20.12.2009

Les mangeoires du cœur

La neige et le froid se sont abattus sur la France et nos amis les oiseaux sont devenus quasiment invisibles. De ma fenêtre j'aperçois quelques pigeons qui volent rapidement vers je ne sais quel abri précaire tandis qu'un couple de pies nichant dans le secteur, cherche désespérément de quoi se sustenter. Car ne nous méprenons pas, les oiseaux meurent rarement de froid - à moins qu'il ne fasse des températures exceptionnellement basses - par contre ils peuvent mourir de faim ou de soif.

Quand il gèle et que la neige recouvre le sol, les oiseaux ne trouvent plus de nourriture et les flaques d'eau  étant gelées ils ne peuvent plus boire. Les petits oiseaux comme le moineau, le rouge-gorge ou la mésange souffrent particulièrement. Vous me direz que c'est la nature, qu'il en a toujours été ainsi, que seuls les plus forts subsisteront. Certes et je ne m'apitoie pas lourdement sur leur sort mais il est néanmoins possible de faire de petits gestes ni trop onéreux, ni trop contraignants pour leur venir en aide.

Si vous avez les moyens vous pouvez leur offrir un petit nichoir en bois pour se protéger des intempéries et le garnir d'un mélange spécial de nourriture vendu dans le commerce. Sinon vous pouvez plus simplement leur donner des graines (millet, tournesol, chènevis), des brisures de riz ou de blé, des miettes de pain ou un quignon. D'autres oiseaux comme les mésanges apprécieront un morceau de graisse de boeuf que vous demanderez à votre boucher, ou bien des croûtes de fromage. Des fruits abîmés comme les pommes et les poires feront plaisir aux grives et aux merles. N'oubliez pas l'eau. Une coupelle d'eau leur permettra de s'abreuver mais il faudra veiller à la renouveler souvent pour ne pas la laisser geler.  

Enfin ultime précaution, ces nourritures doivent être placées à des endroits où les oiseaux ne deviendront pas les proies faciles des chats. Suspendues à un fil accroché à une branche ou au contraire au sol sur une surface bien dégagée mais loin de l'agitation de la ville.

Un petit geste mais qui peut redonner vie à votre jardin ou vos pelouses en y faisant revenir ces petites boules de plumes.

13.12.2009

Pourquoi tant de bêtise ?

Où l'on reparle des voisins, ce sujet inépuisable. Nous pratiquons dans notre immeuble le tri sélectif des ordures ménagères depuis maintenant deux ou trois ans. La mise en place de ce tri s'est accompagnée d'une large campagne d'information, réunion des copropriétaires, affiches dans le hall des immeubles et documentation individuelle dans chaque boîte aux lettres. Dans le local à ordures, des affiches aux murs rappellent les associations de couleurs des containers avec les déchets qui doivent y être déposés.

Il n'empêche qu'un habitant de l'escalier jette son sac poubelle dans le container bleu destiné aux journaux. Une nouvelle distribution de prospectus avait stigmatisé cette incivilité qui semblait désormais du domaine du passé. Erreur, ça recommence ! Pour faire cela, il faut vraiment être borné et con, voire le faire exprès, car je ne connais pas tous les types de poubelles mais chez nous celles dédiées aux journaux sont étroites avec une fente sur le dessus permettant d'y glisser la presse. Pour y mettre son sac poubelle il faut absolument ouvrir le couvercle qui est clippé au corps du container, donc il faut vraiment s'emmerder au maximum pour se débarrasser de son sac, alors que le container juste à côté et prévu pour s'ouvre tout simplement.

Le tri sélectif des poubelles c'est bien, mais le tri sélectif des voisins ça serait nettement mieux !  

