
Vendredi sur France2 Jusqu'à l'enfer, un téléfilm adapté d'un roman de Simenon avec Bruno Solo et l'excellent Jacques Spiesser. Bruno Solo dans un rôle dramatique et très sombre s'en est très bien sorti. Un bon suspense, l'évidence étant trop criante on attendait un rebondissement, qui vint mais sous une forme inattendue, un second crime !
Samedi sur LCP je ne manque pas le documentaire de Michael Moore Bowling for Columbine. Deux adolescents armés font un massacre dans un lycée à Columbine aux Etats-Unis. A partir de ce drame le réalisateur iconoclaste dresse le réquisitoire d'une Amérique où le port d'arme est légal. Terrifiant. Au passage il donne
quelques coups de griffes aux médias, alors que la criminalité baissait de 20% les reportages des télés consacrés à ces problèmes, augmentaient de 600 % !! On rit (jaune) aussi quand il enquête au Canada, juste de l'autre côté de la frontière, ici on ne craint pas ses voisins, on ne s'arme pas et il y a nettement moins de crimes.
Quant à dimanche, sur W9 en fin d'après-midi je suis avec plaisir Cauchemar en cuisine, une émission sympathique sur laquelle je tombe parfois au hasard du zapping. Emission anglaise, où un cuisinier de renom Gordon Ramsay, vient au secours de restaurants en perdition. Il réorganise la carte, le rôle de chacun et les règles d'hygiène élémentaires.
De savoureux moments parfois, quand on visite des cuisines plus sales que des locaux à poubelles, des cuistots aussi doués pour leur métier que moi pour la prêtrise etc. La reprise en main est souvent douloureuse et donne souvent, mais pas toujours, de bons résultats. Pour terminer la soirée, après les cuisines, Barnaby - anglais toujours - démêle une escroquerie pinardesque ! Un programme télé à thème en somme pour ce dernier jour de la semaine.
13:21 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : michael moore, bowling for columbine, bruno solo, gordon ramsey |
30.11.2009
Ma semaine télé du 23 au 29 novembre
Me préparant à écrire ce billet, je me suis demandé si je n'avais pas été privé de télé par un incident technique ou puni pour faute quelconque, car j'ai beau feuilleter mon programme de la semaine, je m'aperçois que je n'ai allumé le poste que mercredi. Oh ! Bien sûr j'avais suivi les informations sur France3 ou BFM TV, mais c'est tout, cette semaine seule la lecture et l'écoute de vieux disques parvenaient à capter mon attention.
Donc mercredi je me suis installé devant TF1 pour le match de football Milan AC/Marseille, mais je n'ai pas vraiment regardé, j'ai éteint après l'égalisation phocéenne. Je m'étais forcé, m'imaginant à tort que je ne pourrais survivre si je ne voyais pas ce match. N'importe quoi ! La preuve, je n'ai presque rien vu de la rencontre et ça ne me manque absolument pas.
Jeudi soir, sur ARTE un film canadien de Jean-Marc Vallée C.R.A.Z.Y. (2005). Je n'avais jamais entendu parler de ce film, je crois, mais entendre l'accent de la Belle Province était un atout majeur pour que je me risque sur ce programme. Un bon film, relatant la vie d'une famille dont les enfants, cinq frères aux caractères différents créent quelques turbulences dans la famille. L'action se déroule au début des années 60. Amusant et sombre, cette chronique se laissait regarder, comme en plus la bande son était truffée de la musique que j'aime, une bonne soirée.
Vendredi sur M6 la série NCIS : enquêtes spéciales pour une soirée paresseuse et sans ambitions particulières, divertissant et souriant.
J'attendais samedi avec impatience pour la grosse soirée télé de la semaine, le match de rugby France/Nouvelle-Zélande sur France2. Après leurs deux victoires consécutives ces deux dernières semaines, le XV tricolore allait clore cette série de tests matches avec les fameux All Blacks. La rencontre fut splendide et les Bleus plutôt bons, mais les Néo-Zélandais étaient bien trop forts, imposant une vitesse de jeu qui mis à genoux notre Quinze. Les Blacks qui d'ailleurs jouaient en blanc ce soir firent une démonstration, un jeu d'une limpidité enfantine à
première vue mais qui cache une technique et une condition physique hors du commun. Même le regard de porcelet halluciné de Marconnet ne réussit pas à faire douter ces incroyables joueurs. C'est sans regrets ni déception que je me suis couché, ils étaient trop forts pour nous et la soirée magnifique.
