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31.05.2007

Le chant du départ

C’était dans l’air du temps depuis l’année dernière, puis en début d’année ça c’est précisé et ces dernières semaines c’est devenu une certitude. Pourtant, insensément je me disais qu’elle renoncerait peut-être à la dernière minute, qu’elle renfourcherait sa monture pour nous accompagner encore quelques années, le temps en fait que je parte le premier ! L’idée était idiote autant qu’égoïste mais j’aurais bien aimé, car aujourd’hui je, nous, devons faire face à la dure réalité, elle nous a quittés. Monique B. prend sa retraite et nous restons seuls, hébétés, sans encore réaliser ce qui nous arrive. Son calme, ses connaissances et sa grande expérience, sa précision pointilleuse vont faire défaut assez rapidement. « Nul n’est irremplaçable » dit un adage professionnel simplet. Certes. « Un seul être nous manque et tout est dépeuplé » répond plus pertinemment le poète. Au revoir Monique et merci pour tout.

 

30.05.2007

Ceci n'est pas un Spam

Effarant ! C’est le mot qui me vient à l’esprit quand j’ai pris connaissance des statistiques diffusées par la DSI sur les Spams reçus par notre entreprise. Nous recevons environ 85 000 messages par jour en moyenne et sur ces mails, 52% sont détruits immédiatement avant d’arriver dans nos messageries, 34% sont considérés comme douteux et nous sont néanmoins envoyés mais « tagués » SPAM, enfin il reste 14% - seulement - des mails qui sont considérés comme valides !

Selon l’encyclopédie WIKIPEDIA :

Le mot pourriel, proposé par l'Office québécois de la langue française en mai 1997, est un mot-valise construit à partir de poubelle et courriel tandis que polluriel est construit à partir de pollution et courriel. Le mot pourriel est d'usage assez courant, polluriel est plus rarement utilisé. La proposition d'officialisation de pourriel par la Commission générale de terminologie et de néologie française a été rejetée par l'Académie française. Le verbe spammer est souvent utilisé dans le langage familier pour qualifier l'action d'envoyer du pourriel. Le mot spammeur désigne celui qui envoie du pourriel. Les mots polluposter, pollupostage et polluposteur, proposés aussi par l'OQLF, en sont leurs équivalents. On considère que, à l'heure actuelle, plus de 90% du trafic de courriel est du pourriel.

L'association de spam et de indésirable provient d'un sketch comique des Monty Python dans lequel le même mot, désignant un jambon en boîte de basse qualité, envahit la conversation et le menu d'un petit restaurant. SPAM est la contraction de SPiced hAM (jambon épicé) et est une marque créée et déposée par Hormel Foods en 1937. En effet c'est une publicité radiophonique pour SPAM, pendant laquelle la marque était répétée de nombreuses fois, qui est à l'origine du sketch des Monty Python.

 

29.05.2007

Le Nouveau Centre

Quoiiiiiiii ? Qu’est-ce que c’est-y que j’apprends ? On ne me l’avait pas dit, il y a un Nouveau Centre ? En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Les UDF sarkozystes viennent de créer un nouveau parti où s’ébattront André Santini, Christian Blanc, Nicolas Perruchot, Hervé Morin bref, j’en passe et des meilleurs, surtout des meilleurs d’ailleurs. Mais à quoi va servir ce parti me demanderez-vous ? Là est bien la question, car Centre pour moi ça veut dire cœur, mais ces types là n’en ont pas sinon ça se saurait; ou bien encore noyau, mais des noyaux c’est bien ce qui leur manque le plus ; reste milieu, là c’est plus plausible si on l’écrit avec un M majuscule. Quant à Nouveau, qu’y a-t-il de nouveau dans ce Centre ? Car s’ils ont cru nécessaire de le spécifier, c’est que ce n’était pas évident. Là encore, Nouveau pour moi ça veut dire jeune, moderne, différent mais alors quel rapport avec ces gars là ? Il faut néanmoins croire que dans les milieux autorisés –les voilà nos centristes- on s’est laissé à penser que le terme était porteur. Oh ! Coluche, comme tu nous manques …      

 

