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22/09/2016

Brouhaha général

Télévisions et radios ont fait leur rentrée, marquée par l’arrivée de nouvelles émissions politiques, débats entre spécialistes ou avec les hommes et les femmes prétendant à de hautes distinctions. Les journalistes s’en frottent les mains jusqu’au sang, imaginez la bonne affaire : une primaire à droite, une primaire à gauche et dans la foulée, une élection présidentielle. C’est à la presse écrite ou audiovisuelle, ce qu’un contrat mirifique avec un Emirat Arabe rapporterait en terme de bénéfice ou création d’emplois sur du long terme.

Nous nous retrouvons donc, à voir ou écouter, sur toutes les chaines, les mêmes programmes bien sûr, mais aussi les mêmes commentaires et questions auxquels répondent les mêmes invités avec les mêmes mots. Les lois de la concurrence. Pourquoi tel média devrait se priver ou s’abstenir de faire comme son voisin ? Sauf qu’à ce jeu là, nous sommes en plein brouhaha, « Le brouhaha des idées parisiennes » comme disait Taine.

Le malheureux téléspectateur qui voudrait zapper pour échapper aux commentaires de l’un ou l’autre candidat qu’il ne peut pas piffrer, n’a aucune chance de s’en tirer. Tôt ou tard il retombera sur le même, soit dans une émission en direct soit par un sujet diffusé en différé. Comme le furet de la chanson, le politique est passé par ici et il repassera par là.

Cette avalanche d’émissions « sert la démocratie » avancent certains – pour les grands mots, ils sont balèze à les sortir pour vous couper le sifflet – en fait elle ne sert qu’à renforcer le populisme et les idées Ikéa prêtes à monter. Obligés chaque jour à discuter des mêmes choses, les journalistes se retrouvent confrontés à une évidence, commenter à chaud les déclarations des uns et des autres. Or qu’y-a-t-il de plus pernicieux que de discuter à chaud, sans recul ou analyse sérieuse ? D’ailleurs, est-ce même du journalisme ? Les politiques, poussés par leurs conseillers en communication, ont bien saisi la situation et tous en rajoutent dans la petite phrase, le tweet ou je ne sais quelle puérile attitude afin de faire le buzz. Le buzz, le Saint-Graal de notre époque qui roule sur la jante et qui file à une vitesse astronomique vers un avenir bien sombre…

Le plus épouvantable dans tout cela, c’est que tous le savent, d’ailleurs ils en font des débats à la télé et à la radio !

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