« 2007-10 | Page d'accueil
| 2007-12 »
29.11.2007
Ca fait peur
15:31 Publié dans Echos de ma boîte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le coucou suisse
13:20 Publié dans Echos de ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le temps c'est de l'argent, heure, rendez-vous, exactitude
27.11.2007
Mélodie en sous-sol
Sur la ligne de métro n°1 à la station Palais-Royal le Bhv fait sa pub comme les plus grands. Sur les quais, les murs sont entièrement décorés à la promotion du grand magasin qui vient d’ouvrir son sous-sol rénové. Fini le bazar du Bazar, terminé le souk « Ouksékissonlesrobinets ? », adieu la bousculade autour des vis en vrac, oubliés les frôlements innocents et la cohue dans les travées étroites où le bricoleur moustachu averti côtoie la débutante BCBG. J’ai souvenir il y a de nombreuses années déjà, d’y avoir croisé l’acteur américain Donald Sutherland, qui de sa haute taille scrutait d’un air ébahi la foultitude qui se pressait entre les stands comme les clients au marché le dimanche matin. Une nouvelle ère, désormais les allées donnent de l’air pour un coup de nerf au CA !
21:12 Publié dans Echos de ma boîte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BHV, Donald Sutherland, bricolage, Palais-Royal
26.11.2007
Nuit de Chine, nuit câline
Alors que notre président va peut-être arriver à pied par la Chine , le moment est bien choisi pour caser cet extrait du Tao tö king de Lao-tseu :
« Le bonheur repose sur le malheur ; le malheur couve sous le bonheur. Quel en est le terme ? Le monde n’a pas de normes, car le normal peut se faire anormal et le bien peut se transformer en monstruosité. »
21:45 Publié dans Echos du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lao-tseu, Tao tö king, Chine, le bonheur
25.11.2007
Kermesse basse
Comme tous les ans, l’église Saint-Thibaut organisait pendant les deux jours du week-end sa Saint-Nicolas, une dizaine de jours en avance sur le calendrier. Saint-Thibaut est la seconde église de ma ville, la plus moderne par son architecture et l’originalité de son clocher cuivré étincelant au soleil. Nous ne sommes pas encore en décembre mais on veut déjà nous faire vivre à l’heure de la Nativité , les vitrines sont décorées, les rues des villes se parent de guirlandes lumineuses et de sapins géants, preuve que nos impôts locaux ne sont pas dilapidés. Comme chaque année, donc, ma promenade du dimanche matin m’a conduit vers l’église. Non pas vers la nef où se jouait la messe dominicale, mais vers la crypte où se déroulait une teuf d’enfer (Oups !). Tous les stands habituels étaient au rendez-vous, à la même place que les années passées. Deux mamies un peu plus usées à chaque échéance, vendent leurs confitures et cerises à l’eau de vie faites maison. Une dame en grande conversation avec des acheteuses potentielles propose des torchons brodés par ses gros doigts, sur une longue table s’amoncellent des vracs de livres où Jésus est bradé à l’égal d’un San Antonio. Certains se la jouent brocanteurs et étalent des vieilleries tous les ans refourguées en vain, bougeoirs en plastoc, napperons synthétiques, chapelets simplets. Petite bousculade à l’entrée de la seconde salle, deux dames retardataires tentent, gageure, de passer ensemble par l’encadrement de la porte, les bras chargés de pâtisseries tout juste sorties du four, quatre-quarts ou gâteau au yaourt, qui viendront enrichir la proposition d’encas sans lesquels il n’est de bonne fête réussie. Ca sent le catéchisme et les clubs du troisième âge, c’est délicieusement kitsch !
15:15 Publié dans Echos de ma ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Saint Thibaut, Saint Nicolas, crypte, Nativité, kermesse
23.11.2007
Les consultants
15:00 Publié dans Echos de ma boîte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les consultants, powerpoint
22.11.2007
Je me la pète
Je n’y avais encore jamais pensé en ces termes mais au risque de paraître pédant, je réalise que l’Art est ma raison de vivre. En effet, mes activités préférées et mes passions, sont la musique, la littérature, le cinéma et parfois quelques expositions de peinture qui savent me toucher. L’ordre de ces activités peut varier d’un jour à l’autre, mais en fin de compte les éléments restent les mêmes. Les arts nous ouvrent des portes vers des ailleurs qu’on ne soupçonne même pas parfois, livrant le passage à des déluges de connaissances et de questions nouvelles. Des mondes nouveaux nous offrent des terrains où l’imagination ivre de liberté dérive au gré des lectures et des musiques. Des romans m’ont plongé dans des abysses de stupéfaction, des intrigues m’ont exclu du monde réel, l’espace de quelques pages ou chapitres d’où j’en ressortais ahuri et hébété comme un noyé sauvé de justesse (Je pense à Philip K. Dick un maître de la SF ). Des musiques m’ont explosé le cerveau comme des hallucinogènes (Je pense à un concert deTangerine Dream à l’Hippodrome de Paris en 1976 ou à Johnny Thunders en acoustique, un soir vers minuit au Gibus) ou plongé dans la sérénité (Je pense à Mozart). Des films ont fait de moi un lâche ou un héros, d’autres m’ont arraché des larmes de rire ou d’émotion (Je pense à La Strada ), certains m’ont cloué au fond de mon siège alors que d’autres assez rarement, m’en ont éjecté et fait courir vers la sortie. La visite de musées apaise mes nerfs quand devant une peinture, la technique du peintre cachée derrière son sujet, atteint le tréfonds de mon âme sans que j’en sache analyser la raison exacte (Je pense entre autres à une visite au Rijksmuseum à Amsterdam).