La fête des voisins

C’est aujourd’hui la fête des voisins, pas de mes voisins en particulier, mais de nos voisins à tous selon le désormais connu principe qui consiste à se réunir dans le hall de l’immeuble, car dehors sur le trottoir avec le temps qu’il fait ce serait intrépide. Ca permet de se connaître, c’est la convivialité, c’est moderne. Chacun apporte son plat préféré, c'est-à-dire que tout le monde viendra avec un saladier de taboulé et un paquet de Chips « Pour ceux qui n’aiment pas le taboulé ! » a précisé la dame du second. Le type du quatrième, le célibataire qu’on ne croise jamais dans l’escalier, est venu avec une bouteille de vin rouge qu’il ne lâche pas et ne sert chichement, que ceux qui en réclament. C’est le couple du rez-de-chaussée dont le mari est très bricoleur, si l’on en juge par sa perceuse électrique qui geint tous les week-ends, qui a installé une grande table avec une porte renversée sur deux tréteaux et un grand drap, celui du lit du fils qui est en stage en province. Quelques chaises pliantes sont prévues pour la vieille dame du premier qui a promis de venir dès que son émission « Des chiffres et des lettres » sera terminée et son voisin qui ne se plaint plus de sa jambe depuis qu’on lui a retiré un rein. Les gamins ont déjà investi les lieux depuis belle lurette et profitent de leur relative liberté d’action pour tenter de crocheter les boîtes aux lettres, sinon ils renversent leurs verres de soda sur le linoléum ce qui crée des mares gluantes qui nous collent aux godasses. « Tu vois René, si tu étais descendu en chaussons dans quel état ils seraient ? » tance discrètement son mari, une dame d’un certain âge que je n’avais jamais vue auparavant. Les conversations vont bon train, on échange des recettes de flan aux courgettes contre des adresses de dépositaires de pelotes de laine, quand un branle-bas dans l’escalier attire notre attention. C’est la rouquine du quatrième qui arrive, tout affolée et dépoitraillée, tentant sans gros efforts de maintenir fermé son peignoir d’intérieur. « Est-ce qu’il y aurait un homme bricoleur ? J’ai des cookies aux four, je me suis risquée sur le palier pour vérifier si la fête était commencée et la porte s’est refermée. Je n’ai pas mes clés. » La dame du rez-de-chaussée, vous savez, celle dont le mari a une grosse perceuse, lui jette un regard furibard et parfaitement clair qui l’expédie vers son appartement « chercher un tire-bouchon ». Le couple du troisième gauche, des gens de couleur « mais parfaitement respectables » me susurre un voisin non identifié, a apporté une spécialité de leur pays dans un récipient plastique compatible micro-onde et congélateur. « Vous verrez, ça se mange sans faim » déclare la dame en posant le plat sur la table. A voir les yeux atterrés de l’assistance, ils vont avoir des restes pour la semaine. Vers vingt-deux heures, quand le vieux chien qui habite au rez-de-chaussée s’est aperçu que la chatte d’une voisine du second était descendu elle aussi participer à la sauterie, la soirée a commencé à dégénérer. Le hall n’est pas bien grand, en tout cas il n’a pas été conçu par les architectes pour qu’on y tienne banquet, alors quand les animaux se sont mis à se courser, encouragés par les gamins qui trouvaient là une nouvelle occupation, nous avons décidé de plier bagages, incités il est vrai aussi, par le locataire du quatrième droite, un illuminé notoire qui hurlait de son appartement « qu’il allait descendre avec son fusil si nous n’arrêtions pas notre bordel ». Ce fut le mot de la fin, chacun retourna dans ses pénates, qui avec son saladier vide, qui avec sa chaise pliante. « Bonsoir chez vous ! » « Bonsoir madame… » Ma phrase resta en suspens car je ne savais toujours pas le nom de la dame d’un certain âge, la femme de René.                   

 

28.05.2007

Ben Schott : Les miscellanées de Mr Schott

Evacuons tout de suite l’interrogation que vous cause le titre. Pour le Grand Robert il s’agit d’un mélange scientifique ou littéraire, d’un recueil. Vous voilà donc riches d’un nouveau mot et nous n’en sommes qu’au titre de l’ouvrage. Car je ne vais pas vous parler d’un roman, ni de tout autre ouvrage littéraire, mais d’un livre absolument remarquable, par n’importe quel angle où on l’aborde. Déjà l’objet est très beau, un petit livre de 158 pages, table des matières incluse, au format 19 cm par 12 cm, à la couverture élégante et sobre. Un marque page de tissu rouge pour faire une pause dans la lecture et l’élégance du texte imprimé en Adobe Garamond pour le confort de l’œil. Idéal dans un sac de dame ou sur votre table de chevet, car venons en au contenu, quand vous posséderez cet opus vous ne pourrez plus vous en passer, s’en éloigner c’est souffrir, l’égarer c’est mourir. Ce recueil, car c’en est un indubitablement, compile les connaissances les plus diverses, joignant le futile à l’agréable. Quels sont les Dix Commandements ? Comment se nomment les Chevaliers de la table Ronde ? Quelles étaient les dix plaies d’Egypte ? Le nom des héroïnes des James Bond ? Les indications permettant de repérer Alfred Hitchcock  dans ses 37 films ? Un glossaire d’argot Bruxellois ? Les surnoms des clubs de football ? Les gagnants de l’Eurovision ? J’arrête la liste, vous m’avez compris, ce bouquin merveilleux peut s’apparenter au Quid pour le vulgum pécus, mais pour moi, pour vous, amoureux du Livre, il s’agit d’une perle rare, d’un bijou de l’édition. Quand on en a un exemplaire dans sa bibliothèque, on ne pense qu’à en offrir à ses amis, cerise sur le gâteau il est à prix doux.

