15/05/2012

Walter Trout : Blues For The Modern Daze

120515 Walter Trout.jpgWalter Trout n’est plus, depuis longtemps, un jeunot de la scène américaine puisqu’il est né en 1951. Personnellement, j’ai découvert son nom dans les années 80 en m’esquintant les yeux à déchiffrer les livrets de CD d’artistes que je suivais, Canned Heat dont il sera le guitariste durant ces années puis avec John Mayall et ses Bluesbreakers qu’il quittera en 1989.  

Walter Trout est donc guitariste comme je viens de l’indiquer et de blues comme vous l’avez deviné grâce aux deux lignes de son CV qui viennent d’être mentionnées. J’ajouterai qu’il chante et joue aussi de l’harmonica. Son nouvel album Blues For The Modern Daze vient de paraître.

Entouré d’honnêtes comparses, Sammy Avila (orgue Hammond B3), Rick Knapp (basse) et Michael Leasure (batterie), sans oublier des pianistes venus taquiner l’ivoire sur plusieurs morceaux, Walter Trout réalise un disque de pur blues sans reprises, entièrement écrit avec ses petits doigts habiles à courir sur le manche.

Si Walter Trout n’est pas un guitariste de légende, il n’est pas manchot pour autant et sa guitare Fender décoche des solos comme je les aime, classiques mais bien ajustés, dans la tradition des guitars heroes qui bercent mes oreilles depuis ma plus tendre jeunesse avec sur certains morceaux des réminiscences de Gary Moore (Lonely) en moins puissant.

Un CD bourré jusqu’à la gueule, quinze titres d’un excellent blues alternant titres lents (Blues For My Baby) et rapides (Turn Off Your TV), avec un doigt d’harmonica par-ci (The Sky Is Falling Down) et se terminant sur un Pray For Rain minimaliste, Trout seul au chant et à la guitare.  

Le disque est accompagné d’un monstrueux livret avec paroles, historique de l’artiste, remerciements en pagaille, bref on en a pour son argent. La seule critique que je pourrais faire, le CD est trop long (78’) et parfois je peine à l’écouter d’une seule traite. Inconvénient mineur vous en conviendrez, puisque rien n’interdit d’éteindre la platine quand la coupe est pleine. Que je sache.  

 



 

 

 

 

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