31.08.2009
Malade de la grippe A
La grippe A n'en finit plus de faire des ravages. Plus dans les esprits que dans les corps d'ailleurs. Depuis des semaines et des mois on n'arrête pas de nous l'annoncer, qui l'a vue dans tel pays, qui l'a aperçue dans tel autre, un mort par ici, deux morts par là. Lentement mais sûrement médias et gouvernements font monter la psychose comme ma femme la mayonnaise. Les premiers pour vendre de l'information, « toujours être le premier sur l'évènement coco », les seconds en vertu du sacro-saint principe qu'il vaut mieux prévenir que guérir et surtout ne pas avoir à se colleter une casserole au cul genre sang contaminé, on savait mais on n'a rien fait.
Poussées par les plus hautes instances, les entreprises ont emboîté le pas et diffusent à leurs employés des consignes sanitaires très pointues comme « couvrez-vous la bouche quand vous éternuez et lavez-vous les mains », car il existe de gros dégueulasses à qui il est nécessaire de rappeler cette moindre règle de bienséance. Des plans internes sont dressés pour pallier à un éventuel absentéisme de masse et continuer à faire fonctionner les entreprises, car si on craint que les employés soient malades et absents, on espère que les clients seront toujours en bonne santé pour venir faire leurs achats chez nous.
La grippe porcine est devenue grippe A, du péjoratif qualificatif animalier elle est passée au nom de code plus anonyme, donc plus sérieux et par là même plus inquiétant. Le politiquement correct invite à la fermer, nombreux s'y emploient. Pour l'instant d'un évènement mineur on nous fait une montagne à venir ; pourtant tous les ans des gens meurent de la grippe sans que tambours ne soient battus. On nous avait prédit mille maux lors du passage en l'an 2000, à part une ou deux gueules de bois suite au réveillon il ne s'est rien passé. Aujourd'hui la trouille en ombre portée devançant l'arrivée de la grippe est le nouveau scénario de la rentrée.
Longtemps on nous a recommandé de « ne pas sortir sans être couverts » c'est-à-dire d'avoir un (pour les petits joueurs) préservatif dans sa poche, demain il faudra circuler avec un masque prophylactique ; les marchands d'armoire à pharmacie portable doivent déjà se frotter les mains ! Ca me rend malade.
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30.08.2009
Joan Didion : Maria avec et sans rien
J'ai déjà cité ici Joan Didion il y a quelques mois quand je l'avais découverte grâce à la réédition de son livre culte L'Amérique, emballé par ce livre j'ai voulu en savoir plus sur cette femme écrivain et je me suis plongé dans Maria avec et sans rien édité dans la très élégante collection Pavillons poche chez Robert Laffont. J'insiste sur l'élégance de cette collection, car si le texte est primordial, cela tombe sous le sens, quand l'édition est soignée c'est un petit plus qui s'ajoute au plaisir de la lecture.
Le roman est sorti aux USA en 1970 mais il garde néanmoins toute son actualité. Maria est une jeune femme d'une trentaine d'années, actrice de second rang, divorcée et mère d'une fillette internée pour troubles mentaux. Elle ne manque néanmoins pas de moyens financiers au vu de ses voyages et séjours à l'hôtel et repas au restaurant. Dépressive, elle sillonne la Californie en voiture, à la recherche d'une tranquillité d'esprit qui ne semble pas lui être destinée.
Le livre est très bien écrit, trop bien peut-être pour moi car j'ai eu beaucoup de mal à suivre le périple de cette femme qui ne sait jamais trop ce qu'elle veut, qui erre sans but précis, qui gâche des occasions de se remettre en selle. Tout à fait le genre de personne que je ne supporte pas dans la vie réelle mais c'est aussi tout le talent de l'auteur de nous mettre sous le nez un tel personnage aussi bien décrit. Quant à son entourage, la clique superficielle des « petits » de Hollywood qui ne connaissent que les ragots, les coucheries et la dope, il n'est pas fait non plus pour l'aider à se sortir de son marigot déprimant. Joan Didion nous livre là encore, une vision cynique d'une certaine Amérique. Heureusement que le livre n'est pas trop épais car je crois bien que je serai tombé moi aussi dans la déprime totale à suivre la vie de ces gens.
J'espère m'être fait bien comprendre, il s'agit d'un très bon livre mais il ne faut pas trop s'impliquer dans sa lecture sous peine de dépression.
