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31.08.2007

Le zouave et la lady

Diogène, profession philosophe, avait choisi de vivre dans le dénuement dans un tonneau. Lady D., profession princesse, vivait dans le luxe mais finit dans un tonneau sous le pont de l’Alma. Le zouave, immobile et muet, cherche toujours le rapport entre l’effet et la cause. 

 

30.08.2007

La vie de bureau

La vie au bureau n’est pas toujours facile et je ne parle pas que de l’aspect professionnel de la chose. Il y a aussi la promiscuité obligatoire, avec des collègues imposés par l’entreprise. Parfois c’est amusant, parfois c’est pénible, c’est selon. Le matin j’arrive toujours le premier ce qui me permet d’observer les entrées successives de mes collègues. Il y a « pétrolette », c’est ainsi que je l’ai surnommée, qui déboule bruyamment dans le service et dont le premier geste consiste à ouvrir la fenêtre en grand dans son bureau. Comme c’est son bureau il est difficile de lui faire remarquer que dehors il fait froid et que dans quelques minutes, cette fraicheur va se glisser dans le bureau des autres par un jeu de courants d’air difficilement maitrisable. La ménopause est un moment difficile à supporter pour tout le monde. Ca c’est le cas où il n’y a pas de ratés dans le carburateur de la « pétrolette » et qu’elle est calme, car il y a aussi des matins où elle va se ruer sur la photocopieuse et lancer en parallèle des éditions monstrueuses sur l’imprimante du service ce qui va bien sûr être suivi d’incidents techniques comme des bourrages de papier ou des pannes d’encre, d’où ronchonnements et excitation, portes qui claquent, tiroirs qui couinent de douleur. Les boules Quiès ne sont pas fournies par l’entreprise. La suivante à faire son entrée, c’est « l’autre ». Un pas pesant et lourd dans l’escalier, un tâtonnement long et fastidieux dans la serrure, c’est elle à coup sûr. Le souffle court, ce sont immédiatement des commentaires débridés sur les péripéties héroïques dans les transports en commun qui lui ont permis d’arriver en retard. Après j’aurai droit aux reniflements, crises de toux effrayantes etc. qui font bien comprendre à l’entourage qu’on a affaire à une grande malade. Le vaccin antigrippe est fourni par l’entreprise. Enfin ( ?) arrive le chef, escalier monté quatre à quatre, porte ouverte à la volée, « Bonjour ! Ca va être chaud aujourd’hui, je le sens ! ». La boucle est bouclée, merci Mr Météo.       

 

29.08.2007

Le Parti en Sommeil

Michel Rocard avait déclaré la semaine dernière que « le PS n’est plus pour un paquet d’années en situation de gouverner ». Dans ces conditions le Parti en Sommeil n’ayant plus grand-chose d’excitant à offrir aux méninges bouillonnantes de l’ex-Premier ministre celui-ci a accepté de Nicolas Sarkozy une place dans le comité chargé d’organiser la concertation sur la revalorisation du métier d’enseignant. Un « comité chargé d’organiser la concertation », c’est en somme un petit groupe de penseurs qui va préconiser la création d’un groupe élargi de réflexion avec les représentants des intéressés. Une sorte de multiplication des pains par N.S. où NS amis cruciverbistes n’est pas Notre Seigneur … 

 

28.08.2007

Crise de foi

Le magazine américain Time annonce la parution cette semaine, d'un livre de lettres inédites de mère Teresa décédée en 1997. Dans cet ouvrage compilé par un de ses proches, la religieuse catholique béatifiée en 2003 confie ses doutes sur l'existence de Dieu. Si mère Teresa n'est pas certaine de l'existence de Dieu vous imaginez la taille du doute qui doit tarauder les autres ...