04.06.2009

Pour une société écologique

« Ce dont il s'agit ici, c'est d'abolir cet esprit, ces systèmes de domination et de répression qui nous viennent du fond des âges et qui ont dressé l'homme contre l'homme et contre la nature. Si le mouvement écologique n'embrasse pas le problème de la domination sous tous ses aspects, il ne contribuera en rien à l'élimination des causes profondes de la crise écologique de notre époque. S'il en reste à une lutte réformiste contre la pollution ou pour la conservation de la nature sans prendre en compte la nécessité d'une révolution au sens le plus large, il servira seulement de soupape de sécurité au système actuel d'exploitation de la nature et des hommes. »

Ce texte extrait du Manifeste du groupe Ecology Action East est daté de décembre 1969 et je l'ai retrouvé dans le livre de Murray Bookchin Pour une société écologique paru en français en 1976 chez Christian Bourgois.  

 

31.05.2009

Il nous l’avait bien dit

Chaque semaine dans l'Express Jacques Attali tient une chronique nommée Perspectives et sa bouille chafouine de Raminagrobis illustrant sa page est sensée apporter la caution du gars qui sait des choses.

Jusqu'à ce numéro du 28 mai où le Jacquot nous balance que les politiques nous cacheraient deux catastrophes à venir. Au choix ou pas, on s'attend à être percuté par un astéroïde baptisé Apophis de 27 millions de tonnes quand son orbite croisera celle de la Terre le 13 avril 2036. Putain ! Mon anniversaire c'est le 17, je risque donc de ne pas le fêter. Remarquez qu'après avoir envisagé cette hypothèse sur plusieurs lignes, il dégage légèrement en touche en avouant que la possibilité est mince (1 chance sur 45000, semble -t-il). Quand j'écris « chance » je devrais préciser « sic » comme ils font dans la presse dite sérieuse. Ca veut dire, je l'écris tel que cela a été dit mais entre nous, comme c'est une grosse connerie n'allez pas croire que j'y adhère. Un mot aussi court pour en dire autant, chapeau !  

La seconde catastrophe qui nous pend au nez, c'est le cas de le dire, c'est d'être gazés au méthane. Avec l'élévation de la température annoncée, la toundra sibérienne va se réchauffer, entraînant la production de méthane et de protoxyde d'azote. Certains scientifiques annoncent la catastrophe pour 2012. Putain ! Je ne vais même pas pouvoir profiter de ma retraite ! Mais d'autres tout aussi savants disent que ce sera dans 20 000 ans. Il semble qu'il n'y ait pas unanimité sur la date ?

Le Jacques conclut sa chronique par une effrayante question « Pourquoi ne parle-t-on pas d'avantage de ces menaces ? ». La réponse qui me vient à l'esprit, peut-être un peu spontanément, c'est qu'à l'heure ou Attali a écrit son article, les menaces étaient aussi crédibles qu'un débarquement de Martiens à Saint-Tropez vers le 15 août de cette année.     

23.01.2009

Bon appétit !

Lu dans Que Choisir de février 2009. La Direction des fraudes vient de publier le bilan de son plan de surveillance des résidus de pesticides. 41% des légumes contiennent des résidus dont 7% dépassent les normes réglementaires. Pour les fruits on atteint 70% dont 8,5% dépassent les normes. Quand on compare ces résultats à ceux de 2008, les chiffres étaient les suivants, légumes 35% et fruits 65%. La situation empire mais ça n’empêche pas qu’on nous ressasse le fameux slogan « Mangez cinq parts de fruits et légumes par jour ». Faites un effort, à défaut de le faire pour votre santé, faites-le pour les marchands de fruits et légumes ! 