Dimanche, je tente une échappée sur TF1 avec le film Le diable s'habille en Prada, cautionné par la présence de Meryl Streep mais j'abandonne bien vite, lassé par cette bande de pimbêches et une issue prévisible. Une autre fois peut-être. C'est donc une fois encore avec Barnaby sur France3 que je finis la soirée. Ca va finir par faire jaser, c'est sûr.
18:52 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ncis, all blacks, marseille, milan ac |
23.11.2009
Ma semaine télé du 16 au 22 novembre
Lundi, premier jour de la semaine, donc reposé, je peux me risquer à revoir sur ARTE L'armée des douze singes qui se termine à presque 23h. J'entame sérieusement ma réserve de sommeil ce qui va accroître mon déficit en fin de semaine, mais tant pis. Le film de Terry Gilliam est toujours aussi déjanté et le tandem Bruce Willis / Brad Pitt vaut le détour.
Mercredi, je me branche sur France4 à 20h30 pour suivre Taratata pendant un quart d'heure, le temps de voir et écouter Beth Ditto de Gossip (dont je vous avais parlé dans le milieu de la semaine) interpréter deux titres. J'avoue que mon « intérêt » était plutôt voyeur que musical. Je suis venu, j'ai vu, je suis reparti. Ce quart d'heure écoulé, j'ai zappé sur TF1 pour France/Irlande de football. La semaine dernière j'avais écrit ici même que j'étais confiant pour la qualification au Mondial mais je n'imaginais pas passer une soirée aussi détestable ! Je ne reviens pas sur le match longuement évoqué depuis plusieurs jours dans tous les médias, des Bleus inexistants jouant comme des pieds et ne devant leur salut qu'à une main, Thierry Henry a montré qu'il avait le niveau de Maradona. Abruti par le spectacle et l'heure plus que tardive de fin de cette pantalonnade je me suis effondré - soulagé - dans mon lit. Dans les jours qui ont suivi, que n'a-t-on entendu comme conneries « Domenech doit s'excuser », « il faut rejouer le match », etc. mais nulle part je n'ai eu d'échos de déclarations de l'arbitre ! Car enfin, si quelqu'un est à blâmer c'est l'arbitre qui n'a rien vu et rien siffler.
Jeudi sur ARTE un film de Richard Kelly Donnie Darko (2001) avec Jake Gyllenhaal. Un adolescent schizophrène et solitaire, entend et voit un lapin géant lui prédire la fin du monde proche. Etrange, mystérieux mais non dépourvu d'intérêt, un film qui méritait d'être vu.
Vendredi, une fois n'est pas coutume, je me suis ennuyé ferme devant NCIS : enquêtes spéciales sur M6. D'habitude je trouve la série réjouissante, pleine d'humour, bien servie par une distribution parfaite mais ce soir je n'ai pas accroché.
En fin d'après-midi samedi, le match de rugby France/Samoa. J'attendais des adversaires un peu tout fou, au jeu virevoltant, en fait ils furent foutus dès le début, ratatinés par des Français très en forme. Vivement samedi prochain, le match contre les All Blacks devraient être passionnant.
Dimanche, sur France2 le film de Besson Le cinquième élément avec Bruce Willis et Milla Javovich est tentant mais je l'ai vu plusieurs fois, alors une fois encore c'est Barnaby qui me tient la main jusqu'au coucher.
Une semaine de télévision assez étrange, avec des films légèrement hors des standards, une artiste de rock hors dimensionnée et un match de football hors norme !
18:42 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : besson, bruce willis, brad pitt |
16.11.2009
Ma semaine télé du 9 au 15 novembre
Le lundi 9 novembre toutes les chaînes de télé s'étaient déplacées en grandes pompes jusqu'à Berlin pour la cérémonie de commémoration de la chute du Mur. Toutes sauf France3 mais ce qui est très drôle, c'est que cette chaîne a fait le plein et son Journal le 19/20 a été leader de sa tranche horaire avec 5 millions de téléspectateurs, soit 23,3% de part d'audience. L'Audimat est impitoyable.