 

 

27.08.2007

Avis de tempête

Alors que les vacances se terminent lentement mais sûrement, je vous envoie cette carte postale du bureau où la aussi la météo n’est pas aussi clémente qu’on espèrerait. Si le vent s’est temporairement calmé ce mois-ci, l’air ambiant laisse supposer que ce n’est que partie remise et les « anciens » du pays attendent l’arrivée du cyclone pour les toutes prochaines semaines. Evidemment il y a les insouciants qui ne se fient qu’aux bulletins quotidiens pour adapter leur comportement à la situation et puis il y a les inquiets chroniques qui s’activent comme des fous à clouer des planches sur les portes et fenêtres en scrutant le ciel l’air hagard, le Blackberry en main calé sur une fréquence de la météo locale. Nul ne sait réellement quelle attitude est la mieux adaptée mais on peut être certain par contre, qu’après la pluie vient le beau temps.   

 

26.08.2007

La mémoire des doigts

La vie moderne nous oblige de plus en plus à mémoriser des codes d’accès ou des mots de passe. Que ce soit à titre privé, votre carte de paiement, le code de votre immeuble ou à titre professionnel avec les mots de passe à profusion pour se connecter à telle ou telle application informatique et je ne parle même pas d’Internet car à vouloir lister tous les cas nous y serions encore demain. Parfois je me demande comment je peux me rappeler de tous ces codes moi qui n’ai pas une mémoire extraordinaire. Bien sûr quand c’est possible je triche, j’utilise le même code pour des situations différentes ou bien je tiens une liste à jour, de toute façon je note ces codes quelque part, anonymement, au cas où ma mémoire me ferait défaut car il m’est arrivé une fois ou deux, d’oublier le mot de passe de ma carte Bleue chez un commerçant. Là, mon embarras était double, premièrement à cause du regard suspicieux du boutiquier et des soupirs agacés émanant de la file qui attendait derrière moi mais aussi parce que mon trou de mémoire m’inquiéta, étaient-ce les prémices d’Alzheimer ? Avec tout ce qu’on lit dans les journaux on a vite fait de se faire peur. Mais c’est une application informatique professionnelle qui m’a fait découvrir quelque chose que j’ignorai, à savoir que les doigts ont de la mémoire ! Pour me connecter à cette application je dois taper un code secret de treize chiffres, or je me suis aperçu que j’étais rarement capable de citer ces treize chiffres alors que dès que je suis devant mon écran d’ordinateur, mes doigts tapent le code machinalement et sans erreur. De là à en déduire que les doigts ont de la mémoire, il n’y a qu’un pas que je n’ai pas encore franchi car se poserait alors la question, dans quelle partie du doigt se situe cette mémoire ? Et d’abord, tous les doigts ont-ils de la mémoire ou seulement un seul par main qui en donnerait aux autre ? Dans ce cas on pourrait alors parler de doigt donneur !      

 

25.08.2007

Babar se barre

Babar vient de mourir et tous les enfants sont tristes. Sa silhouette pataude et ses grands yeux qui lui donnaient un air de E.T. vont nous manquer. Nous aurons une pensée émue pour la reine Céleste son épouse et leurs enfants Flore, Pom, Alexandre le naïf et Isabelle la petite sœur. Enfin nous n’oublierons pas non plus Zéphir le singe, le plus vieil ami de Babar, Arthur son cousin malicieux et puis la Vieille Dame qui lui avait tout appris ainsi que Cornélius le vieux sage. Pardon ? …  Ah ! Excusez-moi, on me dit qu’il y a un malentendu, ce n’est pas Babar qui est mort mais Raymond Barre. Autant pour moi.

 

24.08.2007

Voyages dans un fauteuil

Cette fois nous n’emprunterons pas l’avion ou le train, nous n’aurons même pas besoin de chausser nos rangers et encore moins de nous charger d’un quelconque sac à dos ou d’une valise étiquetée à notre nom. Le voyage sera encore plus beau peut-être, puisqu’il est de ceux qu’on fait confortablement lové dans un coin de son canapé, un livre à la main et la théière fumante sur la table basse. L’expédition par procuration ou les joies sans les peines, l’action sans l’effort. « Le plaisir qu’on trouve à voyager dans sa chambre est à l’abri de la jalousie inquiète des hommes ; il est indépendant de la fortune » (1) 

