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25/01/2017

L’homme qui pensait à l’ours

La grisaille vient de s’ajouter à la froidure. Le matin je me pousse avec effort pour me sortir du lit et le soir, je me retiens pour ne pas y entrer trop tôt. A quoi riment ces simagrées ? Pourquoi ne pas suivre mon instinct ?

J’en étais là de mes réflexions durant le demi-sommeil caractéristique de ma sieste quand j’ai eu une pensée pour les ours. Ces braves bêtes ne s’encombrent pas l’esprit avec des pourquoi ou des comment, elles font ce que faisaient leurs parents qui eux-mêmes ont fait tout pareil comme les leurs : quand vient la mauvaise saison, la meilleure manière de combattre l’hiver c’est de l’ignorer. Et l’ignorer, c’est entrer en hibernation.

Ah la bonne idée que voilà. Une bonne literie, une couette bien chaude et un oreiller douillet, on se couche, on trouve la position idéale et bye ! Bye ! Un roupillon de plusieurs semaines et mois, juste ce qu’il faut pour rallier le printemps sans s’occuper de ce qui se passe à l’extérieur. Le Général Hiver peut envoyer ses troupes de neige, pluie, brouillard et autres désagréments, au fond du plumard le dormeur n’en a cure.

S’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, il n’est pas bon non plus de s’en moquer avant d’avoir tenté de l’imiter. Imaginez, si vous vous étiez plongé en hibernation il y a quelques semaines à peine pour ne vous réveiller que, disons mi-mai : outre les intempéries, vous vous seriez épargné l’élection de Trump, les primaires de la gauche et les élections présidentielles ! Certes, le réveil serait peut-être plus brutal, mais que voulez-vous, on n’a jamais rien sans rien !

05:00 Publié dans Echos de ma vie | Tags : ours, hiver, élections | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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