Lundi mon programme télé donnant son avis sur la série Cold Case programmée sur France2 déclarait « Le premier épisode au dénouement stupéfiant est l'un des meilleurs de la série ». N'ayant jamais visionné ce programme, je me suis laissé tenté. Bigre ! Si c'était là l'un des meilleurs épisodes, j'en conclus que je n'avais rien loupé.
Jeudi sur ARTE un classique d'Alfred Hitchcock Les 39 marches. Le film date de 1935 et la bande son mériterait un lifting car c'était limite pour suivre les dialogues. Je pensais aux jeunes générations qui se seraient risquées à regarder le film ce soir, en noir et blanc, des dialogues parfois presque inaudibles, des situations qui aujourd'hui peuvent prêter à sourire ; bref les gamins devaient se demander ce qui pouvait pousser leurs aînés à adorer ce cinéma. Le talent, tout simplement.
L'amorce du week-end s'annonçait délicate, vendredi du rugby et samedi du football, ma femme allait me faire la gueule si je ne la jouais pas fine. Dans l'absolu un beau match de rugby me réjouit plus qu'un match de foot, mais là, ce match de foot était porteur d'un enjeu majeur, il en allait de la qualification de la France pour le Mondial, pas moins ! L'honneur national était en jeu et même ma femme le comprenait. Alors j'ai négocié, vendredi soir nous regarderions sur M6 NCI : enquêtes spéciale jusqu'à 22h et j'enchaînerai ensuite avec la fin du match de rugby France/Afrique du Sud, non sans avoir profité des pauses de pub pour zapper sur le match et suivre l'évolution du score. Sachant que je pourrai revoir de larges extraits du match dans les émissions sportives du week-end, le compromis m'a semblé équitable.
Quant à samedi soir, la rencontre Irlande/France était impossible à rater. Le match fût ce qu'il fût qu'il soit, pas terrible, avec très peu de buts comme prévu, mais le 1-0 à l'avantage des Français était tout ce qui comptait. L'avance est courte mais il est raisonnable de penser que le onze tricolore réussira lors du match retour mercredi prochain à se qualifier pour le Mondial. Pour y faire quoi, au vu des prestations fournies durant tous ces matches de qualifications ? C'est une très bonne question mais nous aurons l'occasion d'en reparler en 2010. Dans l'immédiat je ne boude pas mon plaisir, vendredi soir les Bleus tapent les verts SudAf' et samedi les autres Bleus tapent les verts Irlandais. Tous les verres ayant été vidés, il ne me restait plus qu'à aller me coucher.
Enfin dimanche soir la soirée s'annonçait fleurie, sur France2 Le Dahlia Noir film adapté du roman très noir de James Ellroy et sur France3 l'Inspecteur Barnaby qui enquêtait dans le monde des collectionneurs d'orchidées. Comme toujours j'ai opté pour France3 car je ne sentais pas ce dahlia. Les orchidées par contre dégageaient de fortes odeurs de sexe, une scientifique en manque, une collectionneuse âgée avec un gigolo, un moine qui se voit contraint pour les besoins de l'enquête de traduire le journal intime d'une victime écrit en latin où elle détaille ses pratiques sexuelles, bref Barnaby avait du mal à garder son flegme. Au fait, savez-vous qu'orchidée en grec veut dire « petits testicules », en référence à la forme du bulbe de la plante !
Nous n'allons pas nous quitter sans que je ne vous livre un court extrait du Dictionnaire injuste et borné de la télévision. A la lettre M pour
Nelson Montfort : « Journaliste sportif fruit des amours contrariées entre une salade frisée et un dictionnaire bilingue ».
20:24 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : nelson montfort, hitchcock, dalhia noir |
09.11.2009
Ma semaine télé du 2 novembre au 8 novembre
Sur France3 lundi soir La folie des années 60. Soirée nostalgie où j'ai revu les images de ma jeunesse et écouté à nouveau la bande son de mon adolescence. En noir et blanc ou en couleurs, les yéyés, musique et cinéma, toute ma vie de l'époque a défilé. Emotion quand Petula Clark retient difficilement une larme à l'évocation de Jacques Brel.
