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23/12/2009

La boucle est bouclée

Tout comme moi vous avez appris par les médias habituels que la comédie musicale Zorro était à l'affiche des Folies Bergères. Le célèbre héros masqué qui écrit son nom à la pointe de l'épée dans le temple des célèbres héroïnes dévêtues mais masquant la pointe de leurs seins, il y avait là un télescopage fortuit qui réveilla un écho en moi.

J'en ai déjà parlé ici mais comme vous n'êtes pas supposés avoir lu tous mes billets, à moins d'être un fan furieux, j'y reviens. J'ai passé toute mon enfance dans les années cinquante et soixante, à quelques pâtés de maison du music-hall parisien, portes vitrées aux lourdes poignées de cuivre, photos en noir et blanc des souriantes artistes emplumées, quand je passais devant la salle cramponné à la main de mes parents, mes yeux s'agitaient dans leurs orbites pour loucher vers  ce que je pressentais m'être interdit. Cachez ce sein que je ne saurai voir.   

Si j'étais trop jeune pour les plumes, il m'était permis de voir la cape de l'homme en noir ce dont je ne me privais pas. Dès que je sortais du patronage le jeudi en fin d'après-midi, je rentrais chez moi en courant comme un dératé afin de ne pas louper le début du feuilleton télévisé. A cette époque la moindre émission sur la seule chaine de télévision existante nous semblait merveilleuse. La preuve c'est qu'ils avaient inventé les interludes, un petit train animé permettant de découvrir un rébus, diffusés quand un incident technique empêchait le lancement d'un programme et que nous nous en régalions ! Scotché devant le poste je suivais les aventures virevoltantes de Zorro pendant que ma mère préparait le repas du soir.

Aujourd'hui la boucle est donc bouclée puisque cinquante ans plus tard, l'homme au loup noir est sur la scène des poules en bas résille.

 

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