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31.12.2007

Je fais le jeune

Ca faisait longtemps que j’étais tenté, finalement j’ai craqué et je l’ai commandé au Père Noël qui n’a pas hésité à me faire ce plaisir. Il y a maintenant une petite semaine que je l’ai et je n’arrête pas de m’émerveiller devant ce petit bijou de technologie. J’ai un Ipod ! Avec le modèle dont je dispose, je peux charger près de 20 000 titres de musique, argh ! J’ai commencé par y mettre les quelques centaines de titres qui dormaient sur mon ordinateur, téléchargés d’Internet dans l’attente que je les grave sur des CD – et qui auraient pu attendre encore longtemps car je ne voyais pas comment les regrouper intelligemment pour faire des disques homogènes. J’y ai ajouté quelques autres centaines de petites merveilles tirées de ma discothèque afin de constituer des listes de lectures adaptées à mon humeur. Une liste « classique » avec du Mozart pour écouter dans le RER le matin vers 6h30, afin de débuter la journée en douceur. Ou bien une liste « flower power » avec ces perles de pop music des années 60 comme Donovan, Procol Harum, Sonny & Cher etc. pour un bain de nostalgie rénovatrice. J’ai aussi prévu une liste « yéyé » avec des artistes français, Christophe, Nino Ferrer, Dutronc, Hallyday etc. Mais ce dont je ne me lasse pas encore, c’est de voir les pochettes des albums défiler sous mes yeux et d’y piocher un titre comme je le ferais dans ma discothèque. Ca y est j’ai intégré la tribu des zombies qui hantent nos villes modernes, les écouteurs vissés dans les oreilles, comme des robots dirigés à distance par un démiurge machiavélique. Je fais le jeune.

 

30.12.2007

Dion : Son of Skip James

13e407f0422a42bb27c1c44b3b82c024.jpgEn musique quand j’entends annoncer Dion, je pense à Céline et j’éteins la radio. Jusqu’à ce jour il en était ainsi car je ne connaissais pas Dion – tout court – un Italo-américain qui pourtant sévit depuis les années 60. Pour donner une idée à ceux qui ont un peu connu ces années là, en 1962 il jouait à Paris au Palladium et en 1964 au festival folk de Newport (rendu célèbre par la prestation de Dylan) où il rencontra justement Skip James le bluesman. Après une carrière en dents de scie, il nous revient avec un album blues pur jus, dans une formation originale, lui au chant, guitare et harmonica, un pianiste et un batteur qui assure quelques parties d’orgue. Sur les quinze titres de l’album, outre les deux compositions de l’Italo-américain tout le reste est constitué de reprises des plus grands. Citons pour l‘exemple, Nadine de Chuck Berry, My Babe de Willie Dixon , Preachin’ the blues de Robert Johnson, Baby I’m in the mood de Bob Dylan … La production est léchée, le son impeccable. Du velours pour les trompes d’Eustache.

 