Ben Schott :  Les miscellanées de Mr Schott     Editions Allia   

 

27.05.2007

Toute la musique que j'aime

Adepte de la StarAc ’, foie jaune, passe ton chemin, ici nous parlons de musique, celle qui poisse le cuir du Perfecto et donne son odeur aux chaussettes sorties des Santiags. Présentation de mes dernières acquisitions avec effet crescendo, du plus calme au plus énervé !

202a47ab36681345f4bcb7b29626b547.jpgJohn Hammond : Push comes to shove

Un nouveau disque de John Hammond est toujours une promesse tenue de bonne musique. Du blues donc, joué par un quatuor qui en maîtrise parfaitement le genre. John Hammond est un guitariste au jeu élégant et fin qui ne se lance pas dans des solos interminables mais qui sait alterner les temps forts en ponctuant les morceaux d’harmonica ou de national steel guitare. Si j’en crois sa discographie, on n’est pas loin des trente albums et celui-ci est un bon cru.

c03b5220a159f6ed97ae56e290f4cd95.jpgMighty Mo Rodgers : Redneck Blues

On avait découvert Mighty Mo Rodgers en 2002 avec l’excellent Red White and Blues  quelques albums après il nous revient avec « le troisième volet d’une odyssée musicale dans laquelle je souhaite relater les tribulations du Peuple du Blues. » « Yeah ! Here we are ! The South just like I pictured it. This is where it all come from, the Blues. » De sa grosse voix superbe Mighty Mo nous entraîne dans un extraordinaire voyage musical, bluesy certes mais pas toujours, ce qui donne encore plus de valeur à ce disque, car on l’aura compris, ici pas de reprises, toutes les compos sont du bonhomme. Excellent, c’est tout.

53066142f83f6021c15f41003e1ecd27.jpgLittle Bob :  Live in the Dockland

Qui ne connaît pas Little Bob ne connaît rien au rock. Le Petit Bob est le seul rocker Français qui tienne la dragée haute aux Anglo-Saxons et ce depuis 30 ans, d’où cet album anniversaire enregistré dans son fief au Havre. Pour un prix doux, vous avez le CD + un DVD d’un autre concert (avec des tas d’invités comme d’ex-Pretty Things ou Beverly Jo Scott) l’occasion de voir la bonne bouille ronde du petit gros, toujours souriant, toujours vaillant et pur, sans compromissions, défendant un rock/blues bien charnu et pêchu avec une voix  exceptionnelle digne des plus grands shooters de la scène internationale. Un batteur, un contrebassiste, un clavier, un bon guitariste et voilà un gang qui chaque soir sur la route donne deux heures de bonheur et de suées à son public. Il termine souvent ses concerts par Nobody’s Born to Lose  … bon esprit !

a26edfc2fc662f64995558ad811aa8ab.jpgPoint Blank : Reloaded

Point Blank est un groupe estampillé US créé par d’anciens roadies de ZZ TOP dans les années 70, donc inutile de vous faire un dessin, ici tout est dans les guitares et le boogie n’est pas loin. Ca fuse de tous côtés, sur une grosse rythmique où paradoxalement un nain (je le jure !) tient la basse. Guitares électriques et slide guitare sont à la fête avec des giclées d’harmonica pour le moelleux. Buddy Whittington ancien guitariste chez John Mayall (une référence sur un CV) est venu donner la main à cette joyeuse bande de graisseux pour ce disque enregistré lors d’un concert à Fort Worth au Texas en 2005. Je n’ai pas trouvé de bonnes photos du groupe sur le Web, sinon je l’aurai mise à la place de celle de la pochette du disque. Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, dans le monde du rock l’habit faisant souvent le moine, une photo de ce gang d’affreux aurait suffi à expliciter mon propos. Play it Loud !    