            J’ai fait le tour du monde. Avec Paul Théroux (2), grâce au chemin de fer qui permet de parcourir de longues distances tout en profitant du paysage et en côtoyant les autochtones, je connais la Chine , du désert de Gobi aux confins du Tibet, de la Grande Muraille à Ürümqi dans l’extrême ouest. La région m’est aussi familière par les récits plus anciens d’Ella Maillart (3) qui en 1935 quitte Pékin en direction du Sin-Kiang à dos de mulet ou de chameau pour une épopée que nul film ne pourra jamais égaler dans mon imagination. Concevoir un tel voyage quand on est une femme, à cette époque, dans une région troublée politiquement, voilà un beau défi mais quand il est relevé magistralement comme ici, chapeau bas ! L’Asie centrale me fascine assez pour que j’emboîte les pas d’Armin Vambery (4) déguisé en derviche errant qui gagnera Téhéran puis, à pied ou à dos d’âne, les régions interdites du Turkestan et les cités légendaires de Samarkand ou Boukhara et L’Afghanistan. Ces quelques exemples de voyageurs intrépides ne sauraient égaler le Père Huc (5) (il y a pas de jeu de mots !) qui entreprit en 1841 un périple de cinq années à travers Mongolie et Chine, en chariot ou jonque. Il fut le premier Français à atteindre Lhassa, adoptant costume, langue et règles de vie des régions traversées.

            Une première pause s’impose, et une gorgée de thé me permet de reprendre mes récits de voyages. Après l’Asie j’ai aussi fait l’Afrique bien évidemment. J’ai cherché les sources du Nil avec Burton et Speke (6). Là, on pense à Zanzibar, aux caravanes d’esclaves et trafiquants, aux grands lacs africains, à la chaleur accablante, aux souffrances que ces hommes vont endurer. Par contre, pour le célèbre « Docteur Livingstone, je présume ? » c’est Henry Stanley (7) qui s’y colle. Là encore, ce sont guides indigènes, crocodiles, miasmes et pachas locaux. L’Afrique c’est aussi le désert et son grand diseur reste Théodore Monod (8). Quand l’aventure rencontre la poésie, la sagesse en découle. Au milieu de l’erg, seul, vous n’êtes rien qu’un minuscule grain de sable, un maillon du Grand Dessein ; l’accablement du « je ne suis que cela » et la puissance du « mais je suis un Homme » envahissent votre esprit et l’expérience mystique vous plonge dans la béatitude. On peut aussi voyager et rigoler, c’est le cas avec O’Hanlon (9) qui part à la recherche d’un dinosaure au Congo. Après avoir échappé à l’étreinte amoureuse d’un gorille le voici sur l’Impfondo un vieux rafiot qui remonte le fleuve Congo.

Ne laissons pas refroidir le thé dans nos tasses, j’allume une lampe basse qui donne une chaude clarté à la pièce et je me replonge dans mes bouquins chéris. L’Océanie offre elle aussi de belles images à mon imagination galopante. Bien sûr il y a Thor Heyerdahl (10) et son expédition de 1947 sur un radeau entre le Pérou et la Polynésie qui devait démontrer que les Incas auraient pu franchir les 6900 kilomètres séparant les deux continents. Ce qui nous amène à l’Ile de Pâques (11) et aux théories les plus folles pour expliquer la présence de ses monolithes dressés comme des sentinelles géantes … A cet instant vous pouvez vous laisser aller à toutes les spéculations, plus elles seront farfelues, plus votre imaginaire en sortira gratifié. Posons notre livre, fermons les yeux et supposons que…