29.12.2007

Maurice G. Dantec : Artefact

5faa2687dcc0dcd62570c0c9a56cdc33.jpgLe nouveau roman de Dantec, un pavé de 566 pages, est en fait un recueil de trois textes distincts. Le premier texte Vers le nord du ciel débute avec l’effondrement des tours du World Trade Center de New York. Un homme – mais la suite nous révèlera assez vite que ce n’est pas vraiment cela – sauve une petite fille de l’attentat gigantesque dans une entame de roman fabuleuse puisqu’ils vont dévaler les escaliers de la tour qui s’affaisse sous les gravats et plafonds qui cèdent sous le poids des étages supérieurs qui explosent, avant qu’ils ne soient tous deux poursuivis par de mystérieux hommes en noir. Un début digne de La Tour Infernale le film avec Bruce Willis, pour un texte qui peut relativement s’inscrire dans la lignée de La Sirène Rouge l’un de ses opus précédent. Le second texte Artefact est quasiment illisible et pour moi je n’y vois qu’une explication, Dantec a voulu se foutre de la gueule des critiques ou de ses admirateurs bornés qui boivent comme petit lait tout ce qu’il écrit. Une mise en abîme où un amnésique se réveille dans une chambre où une machine à écrire « écrit » tous les jours ce qui lui est arrivé la veille. Est-ce lui qui tape ce texte la nuit ? L’homme et le texte ne font bientôt plus qu’un. « Je suis l’artefact. Je suis le « je » secret, le « je » qui s’efface pour faire jaillir le Verbe, le je qui disparaît pour qu’apparaisse la personne. » Pour sûr ! Enfin le dernier texte Le Monde de ce Prince est une métaphore sur notre monde où la violence est partout, chaque jour plus ignoble et poussée ici à son paroxysme puisqu’un psychopathe se déclarant frère du Diable, diffuse sur Internet les films des horreurs qu’il commet et dont l’intensité va crescendo, torture de la femme complice d’un pédophile, enfermement d’un black et d’un nazi jusqu’à ce qu’ils s’étripent etc. Les actes de violence et les tortures particulièrement gratinées sont décrits avec une certaine complaisance et on est à la limite de la nausée. Par ailleurs ces crimes étant commis sur des personnes elles-mêmes coupables de perversités, pédophilie, racisme, attentats islamiques etc. on flirte souvent avec la ligne jaune du populisme d’extrême droite, une pente savonneuse difficile à maîtriser … du lard ou du cochon, on ne sait pas trop sur quel pied Maurice G. Dantec veut nous faire danser ? Entre une idéologie douteuse, des références constantes à Dieu et au Diable dans un galimatias pompeux et ses obsessions constantes aux technologies modernes, on finit le bouquin (déjà un bel exploit !) laminé, épuisé et écoeuré par ce monde où l’auteur nous plonge le nez, comme on met la truffe de son chien dans la merde qu’il a chiée sur le tapis pour qu’il ne recommence plus. Mais peut-être est-ce le but ultime de cet ouvrage ?        

 

28.12.2007

Le pas qui se tend

Benazir butée par des islamistes butés selon les premières analyses citées par la presse. Le Pakistan s’enfonce un peu plus encore dans les incertitudes et le monde suit tout cela avec angoisse, un œil sur ce voisin instable de l’Inde et possesseur de la bombe atomique, et l’autre sur la dinde et la bombe glacée qui attendent leur heure dans le congélateur. Pourvu que notre réveillon ne soit pas gâché !

 

27.12.2007

Telle quelle

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Quand Nicolas a une idée derrière la tête il s’y tient ! Du moins en ce qui concerne les femmes, un sujet d’étude qui semble le passionner, il a un idéal féminin et il le recherche éternellement. La preuve en photos, sur la première on le voit avec sa première femme (avant Cécilia) et sur la seconde avec Carla Bruni. La ressemblance n’est-elle pas troublante ?

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Préparatifs

Dans l’année il y a deux échéances importantes, les grandes vacances et les fêtes de fin d’année. Pour la seconde ça se joue en deux temps, d’abord Noël puis le Jour de l’An. Pour ceux qui ont du mal à suivre, encore grisés par le réveillon de mardi soir, il reste encore une seconde manche à disputer, le match retour si vous voulez, le 31 décembre. En général la partie est plus difficile à négocier car si la veille de Noël on joue en petit comité – en famille – pour le Nouvel An on se lâche ! On donne tout et certains au bout de la nuit vont même jusqu’à tout rendre. Il en est qui conseillent la diète entre les deux tours, d’autres qui préconisent au contraire une montée en puissance pour habituer l’organisme. Il y a ceux qui arrivent sans entrainement mais avec des astuces, des trucs de grands-mères ou des recettes de rebouteux, comme ingurgiter une cuillère d’huile avant les agapes. Toutes les croyances sont permises, tous les placebos sont les bienvenus s’ils sont efficaces. Allez-y mes salauds, empiffrez-vous, goinfrez-vous, portez toasts sur toasts, levez le coude, videz les verres, éclusez les bouteilles, séchez les flacons, sortez dans les rues beugler votre joie factice en l’honneur de la nouvelle année. Car de quoi se réjouit-on au juste ? D’avoir survécu à l’année passée ou de l’espoir de vivre une année nouvelle plus agréable ? Les croyances Cro-Magnonesques sont toujours vivaces pour nous autres pauvres humains qui paraderons sur les Champs-Elysées le soir du 31 décembre, les portables vomissant nos vœux de bonne année ad nauseam au risque (ou dans l’espoir, afin qu’on en parle à la télé le lendemain) de faire exploser les réseaux téléphoniques ce qui nous prouvera que faisant tous la même chose au même moment, nous appartenons bien à la communauté humaine. En général on ne donne des preuves que pour lever le doute … Je m’arrête là car je ne veux pas vous gâcher la fête, de plus je dois songer à la liste des courses pour mon réveillon.