Mardi sur France2 Un mur à Berlin. Toutes les chaînes font le mur cette semaine avec une apothéose aujourd'hui 9 novembre. Afin d'apporter ma pierre, heu ! la formule est mal venue, disons que je paye mon écot en regardant ce documentaire. Il fut un temps pas si lointain finalement où l'Europe était coupée en deux et Berlin scindée par un mur, « le » mur ! Une image à retenir, quand les barrières s'ouvrent laissant passer les Berlinois de l'est vers l'ouest, le désarroi dans le regard du vopo qui voit cette nuée humaine anéantir tout ce à quoi il croyait jusqu'à ce jour.
Mercredi football sur TF1 avec Lyon/Liverpool. Un beau match où malgré leur domination les lyonnais doivent une fière chandelle à leur gardien de but auteur de quelques arrêts cruciaux. Une bonne semaine pour le football français.
Le vendredi je passe sur France2 pour Les petits meurtres d'Agatha Christie. Une amusante adaptation des romans policiers de la célèbre britannique avec Antoine Duléry et Marius Colucci. Si on ne tremble pas pour le sort des victimes potentielles, ni même quand un cadavre jonche le sol, le téléfilm se regarde avec beaucoup de plaisir.
Samedi, sur France3 une comédie dramatique La maîtresse du président. Reconstitution du destin de Marguerite Steinheil qui voit son amant - Félix Faure - président de la république, décéder dans ses bras à l'Elysée le 16 février 1899. Didier Bezace en Félix et la très belle Cristiana Reali en Marguerite, la distribution était parfaite.
Dimanche midi avec Les escapades de Petitrenaud sur France5, l'émission qui donnerait de l'appétit à un anorexique, nous nous sommes régalés de cuisine italienne. Pâtes, vins, charcuteries, et à ce propos j'ai appris que les cochons dormaient toujours sur le même côté, ce qui avait pour conséquence de donner un meilleur jambon quand il était fait dans la cuisse du côté opposé ! Voilà le genre de petit détail qui glissé dans la conversation, ne peut que me rehausser dans l'estime de mon charcutier. Le soir c'était plutôt bacon avec l'Inspecteur Barnaby sur France3. Dans cet épisode très réussi, nous barbotions dans le spiritisme. J'aurais préféré revoir Heat sur France2 avec De Niro et Al Pacino mais le film se terminait à 23h30 bien au-delà de mes possibilités physiologiques...
18:40 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mur de berlin, agatha christie, petitrenaud, de niro, al pacino |
02.11.2009
Ma semaine télé du 26 octobre au 1er novembre
Cette semaine je suis tombé plusieurs fois sur le spot publicitaire « mon pharmacien est formidable ». Je me contrefiche du Biogaran, mais le spot décalé avec Christophe Malavoy qui raconte joliment une histoire m'a rappelé l'époque où le soir sur France Inter j'écoutais Claude Villers et Henri Gougaud narrer de merveilleuses histoires, comme les conteurs lors des veillées d'antan.
Lundi sur France3 un excellent documentaire en deux parties sur le monde du travail La mise à mort du travail. Je l'avais coché sur mon programme et puis le soir quand j'ai branché la télé, à l'idée de voir exposé cette facette de la misère du monde qui me pourrit la vie chaque jour un peu plus, j'ai lâchement abandonné la partie. Pourquoi m'avaler deux heures de déprime en supplément de mon quotidien ? Mon doigt
a rippé sur la zapette et j'ai bifurqué vers ARTE pour un film d'Hitchcock peu connu Mr & Mrs Smith. Pas de meurtre, pas de suspense mais une comédie sur le mariage avec Carole Lombard et Rober Montgomery ; le réalisateur sort de son registre habituel mais avec tout autant de talent.
Mercredi j'allume France2 juste à temps pour ne pas rater le début de L'homme aux cercles bleus, adaptation d'un polar de Fred Vargas. Je ne goûte pas trop les romans policiers de cette écrivaine mais la distribution m'a attiré, Jean-Hugues Anglade dans le rôle du commissaire Adamsberg, héros récurrent de Vargas, Charlotte Rampling toujours très classe à la
voix rauque très sensuelle que je suis toujours avec attention depuis l'époque de Portier de nuit (1972), et Jean-Pierre Léaud qui avec l'âge me fait toujours penser à Céline. Les éclairages très chiadés créaient une ambiance glauque en parfait décalage avec les dialogues ou situations incongrues pour cette fiction plutôt réussie mais assez atypique dans le genre policier.