« Au cours de la semaine suivante Freddy Chaikin donna un certain nombre de coups de téléphone à divers producteurs de télévision leur demandant « comme un service personnel à rendre à Carter », de penser à Maria pour des rôles même d'une seule journée. « N'importe quoi pour lui changer les idées, dit Freddy à chacun d'eux. Nous sommes en présence de quelqu'un qui est presque au bord du suicide. » Maria était au courant de ces coups de téléphone car Hélène lui en parlait. »
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29.08.2009
Le géotrupe
Belle journée aujourd'hui qui a vu le retour de nombreux insectes sur mon balcon et dans les forêts autour de chez moi. La température moins caniculaire a libéré nos petites bestioles qui s'en sont donné à coeur joie, voletant de fleurs en fleurs ou courant le long des chemins de terre. L'occasion était trop belle, j'ai sorti mon appareil photos et je vous ai rapporté quelques spécimens. Cette fois je vous parlerai du géotrupe.
Insecte coléoptère du groupe des bousiers qui vit dans les matières stercoraires, déclare le Grand Robert. Déjà ça commence à vous parler, car vous avez tous vu un documentaire à la télé où les bousiers, ces charmants coléoptères, poussent leur boule de crottin, comme Sisyphe son rocher, vers une cachette lointaine pour se repaître au calme de leur festin coprophage. Oui le géotrupe tout comme le bousier qui lui est proche, bouffe de la merde pour le dire plus simplement.
Le géotrupe mesure entre 20 et 25mm (alors que bousier n'atteint que 7mm) et se rencontre dans toute la France. Il transporte le crottin dans des galeries souterraines où il servira de nourriture à ses larves. Ce laborieux transport lui a valu la vénération des anciens Egyptiens qui le nommait scarabée sacré.
Ils volent le soir, entre mai et septembre. Ces animaux ont un rôle très important dans le cycle de la nature car ils nettoient et collectent les engrais naturels. Et pour vous donner une idée de l'énergie qu'ils sont capables de dépenser pour se livrer à ce grand ménage, je vous livre cet extrait des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre : « Je me propose cette fois d'évaluer ce qu'un Géotrupe est capable d'enfouir en une séance. Vers le coucher du soleil, je sers à mes douze captifs la totalité du monceau laissé à l'instant par un mulet devant ma porte. Il y en a copieusement, la valeur d'un panier. Le lendemain matin, le tas a disparu sous terre. »
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28.08.2009
Le dilemme
Récemment j'ai écrit à une amie partie à la retraite pour prendre de ses nouvelles et je me suis vu écrire « As-tu passé de bonnes vacances ? » ce qui m'a stoppé dans mon élan car je me suis posé la question, peut-on prendre des vacances quand on est à la retraite ?
Je conçois qu'on s'absente, qu'on parte en voyage, qu'on change d'air, bref qu'on casse un peu la routine et qu'on s'aère l'esprit en changeant de décor. Pour autant, sont-ce des vacances, je ne le pense pas ce que tend à confirmer le Petit Larousse qui définit ainsi le terme de vacance « Période légale d'arrêt de travail des salariés ».
Mais alors c'est un aspect de la retraite que je n'avais pas pris en considération, car si je l'attends avec impatience pour ne plus bosser, je n'avais pas songé que cela conduit à ne plus avoir de vacances. Or, qu'y-a-t-il de plus plaisant que les vacances dans la vie ? Le repos certes, mais là nous voilà en route pour le repos éternel et je trouve cela un peu hâtif, du moins dans la formulation. Quelle situation dois-je envier, travailler pour avoir droit à des vacances ou partir à la retraite et ne plus avoir droit à ces périodes vénérées. La retraite est vraiment un moment crucial dans la vie qui soulève des doutes et des incertitudes.
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27.08.2009
La pensée du jour
"Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page"
Saint-Augustin
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26.08.2009
Le catalogue
Moi j'aime bien le catalogue IKEA. Tous les prospectus atterrissant dans ma boîte aux lettres filent directement à la poubelle sans que j'y jette un œil, je crois bien l'avoir déjà écrit cent fois, pourtant je dois avouer une faiblesse. Oui j'ai un faible pour le catalogue du Suédois.
Je ne leur achète rien, ou presque, mais j'adore consulter les trois cents pages de leur édition. Une sorte de manuel de survie pour les maniaques du rangement dont je fais partie sans que le débat soit encore tranché entre défaut ou qualité. Toujours est-il que je me régale littéralement à compulser les pages où s'alignent toutes ces bibliothèques, étagères et autres meubles modulables permettant de ranger en un minimum de place un maximum de livres et de disques, ce qui constitue l'un de mes principaux problèmes dans la vie. Je ne me lasse pas, année après année, d'admirer la bibliothèque Billy, fleuron de la marque, dessinée il y a trente ans par Gillis Lundgren, comme le rappelle l'édition datée 2010 qui vient de paraître : simple et fonctionnelle. Un must.