03.10.2008

Ecoute le vent

Une manifestation contre les « moulins à vent » va se dérouler demain samedi à Paris pour mobiliser l’opinion contre le projet de développement des éoliennes sur l’ensemble du territoire français. Ce plan prévoit l’implantation de 12 500 éoliennes d’ici 2020, c'est-à-dire autant de mâts qui se dresseront dans les campagnes ou sur le littoral. Quand on roule sur l’autoroute et que soudain sur la plaine déserte apparaissent ces moulins à vents modernes, aux lignes épurées, les éoliennes semblent une solution crédible aux problèmes écologiques liés à la production d’énergie. Transformer le vent en électricité, sur le papier ça ressemble à un tour de magie qui ne peut qu’être bénéfique à tous. Pourtant les aérogénérateurs suscitent le débat. Quand j’évoquais une ligne d’éoliennes dressées sur la plaine, ça ne choque pas l’œil, maintenant si ces mâts surgissent tout le long du littoral ou partout dans nos campagnes et montagnes, on va se retrouver devant le même problème esthétique que les pylônes des lignes électriques à haute tension. Sans oublier que les pâles sont terriblement meurtrières pour la faune ailée, non pas tant par l’aspect tranchant du mouvement mais par l’aspiration d’air provoquée par la vitesse de la rotation des branches. Si la controverse ne portait que sur cet aspect du problème on pourrait éventuellement jaser sur la candeur des écologistes, mais il y a aussi l’aspect économique du projet. En juillet un cabinet de réflexion économique (l’Institut Montaigne) a publié un rapport qui annonce que « le développement de l’éolien n’est pas la solution la plus appropriée pour limiter les émissions de gaz à effet de serre en France. D’autres solutions, comme le développement de la biomasse, l’installation de pompes à chaleur ou l’isolation des bâtiments anciens, permettent des diminutions d’émissions de CO2 équivalentes à un coût moindre pour la collectivité. » Ce qui est confirmé par une étude de la Fédération de l’Environnement Durable (FED) parue en janvier, d’où il ressort que les pays qui ont énormément investi dans l’éolien n’ont pas pour autant réduit leurs émissions de gaz carbonique de façon significative. Ce qui est aussi confirmé par le Ministère de l’Ecologie. Enfin, dans le camp de ceux qui sont contre les éoliennes, Valéry Giscard d’Estaing lui-même écrit « un gaspillage inacceptable des fonds publics, un discours officiel trompeur et un business souvent douteux » ! Si Giscard le dit aussi … C’est marrant, un grand maigrichon âgé qui se lance dans une croisade contre des moulins à vent, ça me rappelle quelque chose, pas vous ?    

29.08.2008

Petite reine en sous-sol

Le métro est un moyen de transport génial quand les rames ne sont pas bondées de voyageurs. Le vélo est un moyen de transport génial quand il ne pleut pas et qu’il n’y a pas trop de circulation en ville. L’association des deux modes de transport semblerait saugrenue si je ne l’avais de mes yeux vue. Il y a quelques jours, en semaine, alors que je quittais mon travail, sur la ligne La Défense – Vincennes, un cycliste s’est engouffré dans le wagon ! Je ne sais pas si c’est autorisé par les règlements de la RATP mais il faut croire que oui car sinon comment aurait-il franchi les portillons automatiques avec sa bicyclette sans attirer l’attention du préposé au guichet ? La manœuvre n’étant pas aisée, il fallait qu’il bénéficie de la complicité ou de la passivité coupable de l’employé. Toujours est-il que nous avons du nous tasser pour laisser une place au vélo. Bon, un seul cycliste je le reconnais, ne nous a pas porter un tort très important mais ils auraient pu être dix, montant chacun à des stations différentes, voire tout un peloton, dans la théorie tout est possible. Si c’est autorisé pour un c’est autorisé pour tous et inversement si c’est interdit à tous c’est interdit pour un seul. C’est une question de principe. De plus ce jour-là il faisait beau et nous étions en août, la circulation automobile n’était pas chargée sur la rue de Rivoli, alors quelle raison pouvait pousser ce cycliste à prendre le métro ? La seule réponse qui me vienne à l’esprit, c’est le poil dans la main et en l’occurrence ici, la crampe dans la jambe, mais j’ai bien étudié le type, il marchait tout à fait normalement. Encore un de ces écolos bidon, qui part de chez lui en vélo pour frimer, prend le métro plus loin et en ressort à deux stations de son lieu de destination ? Si demain les cyclistes feignants investissent le métro, pourquoi pas les mobylettes pour économiser l’essence, les cavaliers pour ménager leurs montures et voyager plus loin etc. Ca commence à bien faire tout ce n’importe quoi !