Le jeudi j'aime suivre La grande librairie sur France5 mais ce soir je tiens à voir sur ARTE le film Virgin suicides que je n'ai jamais eu l'occasion de visionner. Réalisé en 1999 par Sofia Coppola - la fille de son père - un
excellent film sur la difficulté de vivre des adolescents. Ici, cinq sœurs étouffées par leurs parents trop portés sur les principes stricts de la religion. Comme son titre l'indique, le film se termine mal avec cinq suicides. De très bons acteurs, James Wood et Kathleen Turner pour les parents et la très mignonne Kirsten Dunst dans le rôle de l'aînée.
Vendredi Nicolas Le Floch est encore à l'affiche sur France2 pour une enquête qui le mènera jusqu'à Londres où il fait la connaissance - en tout bien tout honneur - du chevalier (chevalière ?) d'Eon. Ces enquêtes sous Louis XV sont sympathiques et agréables à suivre, sans néanmoins casser la baraque.
Samedi c'est un peu au théâtre ce soir que je me joue, France2 diffusant en direct de Nice, une pièce ADA : l'argent des autres. Un thème très actuel pour cette pièce écrite en 1989, le monde de la finance où un prédateur financier tente de se faire de l'argent sur le dos d'une entreprise familiale. Michel Boujenah, Alexandra Lamy, Marie-France Pisier, Pierre Vaneck, Daniel Benoin, affiche exhaustive d'un spectacle agréable à regarder mais qui à mon sens manquait de mordant tout en nous changeant des éternels thèmes éculés des maris/amants/maîtresses.
Et je termine ma semaine télé sur France3 avec l'Inspecteur Barnaby dont je ne me lasse toujours pas, mon vice du dimanche soir.
Bien entendu les hasards du zapping m'ont aussi donné l'occasion de suivre quelques épisodes des Simpson sur W9, l'excellent dessin animé
me fait toujours autant rire et j'adore les invités surprises, artistes de rock comme les Who par exemple, qui étaient au centre d'un épisode vu ce samedi. Sur Direct8 Les déménageurs de l'extrême valent le coup de s'y attarder. Ou comment déplacer une maison, une église ou un bâtiment entier en le transportant sur un camion géant ! Etats-Unis et Canada sont les spécialistes de ces déménagements incroyables mais vrais qui sont réglés au centimètre près. Très fort.
20:23 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : les simpson, virgin suicides, jean hugues anglade |
26.10.2009
Ma semaine télé du 19 au 25 octobre
Lundi ARTE rediffusait un Hitchcock et il est très difficile d'y résister, alors je n'ai même pas tenté d'échapper à Soupçons. La pauvre mais fortunée Joan Fontaine épouse un drôle de coco, Cary Grant, impeccable dans un rôle particulièrement agaçant de gigolo gaspillant l'argent de sa femme, la logique voudrait qu'il se débarrasse de l'épouse pour en hériter et le scénario nous entraîne dans cette voie mais Cary Grant - allons, allons ! - n'est pas si mauvais.
Mercredi, un peu de sport pour ne pas rouiller, j'enfile mon short, un tee-shirt et je m'assois sur le banc des remplaçants pour suivre le match de football Bordeaux/Bayern Munich. Un match haletant où l'ascendant passait d'une équipe à l'autre sans que les Français fassent le break, poussant le vice jusqu'à rater deux penalty ! Le pinard l'emporte sur la bière mais j'avais la gorge sèche quand l'arbitre a sifflé la fin du match.
Jeudi sur France5 l'émission littéraire de François Busnel La Grande Librairie. Invité, Michel Déon l'académicien arrivé à un âge respectable comme on dit, dont on édite un extrait de son Journal. J'ai surtout noté qu'il faudra que je lise le
Journal de Paul Morand évoqué au cours de cet entretien ! L'émission à peine terminée je zappe sur France3 pour revoir la fin de Créance de sang le film de et avec Clint Eastwood. Un polar adapté du bouquin de Michael Connelly. Le casting n'est pas terrible ce qui donne comme l'écrit mon magazine de télé « un film mineur mais empreint de mélancolie et d'une élégante sobriété ».