Les photos du catalogue montrant leurs créations in situ sont plus proches de mon quotidien, pièces pas très grandes où doivent cohabiter différents meubles répartis le plus esthétiquement possible que de celles de ces magazines où sont exposés des canapés gigantesques perdus au milieu d'un espace tel que le slogan joint peut leur accoler le terme de décoration zen. Chez le nordique on a réellement l'impression que les appartements sont habités et non qu'il s'agit d'une décoration pour photographies d'un catalogue de mode.
Depuis une dizaine d'années je collectionne ces catalogues au format pratique et qui s'est encore réduit cette année, perdant 2cm en hauteur et largeur, j'y jette un oeil de temps à autre, soit pour le plaisir, soit pour y dénicher une idée d'aménagement de mon intérieur.
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25.08.2009
Sam Savage : Firmin
Sam Savage est né en 1941 aux Etat-Unis et ce Firmin est son premier livre, paru en 2006 outre-atlantique, c'est à dire que l'auteur avait soixante-cinq ans ! Voilà une vocation bien tardive mais qui contredit l'autre lorsque il écrivait que « la valeur n'attend pas le nombre des années », car ce roman est très réussi et très amusant.
Le titre exact du livre est Firmin, autobiographie d'un grignoteur de livres. Et le titre dit tout car il s'avère que Firmin est un rat, un rongeur né dans les années 60 dans un vieux quartier de Boston voué à la démolition. Très tôt il se sent différent de sa famille, trop frustre à son goût, mère alcoolique, frères et sœurs rustauds, Firmin se sent un peu décalé par rapport à ses congénères et sa solitude va le conduire à vivre chez un libraire qui tient une très vieille boutique où s'entassent des piles de livres en un fatras dont seul le propriétaire connaît les ressources. Notre rat va commencer par manger et grignoter les ouvrages avant d'en retirer la substantifique moelle. Ses lectures vont bientôt lui permettre de mieux comprendre l'espèce humaine mais il aura beaucoup de mal à communiquer avec les hommes même s'il s'essaie au langage des sourds. A signaler entre autres talents, celui de jouer du piano avec un instrument jouet pour enfant.
Son quartier disparaît petit à petit, sa race n'est plus qu'un souvenir, cherchant la reconnaissance il va être recueilli par un écrivain marginal qui va s'occuper de lui mais leurs liens d'amitié ne seront pas à la hauteur des espérances de Firmin.
Le livre est très amusant à lire, on ne peut s'empêcher de penser au dessin animé Ratatouille (le fameux rat qui voulait être cuisinier) mais en même temps, le ton est plus noir. Ce sont les limites du roman, d'un côté un aspect dessin animé pour les enfants, de l'autre une tristesse et une noirceur plus pour les adultes, au final on ne sait pas trop où classer l'ouvrage, mais en tout cas un excellent moment de lecture. Sam Savage peut-il écrire un autre roman ? Rien n'est moins sûr.
« Dans ce monde, il existe deux types d'animaux : ceux qui ont le don de la parole et ceux qui en sont dépourvus. A leur tour, les animaux qui possèdent ce don se divisent en deux catégories : ceux qui parlent et ceux qui écoutent. La plupart de ces derniers sont des chiens. Toutefois, les membres de la race canine étant terriblement bêtes, ils portent leur aphasie avec une sorte de joie servile qu'ils expriment en remuant la queue. Ce n'est pas mon cas - je ne supportais pas l'idée de passer ma vie dans le silence. »
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24.08.2009
Eristale gluant
Nous allons aujourd'hui inaugurer une nouvelle rubrique consacrée aux insectes. Je me suis longtemps intéressé à ces petits animaux quand j'étais beaucoup plus jeune et j'avais mis de côté cette passion naissante. Je crois qu'il est temps d'y revenir, d'abord parce que j'ai acquis un appareil photographique permettant de les immortaliser virtuellement et non plus dans des boîtes à couvercle de verre, secundo car j'ai la nette impression d'en voir beaucoup moins qu'autrefois. Quand avez-vous vu un hanneton pour la dernière fois ?
Je vais donc débuter par un insecte très courant mais dont vous ignorez certainement le nom, l'éristale gluant. Qu'est-ce que c'est que cette bête là ? Inutile d'aller fureter dans les prés ou les bois, il suffit d'avoir un balcon et un pot de fleurs. Ce que vous avez vu renifler vos plantations n'est pas une abeille comme on le croît trop souvent, mais il s'agit d'un éristale (oui le mot est masculin) et la variante la plus fréquente est l'éristale gluant. L'insecte est de la famille des diptères (comme les mouches et moustiques) alors que les abeilles sont des hyménoptères ; les premiers n'ont qu'une seule paire d'ailes alors que les seconds en ont deux paires.