            Et l’Amérique, tu connais ? La vraie découverte, vous la ferez avec Mark Twain (12) qui nous narre sa vie de conducteur de bateau à roue sur le Mississipi ou Audubon (13) le célèbre dessinateur des Oiseaux d’Amérique qui s’embarque dans la remontée du Missouri aussi loin que possible sur un bateau de trappeurs, à travers les territoires indiens jusqu’à la Yellow River et même les Rocheuses pour dessiner toutes les espèces d’oiseaux qu’il croisera sur sa route. Cette expédition de 1843 sera aussi sa dernière et son journal prend des airs de testament. Il n’y a pas une Amérique, mais des Amériques. La preuve avec Samuel Hearne (14) qui s’était lancé dans une traversée de la toundra canadienne entre 1769 et 1772, ce qui nous vaut un remarquable récit d’amitié avec son guide indien Matonabbee et d’aventures de vie et de mort. Pour ceux qui sont intéressés par les indiens il est indispensable de consulter le fabuleux Pieds nus sur la terre sacrée (15) illustré de  photos de chefs comme Sitting Bull, Geronimo ou la Princesse Angeline dues à l’illustre Edward S. Curtis. Des photos en noir et blanc sublimes, accompagnées de textes émouvants sur les grandes nations indiennes (Sioux, Apache, Ojibway, Choctaw etc.…) décimées par les colons. Un must absolu. Tout au sud de nos Amériques, il y a la Patagonie et son chantre le plus célèbre est certainement Bruce Chatwin (16). Je vous résume le pitch, un jour le jeune Bruce quitte tout pour partir découvrir ce bout du monde à cause d’un fragment de peau de brontosaure exposé dans une vitrine chez sa grand-mère. 

            Tout au nord, le Groenland est une terre fertile en aventures et si Monod était le pape des déserts de sable chaud, Malaurie (17) est celui des déserts de glace. Le Français a vécu avec les Inuits, mangeant avec eux l’hiver ces oiseaux d’été qui ont pourri sous les pierres, écouté leurs récits mythologiques, pêché et chassé, conduit le traîneau à chiens dans le blizzard par un froid cruel pour devenir un véritable Esquimau, une nouvelle légende.

            Certainement vous sentez-vous un peu las. Tous ces pays, que dis-je, ces continents survolés aussi vite, une petite fatigue vous guette. Tenez bon, nous approchons du port, déjà les mouettes au-dessus du navire signalent que la terre est proche.

L’Europe nous la découvrirons avec Leigh Fermor (18) qui décide en 1933 de traverser à pied le vieux continent, de la Hollande à Constantinople. Une double aventure, celle d’un jeune homme en devenir et une Europe qui va bientôt connaître la guerre. Les Anglais sont de grands voyageurs et nous en terminerons avec leur île. Tout d’abord avec Stevenson (19), celui de L’Ile au Trésor ou de Docteur Jekyll et Mister Hyde, qui par des notes de voyage et des récits ou des souvenirs d’enfance, nous parle de son pays, le Ross de Mull, Magus Muir, les Pentland Hills ou Edimbourg. Ultime virée avec celui avec lequel tout a commencé, Paul Théroux (20) qui nous entraîne dans un tour de la Grande-Bretagne en train , à pied, bus ou stop de trois mois. Les ports, les mines fermées, les bagarres entre skins et mods, la vie en somme.

            Mon thé est froid, je referme mon bouquin et je contiens un léger bâillement. Il est tard et la nuit tombe, il est temps que je me couche, promesse d’autres voyages plus merveilleux encore peut-être.                            

Bibliographie :


1- Xavier de Maistre « Voyage autour de ma chambre » Editions Nilsson

2- Paul Théroux «  La Chine à petite vapeur » Grasset

3- Ella Maillart « Oasis interdites » Petite Bibliothèque Payot

4- Armin Vambery « Voyage d’un faux derviche en Asie centrale 1862-1864 » Phébus

5- Père Huc : « Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie et le Thibet » suivi de « L’Empire chinois » chez Omnibus