« Il y a en Art une catégorie de joies supérieures, si profondes et si hautes que l’on est à jamais l’obligé de celle ou de celui qui vous les ont données » écrivait Sacha Guitry dans Si j’ai bonne mémoire.
17:45 Publié dans Echos de ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Arts, Sacha Guitry, Rijksmuseum, Philip K Dick, La Strada, Mozart, Tangerine Dream
21.11.2007
Dans la Vallée d'Elah : flm de Paul Haggis
Hank (Tommy Lee Jones) était un militaire de carrière, l’un de ses fils est décédé et le second, dont le régiment vient de revenir d’Irak, considéré comme déserteur, n’a pas contacté ses parents. Bientôt son corps démembré et calciné est retrouvé dans un terrain vague. Son père va se lancer à la recherche de ses assassins avec l’aide d’un officier de police (Charlize Theron). Son enquête au cœur de la Grande Muette sera douloureuse car au-delà du décès de son fils, sa recherche va lui faire découvrir que celui-ci n’était pas l’agneau qu’il pensait être, que lui-même a sa part de responsabilité dans le drame, que les règles de la guerre ont beaucoup changé et que son pays, l’Amérique « est dans une belle merde ! ». Après la guerre du Vietnam, l’Amérique affronte ses démons en Irak. Contre les guerres les réalisateurs font leurs films, les écrivains rédigent leurs livres, les manifestants défilent sous des banderoles « Plus jamais ça » mais rien n’y fait, des combats entre militaires nous sommes passés aux combats impliquant des civils, nous en sommes aujourd’hui à des guerres encore plus sales où soldats, civils, hommes, femmes et enfants s’étripent avec les moyens du bord mêlant l’humiliation à l’horreur. Et l’abjection la plus totale n’est certainement pas encore atteinte. Si rien de tout cela n’est montré dans le film – juste suggéré par des vidéos de mauvaise qualité prises avec le téléphone portable du fils – toutes ces horreurs sont latentes et dénoncent le bourbier Irakien. Un bon film, mais pas un chef d’œuvre, avec un excellent (comme toujours ?) Tommy Lee Jones, dont les traits tirés et les silences sont lourds de souffrance. A voir.
Dans la vallée d’Elah film de Paul Haggis durée : 2h avec Tommy Lee Jones – Charlize Theron – Susan Sarandon
08:40 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dans la Vallée d'Elah, Paul Haggis, Tommy Lee Jones, Susan Sarandon, Charlize Theron, guerre d'Irak
20.11.2007
Retour de manivelle
09:56 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SNCF, grèves, cheminots, Air France, vie du rail
19.11.2007
Daniel Pennac : Chagrin d'école
Tout est parti d’un malentendu, j’avais cru comprendre que ce livre évoquait l’enfance scolaire de son auteur et que l’espace de quelques pages je retrouverai l’odeur de ma salle de classe avec son tableau noir et ses craies ainsi que la bouteille d’encre dont le maître se servait pour remplir nos encriers de porcelaine. Alors il y a un peu de cela dans le nouveau roman de Daniel Pennac, mais c’est surtout une sorte d’essai sur le cancre et l’institution scolaire, avec en fil rouge son idée optimiste d’ancien enseignant, qu’il peut toujours être sauvé si les professeurs mettent de l’amour dans leur métier. « La sagesse pédagogique devrait nous représenter le cancre comme l’élève le plus normal qui soit : celui qui justifie pleinement la fonction de professeur puisque nous avons tout à lui apprendre, à commencer par la nécessité d’apprendre ! » Un peu moralisateur, exagéré quand il prétend être reconnu dans la rue par ses anciens élèves devenus adultes – c’est une figure de style pour étayer son propos bien sûr - un peu nostalgique d’une époque qui n’est plus - on se doute que la manière d’enseigner d’hier n’a plus sa place aujourd’hui - même si les fondamentaux ne devraient jamais être oubliés. Ce livre vient d’obtenir le Prix Renaudot, un honneur un peu flatteur à mon avis, même si le livre n’est pas désagréable à lire, dû aux magouilles du monde de l’édition pour se partager le magot entre éditeurs, d’après ce qui se dit dans la presse.
Daniel Pennac Chagrin d’Ecole chez Gallimard
17:55 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Daniel Pennac, Chagrin d'école, prix Renaudot, le cancre