Le lendemain sur France2 Nicolas Le Floch est de retour pour un nouvel épisode. Adaptation des polars de Jean-François Parot, Nicolas Le Floch est commissaire au Châtelet sous le règne de Louis XV et ses enquêtes le mènent
des salons huppés de la bourgeoisie à la cour du Roi en passant par les bas-fonds de la capitale. Décors et costumes chiadés, dialogues ampoulés, sympathique sans être inoubliable. Néanmoins un bel effort du service public pour nous donner un programme de qualité.
Dimanche soir, j'ignore superbement Johnny Depp et les Pirates des Caraïbes - contrairement à vous si j'en juge aux chiffres de l'Audimat - car l'Inspecteur Barnaby m'attend sur France3 pour une enquête plutôt réussie.
Une semaine de télé comme je les aime, avec du foot, de la littérature et un Hitchcock, personnellement je n'en demande pas plus.
20:22 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : hitchcock, nicolas le floch, johnny depp, clint eastwood |
19.10.2009
Ma semaine télé du 12 au 18 octobre
Je laisse la zapette refroidir pendant deux jours et ce n'est que mercredi que je branche la télévision sur TF1 pour suivre le match de football France/Autriche. Une rencontre qui compte pour du beurre comme on disait quand nous étions gamins ; le résultat n'a aucune incidence sur la suite des qualifications pour le Mondial, la France devra passer par l'épreuve humiliante des barrages. Tout comme lors du match précédent nous avons enfin vu des buts. Les Bleus sont-ils définitivement en orbite ? Les maîtres du suspense nous annoncent une semaine de folie pour le mois prochain.
Jeudi j'étais bien avant l'heure devant France5 pour La Grande Librairie. Entre autres invités, Umberto Eco et Jean-Claude Carrière. Le second a conservé sa barbe, alors que l'Italien (auteur érudit du Nom de la Rose) l'a rasée et tous deux ont écrit un ouvrage en commun
N'espérez pas vous débarrasser des livres, un recueil d'entretiens dans lequel il développe l'idée selon laquelle le livre n'est pas prêt de disparaître. Le livre électronique est certainement une très belle invention (les gamins qui vont à l'école pourraient avoir tous leurs livres dans cette version électronique ce qui leur éviterait de trimballer un sac de quinze kilos) mais comme le rappelait Umberto Eco, un livre qui tombe du dizième étage reste lisible pas un livre électronique ou encore, Robinson Crusöe sur son île aurait pu consulter un livre électronique pendant quelques heures le temps que sa batterie se vide mais pas plus. Umberto Eco nous rappela avec à-propos qu'il n'y avait rien de plus éphémère que les supports dits durables, disquettes, CD, CD-Rom, DVD etc. qui sont sans arrêt remplacés par de nouveaux supports, mais dont aucun n'a une durée de vie illimitée au contraire du livre ! Je me suis couché rassuré, je ne suis pas prêt de voir disparaître les bouquins sous la forme que je leur connais, ouf !
Vendredi sur France2 les Contes et nouvelles du XIXème siècle nous proposaient Les trois messes basses d'Alphonse Daudet un conte de Noël drôle et cruel. Le soir de la fête sainte, le révérend Balaguère (Patrick Bosso) commet le pêché de gourmandise, poussé par le Diable qui a pris l'apparence d'un sacristain et le fait saliver en lui faisant miroiter les délices qui l'attendent lors du repas de réveillon donné par le marquis après la messe. Aveuglé par la gourmandise, la messe est expédiée à une vitesse folle et le dîner dévoré gloutonnement lui sera fatal. Un programme agréable et qui mettait en appétit !
Samedi soir M6 proposait Kaamelott : livre VI soit le retour de la série culte de la chaîne. Genèse : autrefois M6 diffusait un programme court le soir vers 20h30 l'extraordinaire et désopilant Pause Café avec Bruno Solo. Quand la série s'arrêta elle fut remplacée par un autre programme court Kaamelot dont l'action revisitait la légende du Roi Arthur. Dialogues ciselés, gueules de raies mal aimables, une réussite absolue. De programme court la série évolua en programme long à diffusion ponctuelle. Cette dernière saison s'annonce en neuf épisodes de quarante minutes et nous fait vivre les années romaines d'Arthur jusqu'à son arrivée sur le trône de Bretagne. La
distribution est soignée puisqu'aux côtés des acteurs habituels on croise aussi Pierre Mondy, Patrick Chesnay, Tchéky Karyo etc. tous les ingrédients d'une bonne soirée télé. Pourtant je ne saurais dire pourquoi, mais je n'ai pas été emballé, j'étais à priori conquis d'avance mais j'ai trouvé cela moins drôle et moins enlevé que dans le passé. Pourquoi ? Bien Merlin qui pourrait le dire !