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24.12.2007

L'envers du décor

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Ne doutez plus petits enfants, le Père Noël existe puisqu’il se bourre la gueule comme votre papa, gerbe dans le caniveau comme votre tonton et montre sa grosse bedaine ou parfois pire comme le voisin du dessous.

 

23.12.2007

Le patronage

Parigot de naissance, j’ai passé ma tendre enfance dans le neuvième arrondissement, entre la rue Cadet siège maçonnique du Grand Orient de France et les Folies Bergères plus loin dans la rue Richer. Entre le compas dans une main et les plumes dans le cul mon avenir s’annonçait sous les meilleurs auspices. Comme beaucoup de mes copains de cette époque, mon temps d’apprentissage se partageait entre l’école de garçons – la mixité n’était pas encore la norme – de la rue de la Victoire et le catéchisme dispensé par un abbé de l’église Sainte-Cécile. C’est lors de ces séances que l’abbé nous rendait nos cartes de « pointage » déposées le dimanche matin à l’église dans un panier d’osier réservé à cet effet, preuve de notre présence à la messe. Gare à ceux absents qui ne pouvaient se justifier. Si nous partions en vacances, nous devions faire émarger ces cartes par le curé local ! Afin de m’occuper les jeudis après-midis, jour de relâche scolaire quand j’étais gamin, et de me sortir des jupes de ma mère, mes parents m’avaient inscrit au patronage de la paroisse. Je n’ai conservé qu’un souvenir très flou du lieu, mais il s’agissait d’un rez-de-chaussée de maison avec un jardin. Peut-être le presbytère de l’église ou du moins un bâtiment en dépendant ? Quand il faisait beau nous y jouions au ballon et à l’heure du goûter nous pouvions échanger nos pièces de monnaie contre des friandises ou de petits gâteaux vendus sur place, les moins fortunés se contentant de ce que leur maman avait mis dans leur sac. Je me rappelle encore avec émotion du goût des Pim’s ces gâteaux ronds nappant de chocolat une génoise à l’orange que je m’offrais parfois … Mais ce que nous préférions tous, c’était les jeudis où l’abbé nous projetait un film. Dans la grande pièce nous installions les chaises en rangs tandis que le prêtre tendait un écran devant nous avant de s’installer derrière son projecteur super-8. La lumière s’éteignait, le faisceau lumineux du projo s’écrasait sur le drap tendu et le flap-flap régulier de la bobine dévidant le film nous accompagnait durant toute la séance. Je suppose que c’est là que j’y ai vu mes premiers Laurel & Hardy, Charlot ou Buster Keaton. De bonnes bases en somme. Ce dont je me souviens aussi, c’est qu’après le patronage, vers 16h ou 17h, ma mémoire n’est pas assez précise, je rentrais chez moi en courant, car l’unique chaîne de télévision de l’époque diffusait un épisode de Zorro que je n’aurais raté pour rien au monde. Bernardo qui ne parlait pas, le sergent Garcia qui en disait trop, le Z qui veut dire Zorro … toute une époque.    

 

21.12.2007

A la vôtre !

Nous avons appris il y a quelques jours que les agences européennes du médicament mettaient en garde contre des dangers de dépression et de tentatives de suicide, les utilisateurs d’un médicament prescrit dans le cadre de l’aide au sevrage tabagique. Ce médicament des laboratoires Pfizer s’appelle le Champix. Les fêtes de fin d’année s’annoncent donc particulièrement rudes pour ceux qui goberont des comprimés de Champix pour arrêter de fumer et ceux qui ne boiront que du Champomy pour rester sobre au volant. Pour ceux qui cumuleraient les deux nous présentons nos plus sincères condoléances !

 

20.12.2007

La fée du logis

En raison de l’émoi causé par l’affaire du logement de 190m2 en plein Paris loué pour une poignée de cerises, Jean-Paul Bolufer vient de démissionner de son poste de directeur de cabinet, poussé par François Fillon et Christine Boutin. Il devra aussi rendre son logement. Le pauvre garçon se retrouve donc sans boulot et sans logement, quasi SDF en somme. D’ici à ce qu’on le retrouve aux côtés de Augustin Legrand avec Les Enfants de Don Quichotte … Un nouveau dossier pour madame Boutin !

 

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