 

Zodiac : film de David Fincher

c5dc6af1758565185225d73820f9a097.jpgDans les années 60 autour de San Francisco, un mystérieux tueur, un serial killer, se fit connaître sous le nom de Zodiac. Il semait des indices, adressant à la police et aux journaux des messages cryptés, s’attribuant une trentaine d’assassinats. Le tueur ne fut jamais formellement identifié et inspira de nombreux auteurs de polars et le cinéma avec par exemple L’inspecteur Harry. Le film retrace l’histoire de ceux qui consacrèrent une dizaine d’année de leur vie à le démasquer, l’inspecteur David Toschi (Mark Ruffalo) et son adjoint, le journaliste Paul Avery (Robert Downey Jr) spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicles  et Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal déjà vu dans Brokeback Mountain) dessinateur dans ce même journal.

 

Difficile de chroniquer ce film pour de nombreuses raisons. Par exemple, dès le départ on sait que le tueur ne sera pas démasqué puisqu’il ne s’agit pas d’une fiction mais de faits réels, d’où une certaine frustration, surtout que la fin nous montre que l’enquête a réussi à accumuler un faisceau de preuves quasi définitives mais insuffisantes pour que le suspect soit considéré comme accusé. Le film est très long, près de 2h36, pourtant je n’ai pas ressenti l’ennui bien que la mise en scène soit assez sobre. Les quelques meurtres montrés sont terriblement éprouvants sans pour autant que Fincher n’utilise la débauche de sang ou d‘effets chers au cinéma de ces dernières années d’où un film avec très peu d’action dans le sens Hollywoodien du terme (poursuites, bagarres, effets spéciaux sont complètement absents) mais qui n’est qu’une interminable recherche de la vérité, touchant à l‘obsession pour Robert Graysmith, au péril de sa vie familiale, mais qui le portera aux ultimes limites de la vérité en tout cas à son intime conviction. Un bon film au goût étrange, avec une mention particulière pour l’excellent Robert Downey Jr dans le rôle du journaliste tombant dans la déchéance et la bande son discrète mais qui ne pouvait pas décevoir puisqu’il s’agit du rock des années 60 à SF.         

 

26.05.2007

Coup de main aux invalides

Un site porno sur le Web, bof ! Il y en a tellement que je ne m’étendrais pas sur le sujet si ce site n’offrait pas un petit plus. Il se trouve que lorsque SoundsDirty annonce « Accessible à tous » il ne s’agit pas de publicité mensongère puisque les aveugles peuvent en profiter grâce à un commentaire audio, quant aux sourds ils profiteront de versions sous-titrées ! Alors, GIC ou GIG, profitez-en, l’essentiel c’est qu’il vous reste une main de libre … pour cliquer sur la souris !

Attention il s’agit réellement d’un site classé X :  http://www.soundsdirty.com/    

25.05.2007

Pentecôte

La Pentecôte n'est plus jour férié comme vous le savez et on se console en se disant que c'est pour que nos petits vieux n'aient pas trop chaud dans leurs hospices. De la cause à l'effet, le raisonnement reste assez mystérieux, mais si lorsque je vais travailler j'évite la suée à un papy, pourquoi pas ? Donc, j'avais fait mon deuil d'un week-end prolongé qui aurait terminé en beauté un mois de mai déjà bien pépère quand une idée saugrenue m'est venue en début de semaine, "Et les transports en commun ? Que font-ils ?". Un coup de téléphone et deux clics sur internet m'ont vite renseigné, ils pratiqueront les horaires des week-ends, voire des jours fériés, c'est à dire que si je viens travailler ce lundi, je devrai en baver dans les bus et trains beaucoup moins nombreux qu'à l'ordinaire, c'est à dire encore que je vais me prendre une suée nerveuse certaine causée par la promiscuité dans un wagon bondé. La canicule n'étant pas annoncée pour lundi, papy ne souffrira pas que je reste au lit ... CQFD !

 

 

 

24.05.2007

Colis piégé : le dénouement

13h 45  Sauvés ! Nous sommes sains et saufs, soyez rassurés ! Le colis suspect, une valise, a été explosé par les artificiers, il s’agissait d’une fausse alerte. Nous nous congratulons in petto et nous attelons à notre travail comme si de rien n’était. Ainsi va la vie. Evidemment, s’il y avait eu des victimes, vous auriez eu droit à un reportage plus palpitant, une autre fois peut-être ?

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