Notre éristale mesure à peu près 15mm et dès qu'il fait un beau soleil il se met en vol stationnaire au-dessus de nos balconnières avant de se nourrir du nectar des fleurs à corolles ouvertes. Sa larve vit dans les écoulements d'égouts et autres eaux polluées, d'où peut-être le qualificatif de « gluant » dont je ne connais pas l'origine.
Ci-dessous deux photos d'un éristale prises hier matin sur mon balcon
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22.08.2009
Les cartes postales
Le mois d'août touche à sa fin, les vacances d'été aussi. Ce matin j'ai reçu je pense, les dernières cartes postales, traces dérisoires des voyages des autres. J'aime bien recevoir des cartes postales, d'ailleurs à quoi servirait ma boîte aux lettres si ce n'était pour accueillir ces délicieuses missives. Prospectus qui filent à la poubelle directement et sans un regard ou factures qui accablent, sont quasiment les seuls courriers qui tombent encore dans ma boîte. On n'écrit plus aux gens, on leur téléphone ou bien on envoie des emails, la carte postale est la dernière preuve qu'il fût un temps où le facteur était attendu avec impatience ou du moins avec intérêt.
Les cartes reçues ce matin sont venues rejoindre celles arrivées tout l'été et conservées sur mon bureau dans le petit casier en bois à l'ancienne, destiné à recevoir les enveloppes et papier de correspondance. Toutes ou presque ont un point commun, elles arrivent du sud de la France, gorgées de soleil et de photos qui sentent les doigts de pieds en éventail (enfin, vous voyez ce que je veux dire !). L'autre point commun à toutes ces cartes que nous envoient les amis partis en vacances, c'est l'unanimité au plaisir de ne rien faire et de savourer ces instants de détente. De les lire me rend heureux pour eux.
Les textes sont évidemment courts, le format de la carte ne se prête pas à l'expansion, mais personne non plus n'a envie de se livrer à la rédaction d'une dissertation alors que la mer ou l'apéro n'attend plus que vous. Le peu de place pour écrire vous libère des remords « Je voulais t'écrire tout ce que nous avons fait, mais il n'y avait pas la place ». Ce n'est pas grave, vos cartes disaient toutes la même chose en filigrane « nous pensons un peu à toi », et c'est déjà énorme. Recevoir des cartes d'amis qui pensent à vous avec des photos d'endroits où l'on voudrait vivre pour toujours, affranchies de jolis timbres pour ma collection, c'est saupoudrer ma vie de bonheur.
Alors merci à vous tous pour vos « Je ne dirai qu'une chose c'est vraiment bien les vacances » ou « Une petite pensée estivale de la Corse » ou encore « La région est sympa mais le soleil tape dur ». Poursuivez dans cette veine l'année prochaine encore, je suis preneur et j'attends toujours avec impatience vos courriers entre juillet et août.
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21.08.2009
Pour lutter contre la canicule
La chaleur de ces derniers jours, voire la canicule pour certains, nous a assommés et peut-être avez-vous souhaité secrètement un retour de la saison froide. Soyons raisonnables, nous sommes en été et c'est le temps de la chaleur, quand viendra l'hiver ce sera celui des gelées. Néanmoins pour vous aider à passer ce cap thermométrique, je vous offre ces quelques lignes :
« Sitôt la port ouverte, le supplice recommence. Comme si la chaleur juste accumulée s'évaporait... Nous n'avons qu'un kilomètre à franchir, mais à hauteur de la poste, dans la rue déserte que nous remontons à grands pas, le vent souffle du nord ; il s'attaque à toute chaire exposée. En tirant la luge qui crisse sur la neige, un espace s'entrouvre à mon poignet droit. La brûlure est vive, tandis que ma main s'engourdit aussi de sa crispation sur la corde. Une écharpe, deux bonnets et une capuche protègent mon visage, mais l'air glacé dépose un peu de givre sur mes cils, m'obligeant à cligner sans cesse des yeux. Avec son Yukon hat et l'écharpe qu'elle presse contre sa face d'une main emmitouflée, Debbie semble mieux résister que moi. L'air lui brûle pourtant les poumons, ainsi qu'elle me le confiera plus tard. Je n'éprouve pas la suffocation que les auteurs mentionnent sous -50°. Malgré mes deux épaisseurs de chaussettes, la semelle isolante et le chausson de feutre d'un centimètre de mes pacs, je sens le froid s'attaquer à mes orteils ! »
Cet extrait est tiré de l'ouvrage d'Emeric Fisset Dans les pas de l'Ours, une traversée solitaire de l'Alaska sauvage, paru chez Transboréal en 1993. J'espère que ces quelques lignes vous ont rafraîchis et qu'elles vous aideront à supporter le climat actuel.
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