Dimanche, je l'avais noté dans mon agenda depuis plusieurs semaines, sur Virgin 17 soirée Beatles. L'enregistreur est programmé, j'enregistre le documentaire sur les sessions d'enregistrements de disques, le film Help ! et le concert de Paul McCartney, je regarderai tout cela plus tard et par petits bouts. Le témoin lumineux vient de s'allumer, l'enregistrement démarre, rassuré je me cale confortablement sur France3 comme tous les dimanches pour suivre ... l'Inspecteur Barnaby ! De la chambre j'entends déjà l'appel de la couette, quoi de plus émouvant quand la nuit est tombée ?
20:58 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : kaamelott, umberto eco, daudet, bosso |
12.10.2009
Ma semaine télé du 5 au 11 octobre
Mardi j'ai hésité à revoir Ah ! Si j'étais riche sur France3, j'ai allumé le poste au milieu de la soirée pour voir la bonne bouille de Jean-Pierre Darroussin mais j'ai rapidement abandonné la partie que j'avais déjà jouée. Ce n'est que jeudi sur France5 que je me suis réellement installé
devant ma télé pour suivre La grande librairie. Ce soir l'émission s'était déportée à New York pour un entretien avec un invité unique, Philip Roth. Quelques images de la ville qui ne dort jamais et interview de personnes connaissant l'écrivain et son œuvre pour en dresser la personnalité. Enfin, interview décontractée avec le grand romancier américain semblant en pleine forme à près de 76 ans.
Vendredi sur France2 dans la série Contes et nouvelles du XIXème siècle, adaptation d'une nouvelle de Courteline, Boubouroche. L'homme, la femme et l'amant, le trio fameux qui tout comme les pommes de terre, se prête à toutes les sauces. Un cocu grandiose, aveugle à toutes les preuves fournies par son voisin et même à la présence de l'amant dans un cagibi de l'appartement, gobera toutes les explications fournies par sa maîtresse qui ira jusqu'à le pousser à l'épouser et continuer ses manigances impunément. La rouerie féminine comme un grand art. Très amusant - dans ce genre déjà largement vu et revu - mais gâché à mon goût, par Bruno Putzulu qui jouait le cocu comme s'il s'agissait d'un personnage de dessin animé, sa voix étant particulièrement pénible.
Samedi je fais l'impasse une fois de plus sur la prestation footballistique des Bleus contre les îles Féroe, le résumé demain sur TF1 à Téléfoot suffira largement, je me cale sur ARTE car Les Tudor tiraient leur révérence. Les protagonistes se repositionnent, le cardinal Wolsey exclu du jeu en vient à se suicider, la sœur du roi décède de la tuberculose, Cromwell nouveau chancelier mène au bûcher ses premiers hérétiques, Henri VIII ne pouvant obtenir de l'église son divorce d'avec la
reine prend ses distances avec le pape, les Boleyn accèdent au pouvoir et la fille Ann cède - enfin ? - aux coups de butoir du roi. Ainsi se termine la première saison de cette série. Dix épisodes remarquables mais les cinq dernières minutes de la fin, me laisse un goût amer de pas fini. C'est toujours le même problème avec ces séries, on excite la curiosité du spectateur pour qu'il attende la saison suivante avec impatience mais comme elle ne sera diffusée que dans un an peut-être, on reste sur sa faim et finalement ça gâche le spectacle.
Dimanche j'enregistre le film de Richard Donner sur TF1 avec Bruce Willis, 16 Blocs (2006) que je regarderai un jour prochain et je glisse lentement dans les bras de Morphée avec l'Inspecteur Barnaby sur France3. Une très petite semaine télé en vérité, je vous le dis.
20:23 Publié dans Vu à la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : les tudor, barnaby, bruce willis, philip roth |