14.08.2008

Faites des économies

Vous voulez faire des économies, allez sur le site internet de la RATP http://www.ratp.com/  où un simulateur de parcours vous aide à choisir votre mode de transport en commun pour aller d’un endroit à un autre. Cet outil intègre aussi un comparateur d’émissions de CO2 entre le mode transports en commun et le même trajet fait en voiture. Bien entendu la voiture est toujours perdante et vous aurez la satisfaction morale d’avoir participé à la sauvegarde de la planète.

 

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29.05.2008

La disette

Il serait plus que temps de s’interroger. Dès que j’ouvre le journal ou que j’écoute les informations à la télévision et à la radio ce ne sont que nouvelles déprimantes ou catastrophiques, avec dans l’ensemble un certain point commun. Ce commun dénominateur, c’est le manque ou l’absence. Je m’explique. L’essence devient de plus en plus chère et va bientôt nous manquer ce qui entraîne des mouvements protestataires un peu partout dans le monde. L’eau est une denrée primordiale qui tend à la rareté dans certaines régions du monde et qui va devenir un problème pour nous aussi, si sa potabilité n’est plus assurée. Les richesses halieutiques s’épuisent lentement mais sûrement. Les prix agricoles resteront élevés pendant au moins dix ans conclue l’Organisation de Coopération et Développement Economique (OCDE) dans un rapport qui vient de sortir, car l’offre ne couvre plus la demande. Nous venons d’apprendre que le nombre d’adresses IP disponibles sera épuisé avant 2011 ce qui va interdire les connexions à Internet pour les nouveaux PC ou autres matériels mis sur le marché si rien n’est fait sous peu. Les étrangers sont expulsés car il leur manque des papiers et pour ceux qui restent il manque des logements.  Tous les jours vous constatez que le temps vous manque pour faire votre travail ce qui vous oblige à courir de plus en plus vite et nous savons aussi que Platini et Zidane nous manquent cruellement depuis qu’ils ont pris leur retraite. La liste pourrait s’allonger mais je manque de courage pour poursuivre. Voilà qui n’est pas banal pour une société qui se veut de consommation, car si l’a demande ne peut plus être satisfaite, c’est le modèle de société qui s’effondre. Une aubaine peut-être pour s’engager sur une autre voie ?   

 

19.05.2008

J'arrête l'eau !

Fini, j’arrête l’eau. J’en avais le projet en tête depuis quelques temps déjà mais là c’est décidé je ne bois plus d’eau minérale. Pour autant je ne vais pas me mettre au pinard je vous rassure, du moins pas au quotidien. Non ! J’arrête l’eau minérale et je passe à l’eau du robinet, directement sans phase de transition ou de test. Je sais c’est un risque mais je l’assume, dès que ma dernière bouteille de Contrex sera vide, dans quelques heures, je la remplis de l’eau de la ville. Faut dire que je commençais à en avoir plein le dos, c’est le cas de le dire, de faire le plein. Le magnum de six bouteilles d’un litre et demi ça doit peser pas loin de neuf kilos, à vue de nez. Pour équilibrer l’effort, j’en prenais deux, un dans chaque main, et je ralliais mon appartement au quatrième sans ascenseur avec mon butin au poids de l’or et de l’effort. Longtemps j’ai pensé que c’était bon pour ma santé, exercice physique et eau, ça ressemblait au couplé gagnant. Jusqu’à ce que je tombe sur un article de presse, qui rappelait que l’eau du robinet en France – du moins – est potable. Qu’en en buvant et donc en n’achetant pas d’eau minérale on évite de consommer des bouteilles en plastique et que les dites bouteilles parcourent en moyenne 300 kilomètres entre l’usine et votre habitation, d’où coût d’énergie et gâchis de pétrole etc. Finalement le bon côté des choses était annulé par l’effet polluant de l’autre. Du moment que j’avais une bonne raison pour ne plus faire d’effort, il n’a pas fallût me le répéter deux fois. L’écologie sait parfois trouver les mots justes. Fini l’eau en bouteille, vive le jus de robinet !    

 

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