Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/04/2008

Liberté conditionnelle

Ma femme est partie. Disons qu’elle est partie en vacances. Comme tous les ans à la même époque, vacances scolaires obligent, elle loue un cottage à Center Park Normandie ou Sologne selon les disponibilités et elle y passe une semaine avec l’une de ses filles et ses cinq petits-enfants. Dès la première année j’ai fourni un mot d’excuse pour expliquer mon absence, les gosses moi ça me gave, alors cinq réunis sous le même toit, cousins et cousines qui ne se sont pas vus depuis plusieurs mois, ça rit, ça crie, ça pleure, ça veut ci, ça veut ça, ça veut pas faire ceci, ça veut pas faire cela. Stop ! Je suis déjà épuisé rien que d’y penser. En plus Center Park c’est bien quand on a des gosses, ils peuvent jouer partout en toute sécurité ou bien se baigner à la piscine avec toboggan, mais quand on est adulte, un jour ou deux ça va, on se balade deux ou trois fois dans les sous-bois et puis après on s’emmerde (moi en tout cas, car j’ai horreur de me baigner) et Center Park ressemble alors au village du Prisonnier, la fameuse série télévisée (« Je ne suis pas un numéro ! »). Ayant mis les choses au clair dès le début, je me retrouve donc célibataire une semaine par an. Au début je m’en faisais une joie, une semaine complète à ne faire que ce que je veux, quand je le veux, whaou ! Mais la réalité a rattrapé le fantasme, d’abord c’est une semaine qui va de vendredi à vendredi, donc je n’ai qu’un week-end à être seul, le reste du temps je bosse et je ne vois pas trop le temps passer et quand c’est mon week-end de célibataire après que j’aie fait la grasse mâtinée sans être réveillé par le chat, fait le grand ménage car avec ce temps printanier j’ai une envie de propreté aussi j’ai récuré à fond la loggia, nettoyé les fauteuils pour y lire plus tard au soleil, fait les courses pour la semaine au supermarché, préparé mes repas et quelques autres babioles du même tonneau, la première journée de liberté était salement entamée. Par contre ce qui est chiant, c’est que je n’arrête pas de penser à elle et je suis tout étonné de ne pas la trouver dans une pièce ou une autre. J’ai quand même profité de ma liberté, j’ai mangé ce que je voulais, la salade verte, les carottes et les fruits si bons pour la santé, ras-le-bol. Je me suis fait livré une pizza Hut avec la pâte bien épaisse comme je l’aime et comme j’avais acheté des bières, je m’en suis mis plein la panse. Hélas ! Je me suis tellement gavé que je ne peux quasiment plus bouger, tant la peau de mon ventre est tendue. Pfff ! Célibataire occasionnel ça demande de l’entraînement.