6- Burton et Speke : « Aux sources du Nil » Petite Bibliothèque Payot

7- Henry M. Stanley : « Comment j’ai retrouvé Livingstone » chez Babel

8- Théodore Monod : « Méharées » chez Babel

9- Redmond O’Hanlon : «O’Hanlon au Congo » chez Flammarion 

10- Thor Heyerdahl : « L’expédition du Kon-Tiki » au Livre de Poche

11- Francis Mazière : « Fantastique Ile de Pâques » au Livre de Poche

12- Mark Twain : « La vie sur le Mississipi » deux tomes chez Payot

13- John James Audubon : « Journal du Missouri » Petite Bibliothèque Payot

14- Samuel Hearne : « Le piéton du Grand Nord » Petite Bibliothèque Payot

15- « Pieds nus sur la terre sacrée » textes de TC McLuhan photos de Edward S.Curtis chez Denoël (1974)

16- Bruce Chatwin : « En Patagonie » Les Cahiers Rouges chez Grasset

17- Jean Malaurie : « Les derniers rois de Thulé » chez Pocket

18- Patrick Leigh Fermor : « Le temps des offrandes » et « Entre fleuve et forêt » chez Payot

19- Robert Louis Stevenson : « A travers l’Ecosse »  aux Editions Complexe

20- Paul Théroux : « Voyage excentrique et ferroviaire autour du Royaume-Uni » Les Cahiers Rouges  Grasset

 

23.08.2007

Les poignées

On apprend que Paris-Match a publié une photo de notre Zébulon national faisant du canoë torse nu lors de ses vacances américaines et que cette photo a été retouchée pour faire disparaître des poignées d’amours disgracieuses. On se demande à quoi pense la presse quand elle agit ainsi ? Sarkozy est sous les feux des médias et de l’opinion 24h sur 24h, le moindre de ses clignements d’œil est analysé et commenté, ce qui ne manque pas d’agacer l’opposition et ses détracteurs à juste titre, alors pourquoi mettre de l’huile sur le feu en « bricolant » une photo aussi banale ? Le président S…arkozy n’est pas S…uperman ! Qui pourrait le croire ? Aujourd’hui on gomme les bourrelets, demain on étire dans le sens de la hauteur, après demain on rectifie les oreilles et le nez etc. et dans six mois on ne le reconnaitra plus ! On a déjà vu dans le passé ce genre de traficotage, en URSS par exemple, où un dirigeant disgracié et passé à la trappe était gommé des photos officielles. Alors s’il vous plaît, n’utilisez Photoshop que pour de bons motifs …

 

21.08.2007

La cantine

La cantine, ou pour parler plus correctement, le restaurant d’entreprise, voilà un sujet bateau source de critiques faciles et souvent exagérées. Aujourd’hui je ne m’attacherai pas au côté gastronomique de la chose, j’aurai tout le temps d’y revenir une prochaine fois. Le problème depuis quelques temps, ce sont les travaux. Le restaurant qui s’étalait sur trois niveaux va être réduit à rez-de-chaussée et sous-sol. Bien entendu les travaux se font en août, période d’activité faible en raison des vacances, jusque là tout va bien. Où ça coince, c’est que actuellement les travaux ne nous laissent que le sous-sol pour nous livrer à l’un de nos vices préférés, le déplié de serviette et cliquetis de fourchette et couteau. Admettons, il faut bien que l’architecte puisse œuvrer à son aise. Mais la vraie galère, c’est que sur une surface bien moindre sont concentrées les chaines de service et les caisses. Les cuistots continuent à cuisiner dans leur cambuse du rez-de-chaussée et les plats sont descendus à l’étage inférieur. L’embouteillage créé par le libre-service recroquevillé sur une surface minimale est parachevé par le passage en caisse, où on atteint des apothéoses avec soit une caissière débutante (job d’été ?) soit une caissière livrant une course poursuite avec la limite d’âge dont les symptômes sont les troubles de la mémoire (ne sait plus manipuler sa caisse), la vue qui baisse (identifie mal les plats sur le plateau), la solitude (d’où le besoin de bavarder longuement avec tous) etc. Bien entendu tout cela ne peut que ralentir le débit du trafic en sortie et comme nous avons vu précédemment qu’il bouchonnait en entrée … C’est donc soupe à la grimace tous les midis au menu !

 

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