31.05.2009
Il nous l’avait bien dit
Chaque semaine dans l'Express Jacques Attali tient une chronique nommée Perspectives et sa bouille chafouine de Raminagrobis illustrant sa page est sensée apporter la caution du gars qui sait des choses.
Jusqu'à ce numéro du 28 mai où le Jacquot nous balance que les politiques nous cacheraient deux catastrophes à venir. Au choix ou pas, on s'attend à être percuté par un astéroïde baptisé Apophis de 27 millions de tonnes quand son orbite croisera celle de la Terre le 13 avril 2036. Putain ! Mon anniversaire c'est le 17, je risque donc de ne pas le fêter. Remarquez qu'après avoir envisagé cette hypothèse sur plusieurs lignes, il dégage légèrement en touche en avouant que la possibilité est mince (1 chance sur 45000, semble -t-il). Quand j'écris « chance » je devrais préciser « sic » comme ils font dans la presse dite sérieuse. Ca veut dire, je l'écris tel que cela a été dit mais entre nous, comme c'est une grosse connerie n'allez pas croire que j'y adhère. Un mot aussi court pour en dire autant, chapeau !
La seconde catastrophe qui nous pend au nez, c'est le cas de le dire, c'est d'être gazés au méthane. Avec l'élévation de la température annoncée, la toundra sibérienne va se réchauffer, entraînant la production de méthane et de protoxyde d'azote. Certains scientifiques annoncent la catastrophe pour 2012. Putain ! Je ne vais même pas pouvoir profiter de ma retraite ! Mais d'autres tout aussi savants disent que ce sera dans 20 000 ans. Il semble qu'il n'y ait pas unanimité sur la date ?
Le Jacques conclut sa chronique par une effrayante question « Pourquoi ne parle-t-on pas d'avantage de ces menaces ? ». La réponse qui me vient à l'esprit, peut-être un peu spontanément, c'est qu'à l'heure ou Attali a écrit son article, les menaces étaient aussi crédibles qu'un débarquement de Martiens à Saint-Tropez vers le 15 août de cette année.
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12.02.2008
Le cheveu dans la soupe
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30.01.2008
En direct de ma fenêtre
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| Tags : Chauffeurs de taxis, queues d'hommes, rue du Temple, Jacques Attali |
13.01.2008
A côté de la plaque
Où l’on reparle de la réforme dictée par l’Union Européenne qui souhaitant harmoniser les plaques minéralogiques, attribuera à partir du 1er janvier 2009 un numéro à vie pour les véhicules neufs. Cette décision aura pour conséquence de rendre facultative la mention du département. Tout fout le camp ma pauvre dame. Et je me souviens. Je me dépêche d’écrire tous mes souvenirs pour un jour, pouvoir les compiler et en faire mes Mémoires, avant que la mienne ne me lâche. Donc, je me rappelle, nous partons en vacances dans la voiture de papa, disons qu’il s’agit de l’époque où il avait une 203 Peugeot, noire, toute en courbes voluptueuses, avec les flèches articulées sortant de la carrosserie quand on voulait signaler qu’on tournait à droite ou à gauche ! Avant la Peugeot il avait une Renault Juva 4, dont à part le nom mystérieux il ne me reste aucune image en tête. Les parents sont à l’avant, mon père au volant et ma mère la carte routière sur les genoux. Ma sœur et moi à l’arrière regardons filer le paysage, un platane, un bout de champ, un platane, un bout de champ, etc. Parfois papa s’énerve, « Regardez-moi ce Breton, il double sans mettre sa flèche ! », « Il est têtu cet Alsacien, ça fait un quart d’heure qu’il cherche à me dépasser ! ». J’étais stupéfait autant qu’intrigué, comment mon père qui ne connaissait pas ces conducteurs pouvait-il deviner leur origine ? Quand il m’expliqua que les plaques minéralogiques n’étaient pas une succession de chiffres et lettres aléatoires, mais qu’elles trahissaient le département où le véhicule était enregistré, je n’eus plus qu’une hâte, ce fût de savoir par cœur les départements et leurs codes administratifs. Tout petit j’étais déjà du genre méthodique, aussi j’en dressais sur une feuille de cahier la liste que je tins longtemps serrée dans mon portefeuille. D’ailleurs, jusqu’à l’adolescence ou presque, adepte des listes, j’avais aussi sur moi la liste de tous les pays avec leur capitale. Avec mes antisèches, j’étais toujours prêt à répondre à la question d’un passant « Quelle est la capitale de l’Islande ? » par exemple. Soit le passant était très cultivé, soit il s’en fichait, mais personne ne m’a jamais rien demandé, si ce n’est l’heure éventuellement, mais dans ce cas le truc des listes n’était pas adapté, je le reconnais. Mais pour les départements, j’étais devenu calé. Il faut dire que la liste commençait bien, le 01 c’est l’Ain ! Ca encourageait. Ain, Aisne, Allier fastoche. Les régions où nous allions en vacances aussi, Finistère 29, Landes 40 etc. A l’époque nous habitions Paris donc 75, avant que nous ne déménagions vers le 78 … mais désolé ce n’étaient pas les Yvelines ! Ah ! Ah ! Ah ! Vous êtes bien eus ! De mon temps le 78 correspondait à la Seine et Oise ! Rien n’est immuable. C’est donc ainsi, dans la voiture familiale, que j’ai appris la géographie. L’année prochaine, fini tout cela, les plaques des bagnoles seront aussi poétiques que des codes barre et de toute façon plus personne n’apprend la géographie si ce n’est quelques maniaques. D’ailleurs je crois avoir lu ces jours-ci, que la commission de réforme de l’Administration présidée par Jacques Attali, conseillait de supprimer les départements, alors …
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| Tags : Plaques minéralogiques, départements, Jacques Attali, géographie, Peugeot, Renault, 203 |



